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| Le clocher de l'église romane |
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Histoire et patrimoine de Balazuc
De style néogothique, l'église Sainte-Marie-Madeleine a été construite à l'extérieur des remparts entre 1890 et 1895 par les paroissiens sous l'impulsion du curé de l'épouse Régis Chareyre. Elle a été consacrée en 1896. On y accède par un monumental clocher porche. Elle est en forme de croix latine dont chaque bras du transept abrite une chapelle. Le chevet est à cinq pans. A l'intérieur, le chœur et la nef sont éclairés de vitraux en lancettes. Les voûtes sont en croisées d'ogives. Le transfert du mobilier de l'église romane vers cette église a eu lieu en 1895 : autel de la Vierge. Vierge en bois doré, croix de procession, etc. Le chemin de croix a été ajouté en 1899 et le clocher en 1911.
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| Les inflorescences des tilleuls de cette région peuvent être cueillies Quel parfum ! |
Nous sommes à l'office de tourisme, Anna nous donne des cartes et nous accompagne jusqu'au sarcophage paléochrétien. Nous sommes ensuite sans guide pour découvrir le village à l'aide de nos cartes et des panneaux
La Tour Carrée
La datation du XIIIe siècle est confirmée par la présence de pierres à bossage au sein de l'appareil régulier en calcaire, typique de cette époque. Le bossage est employé pour ses qualités défensives, il permet de dévier les carreaux d'arbalètes. L'accès à l'intérieur se faisait au premier étage par une porte en arc brisé à l'arrière du bâtiment. On y parvenait par un escalier en bois qui pouvait être retiré en cas de danger. Les trous de boulin visibles autour de la porte accueillaient les pièces en bois du balcon et de l'escalier. L'entrée actuelle a été percée au XIXe siècle et donne accès au rez-de-chaussée. Juste au-dessus, on peut encore voir la tige de fer qui servait à accrocher la balance du peseur public de vers à soie.
A droite sur la photo :
Le Portalas
Au XVIIIe siècle, le rempart du XIIIe siècle situé à côté de la Tour Carrée a été percé afin de donner accès au chemin royal. Cette nouvelle route avait été créée en dehors des remparts quelques années auparavant afin de relier le haut du village directement à l'Ardèche. Le rempart formait à l'origine un angle coupé pourvu de meurtrières pour défendre ce point faible de l'enceinte.
Le sarcophage paleochrétien
Ce sarcophage de marbre blanc, orné de scènes religieuses, a été découvert au XVIe siècle au hameau des Salles, à deux kilomètres en amont du village, par un agriculteur qui labourait son champ. Sa qualité exceptionnelle indique qu'il s'agit de la sépulture d'un personnage riche et de haut rang. Il est vraisemblablement issu des ateliers d'Arles dont la production de sarcophages au IVe siècle était importante. L'original est conservé au musée gallo-romain de Lyon, on a ici un fac-similé. Les bas-reliefs, malheureusement très abîmés, représentent sept scènes du Nouveau Testament
Le Château
Simple donjon rectangulaire construit au XIe siècle sur le rocher et adpssé au premier rempart du village, il a été agrandi aux XIIe et XIIIe siècles et remanié au XVe siècle C'était la demeure des seigneurs de Balazuc qui régnaient sur tout le Bas-Vivarais. La rue qui y accède date du début XVIIIe siècle. Sur le rempart, à côté du château, on distingue la poterne (la pousterle), issue de secours des habitants qui, en cas de siège, pouvaient tenter de s'échapper en se laissant glisser le long de la falaise. Le quartier se nomme encore <<la Pousterle». Le Château est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 31 mai 1927. Il est privé et ne se visite pas.
A gauche, non visible sur la photo : La poterne ("pousterle" en patois) était la sortie de secours du village pour les habitants.
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| La vue depuis le château |
LE CHÂTEAU DE BALAZUC
Au Moyen Age, les Balazuc étaient de puissants seigneurs qui, jusqu'au XVe siècle, furent les suzerains de tout le Bas-Vivarais. Le plus célèbre d'entre eux est Pons de Balazuc, qui participa à la pre-mière croisade, et fut tué pendant le siège de Jérusalem en 1099
Leur château date des XI et XIIe siècle, avec des remaniements au XV siècle. La partie la plus ancienne est celle qui est à votre droite, et qui domine l'Ardèche. L'arche face à vous n'est pas un grand portail qui au-rait été muré, mais laisse au contraire apparaître le mur du XIIIe siècle tel qu'il était avant que cette partie, initialement en retrait, ne soit ali-gnée, dans les étages supérieurs, avec la partie centrale du bâtiment
Le chemin que vous avez emprunté pour venir jusqu'ici et qui longe le rem-part du village n'existe que depuis le XVIIIe siècle. Auparavant, le rempart surplombait un à-pic. La porte murée dans la cour sur votre gauche (là où se trouve un volet de bois) était la poteme (ou "pousterie") de Ba-lazuc, c'est a dire l'issue de secours par laquelle les habitants pouvaient s'enfuir en se laissant glisser dans le ravin en cas d'invasion du village.
En 1793, lors de la Révolution, le château, devenu entre temps propriété du marquis de Vogüé, fut saisi et vendu comme bien national à une famille de Balazuc pour la somme de 625 livres tournois, soit environ 3.125 euros actuels. Cette même famille le conserva pendant plus de deux cents ans, l'utilisant tour à tour comme magnanerie, puis comme ferme.
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| Au centre sur la photo : l'église romane |
L'Église romane
C'est une église à deux nefs accolées la première date du XIe siècle et la seconde du XIIIe siècle. La première nef est voûtée en berceau avec quatre arcs doubleaux alors que la seconde avait un plafond en bois ou une charpente apparente remplacé au XVIIe siècle par les voûtes d'arête asymétriques et inégales. L'église inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 12 avril 1927 a été restaurée en 2007. Elle accueille des expositions et des concerts depuis de nombreuses années. Les vitraux de l'artiste contemporain Jacques Yankel installés en 2007 plongent l'église dans une ambiance bleutée. Elle donne sur la Rue Publique. déjà nommée ainsi en 1464. qui traverse le village du nord au sud. C'était jusqu'à la fin du XIXe siècle la rue principale du village..
Le clocher
Clocher-peigne (ou clocher-mur) percé de trois baies pour recevoir des cloches et complété par un massif de maçonnerie rectangulaire destiné à être couvert d'une toiture de protection. Celle-ci a disparu au début du XXe siècle. Un petit clocheton en maçonnerie a été rajouté au-dessus du clocher-peigne plus récemment.
Magnifique escalier en pierres très ancien, du XI ème siècle ?
La chapelle Saint-Jean-Baptiste, à l'extérieur du rempart, est une chapelle funéraire datant du XIIIe Au-dessus de la porte, on distingue un écusson héraldique abîmé représentant un épervier. En 1300, le sire de Balazuc se nommait Guillaume des Eperviers.
Cette chapelle est en ruine depuis le XVIIIe siècle.
A gauche, nous pouvons apercevoir les restes de la chapelle Saint-Nicolas-de-Lancier encore plus ancienne. Il pourrait s'agir d'un édifice préroman ou des débuts de l'époque romane. A noter une fenêtre haute et étroite avec un arc monolithique.
Ces deux chapelles sont privées.
Tout à fait à gauche sur ma phototo : l'écusson aux armes des Balazuc très peu visible. A droite du blason, la remarquable fenêtre de la chapelle Saint-Nicolas-de-Lancier.
| Vue sur le village de Balazuc Photo empruntée sur le site internet "Les plus beaux villages de France" |






























