L'ATELIER DU PEINTRE A EQUIHEN
SUR FOND DE LEVER DE LUNE
HUILE SUR TOILE
Jean Charles Cazin
Acquisition Musée de Samer 2025
SORTIE DE CABARET PLEINE LUNE
ECAULT
Huile sur toile au bistre
Jean Charles Cazin
signée et datée 1886
Première vente le 02 mai 1908 Galerie Georges Petit Paris
Acquisition novembre 2025
MOULIN LE COMTE PRES D'AIRE SUR LA LYS
Jean Charles Cazin
Huile sur toile
Acquisition Musée de Samer 2014 Vente à Lyon en octobre 2009
CONSTANT COQUELIN (1841-1909)
Etude au crayon de Jean Charles Cazin
Futur Membre de la Comédie Française, Coquelin Aîné apprend une pièce de théâtre dans la boulangerie boulonnaise.
Collection Musée de Samer
LA BOULANGERIE DE LA FAMILLE COQUELIN
Jean Charles Cazin (1841-1901)
Huile sur toile
Cette scène montre Constant Coquelin vers 1860 travaillant à la boulangerie familiale, rue de l'Ecu à Boulogne devenue rue Victor Hugo. Les Coquelin appartiennent à plusieurs générations installées à Samer entre 1659 et 1808. Constant Coquelin se liera d'amitié avec Jean Charles Cazin lors de leurs études au collège boulonnais fin des années 1850. Ce tableau sera présenté aux Etats Unis, en Irlande entre 1979 et 1982 pour des expositions sur la peinture réaliste française de la fin du 19é siècle.
Origine: Vente Paris- Jean Coquelin fils de Constant Coquelin. Acheté puis légué au Musée « Cazin-Coquelin par Mme Elise Mory en 1937 pour l'ouverture prévue le 1er Octobre 1939.
LE CHATEAU (1912)
Jean Michel Cazin (1869-1917)
Acquisition Musée de Samer
LA BARRIERE
Huile sur toile au sépia non localisée
Jean Charles Cazin
Acquisition Musée de Samer 2024
PAYSAGE AUX TROIS MOULINS
Pastel signé et daté 1916
Jean Marie Michel Cazin
Acquisition Musée de Samer 2025
CHEMIN BORDE DE PEUPLIERS
Dessin non daté
Jean Charles Cazin
Acquisition Musée Cazin 2013
 |
| Tableau dans le hall de la mairie de Samer. 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026, église de Samer, non loin des lieux de sépulture des moines |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
02.06.2026 Le papa et la maman canard avec leurs 10 canetons L'oie gardienne de la famille et des lieux |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
02.06.2026 La place de cet ensemble a été changé depuis ma 1ère visite le 02.05.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
Après
les achats de fraises pour certains/certaines d'entre nous, nous
reprenons les voitures pour rejoindre la Maison du Cheval Boulonnais
La
Maison du cheval boulonnais s'est installée dans un ancien relais de
poste du XIX siècle. Elle consiste en un haras d'élevage et de soin
des chevaux de trait boulonnais, que la Communauté de communes de
Desvres - Samer cherche à préserver.
 |
02.06.2026 La jeune pouliche est à la recherche de caresses |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
Les boulonnais
Le boulonnais est l'une des 9 race de chevaux de trait Françaises.
C'est un cheval aux allures actives et brillantes. Il est très élégant et racé, ce qui lui donne souvent le surnom de "pur-sang du cheval de trait".
Le standard du Boulonnais se divise en 2 catégories :
- le grand Boulonnais, puissant, façonné au 19ème siècle pour le travail de la terre à betteraves.
- le petit Boulonnais, appelé « mareyeur », très utilisé jusqu'au milieu du 19ème siècle pour les transports rapides (route du poisson, diligence, ...)
Sa taille varie de 1m55 à 1m80 selon le modèle, et son poids peut aller de 600 à 900 kg. La robe était à dominantes noires et baies foncées jusqu'au 18ème siècle, son rôle dans le transport rapide du poisson a conduit à une sélection de la robe grise, plus visible la nuit c'est pourquoi le boulonnais est désormais majoritairement gris, allant vers le blanc. II persiste quelques chevaux alezans (15%) et plus rarement noirs.
De son appartenance au côté maritime, le Boulonnais garde sa marque en forme d'ancre marine, appliquée sur le côté gauche de l'encolure.
Energique, actif, aux allures brillantes, le Boulonnais est un excellent cheval de traction utilitaire ou de prestige. Il est toujours utilisés en débardage, dans les vignes ou encore dans les collectivités pour du transport de personnes, de l'entretien d'espaces verts ou encore du ramassage de déchets.
Côté compétition, il s'illustre fréquemment sur la scène nationale notamment lors du salon de l'agriculture puisque lors des trois dernières éditions il a à chaque fois terminé sur le podium du trophée des races.
Les Boulonnais présents ici sont en formation et se destinent :
A représenter la race lors de compétitions spécifiques aux chevaux de trait (Salon de l'Agriculture, Route du Poisson, 72h des Traits Attelés, etc)
Être des chevaux de travail pour l'entretien du site en traction hippomobile et l'animation (entretien des carrières, espaces verts, transport de personnes, démonstrations diverses)
Être des chevaux d'école pour des personnes souhaitant apprendre à mener
Être commercialisés pour la valorisation de la race
Voici plusieurs vidéos (un clic sur le lien en rouge) :
Créée par la Communauté de Communes (CCDS), la Maison du Cheval Boulonnais a pour objectif premier de sauvegarder et valoriser cet animal emblématique du territoire.
En 2020, après trois ans de travaux, de rénovation et de construction, la ferme de la Suze, vaste corps de ferme du 19ème siècle, s’est transformée en un équipement moderne, innovant et fonctionnel au service de la sauvegarde du cheval Boulonnais.
L'équipement est situé 1212 avenue Henri Mory 62830 Samer.
Démonstrations de dressage, fabrication de colliers dans la plus pure tradition boulonnaise... La maison du cheval boulonnais a ouvert ses portes en juillet à Samer. 19 hectares afin de promouvoir le cheval de trait.
*********
Nous nous dirigeons vers Wirwignes où nous attendent Mr et Mme Rault pour le repas. La mère de Mr Rault est née Harlé. Ils ont restauré la façade extérieure, la pierre est mise à nue et rejointoyée.
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
02.06.2026 Mme Harlé |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| Coupure de journal qui m'a été donnée par Juliane |
Wirwignes, patrie de la tarte au papın
Au cœur du Boulonnais, Wirwignes est fière de sa spécialité culinaire : la tarte au papin cuite au feu de bois, créée en 1919 par " Mémère Harlé "
ANCIEN relais de poste transformé en auberge, «Chez mémère Harlé est une institution pour les amateurs de la tarte au papin. Les maîtres des lieux Françoise et Guy Louchez maintiennent la tradition avec bonheur.
Recette :
Pour 8 personnes, il faut une tourtière de 30 cm.
Pour la pâte briochée: 150 g de farine, 50 g de beurre, 50 g de sucre cristallisé, 10 g de levure, 1 œuf, 2 cuillerées à soupe de crème fraîche;
Pour le papin : 1 litre de lait, 2 oeufs, 50 g de farine, 100g de sucre, un bâton de vanille et 4 pruneaux d'Agen.
Pour la pâte briochée, faire fondre le beurre, le sucre et la crème. Battre l'œuf enomelette, y ajouter le mélange beurre-sucre-crème et pétrir avec la farine et la levure, laisser lever.
Préparer ensuite le papin (sorte de crème pâtissière). Faire chauffer le lait avec le bâton de vanille y verser le mélange suivant 2 œufs entiers, 100 g de sucre cristallisé, 50 g de farine.
Etaler la pâte briochée au fond de la tourtière. Recouvrez-là de papin. Disposer les 4 pruneaux. Cuire à four chaud (thermostat 7 ou 8) елviron trente minutes. On peut décorer cette tarte avec des bandes de påtes feuilletées dorées avec un jaune d'œuf.
" Chez Mémère Harlé ", route de Desvres (CD 341) à Wirwignes.



La légende de Mémère Harlé
D'après les textes de Claude CHRETIEN et Pierre BOIDIN, août 2002
Il était une fois, dans un petit village de l'arrière-pays boulonnais au nom difficile à prononcer, Wirwignes, une femme admirable, brave chrétienne et bonne cuisinière, qui faisait la meilleure tarte au papin de toute la région, une merveilleuse tarte à gros bords, dorée comme une auréole, crémeuse comme un lait de printemps et parfumée comme une fille des îles
Ainsi pourrait commencer La Légende de Mémére Harlé si quelque poète s'avisait un jour de chanter les mérites et la gloire de cette humble femme. Mais au fait, qui est-elle ?
C'est au lendemain de la guerre 14-18 que la jeune. manée, Madame HARLE, née Louisa MEURDESOIR, reprit le café-épicerie-boulangerie de sa belle-mère à Wirwignes Alors, tout naturellement, une jeune dame dynamique qui reprend un établissement, un commerce, apporte des idées neuves
Madame Harlé voulut innover, donner sa touche personnelle en 1919, à l'occasion de la première ducasse de l'après-guerre, elle eut l'idée de confectionner des tartes, avec une recette bien à elle
Les tartes connurent un tel succès que la jeune pâtissière dût en faire chaque semaine, pour la consommation à domicile, mais, surtout, pour cette clientèle qui venait de plus en plus loin pour la déguster sur place
Dans le village, on se souvient encore des jours de ducasse, quand on dansait dans la cour, au son d'un orchestre de trois musiciens juchés sur une charrette, quand, entre deux valses, essoufflés et gourmands, on manquait de s'étouffer en mangeant sa farte au papin dont la réputation s'étendait à des lieux à la ronde
Je vais papiner, disait-elle ces jours-là quand elle allait faire sa crème, dans un grand chaudron pour qu'il y en eut pour tout le monde, une crème qui avait la consistance de la colle à tapisser, le papin, dont on enduisait les papiers peints. Quand le temps était à l'orage, elle plongeait une clé dans le lait pour l'empêcher de tourner, vieille astuce des campagnes qui marchait à tous les coups Ainsi, la tarte devint un but de sortie, en particulier le dimanche après-midi
Pour bien des habitants du boulonnais, ce n'était plus la tarte à gros bords, la tarte aux pruneaux, la tarte au papin, qu'ils recherchaient, mais ce délice incomparable devenu, tout simplement la tarte de WIRWIGNES une tarte dont la pâte avait gardé l'odeur des bourriquets et des clipettes qui avaient flambé dans le four pour en réchauffer les parois juste avant la cuisson, et dont la crème, faite de la meilleure traite, avait l'onctuosité d'un sourire d'éminence.
Bien vite, Madame Harle s'acquit également, une solide réputation pour son gâteau battu, qui n'avait pas, non plus, son pareil dans la région.
C'était l'époque ou les bûcherons étaient nombreux dans les forêts avoisinantes Madame Harlé se mit à leur servir des repas avec ses fabrications: le pâté de lapin, la soupe au lard et le lard, ainsi que les légumes du jardin. On imagine l'ambiance chaleureuse qui régnait quand Madame Harlé, mère de famille et femme de coeur, servait le repas dans la cuisine même, à des bûcherons qui avaient peine dans le froid, la pluie, la boue
Les repas de qualité et bon marché, en plus de la tarte et du gateau, étendirent la renommée de Madame Harlé La salle du café se remplit également, de voyageurs de commerce, de marchands ambulants, de mareyeurs boulonnais, heureux de se retrouver a Wirwignes, dans cette auberge vraiment pas comme les autres
Des clients des jours de semaine suggérèrent à Madame Harlé de composer un menu du dimanche pour les familles.... Ce furent d'abord le bouillon et la poule au riz... pour arriver au menu traditionnel toujours d'actualité le bouillon, la langue de boeuf et le gigot En conclusion, le plateau de fromages et, moment très attendu, la reine de la maison la célèbre tarte au papin cuite au feu de bois
Malgré sa vivacité d'esprit, Mémère Harlé ressentit de plus en plus le poids des ans. Répondant à sa demande Françoise Louchez accepta de succéder à Madame Harlé en poursuivant les fabrications et menus qui faisaient la réputation de la maison
Mémère Harlé mourut, chez elle, le 2 septembre 1974. Elle avait 86 ans... Elle avait su se doter de dignes successeurs Grace à Guy et Françoise, l'accueil chaleureux et les réussites gastronomiques de Memère Harlé allaient être superbement poursuivis et adaptés, pour la plus grande joie d'une clientèle fidèle de génération en génération, heureuse et reconnaissante. Une clientèle qui partagea, aussi, le grand bonheur de l'arrivée de Nicolas, le fils, en 1983
En outre, le décor du restaurant, avec la faïence, perpétue le cadre d'autrefois. tout comme la cuisine que Guy et Françoise font volontiers visiter expliquant, en particulier, le fonctionnement de l'outil essentiel le four au feu de bois
Ainsi s'achève La Légende de Mémère Harle, mais si -vous passez à Wirwignes un dimanche, vous y retrouverez cet hommage à la cuisine traditionnelle et cet esprit de continuite dans la tradition de la fabrication de la tarte au papin cuite au feu de bois.

Article de La Voix du Nord du 16 août 1998
Wirwignes
Bientôt 50 ans de charges pastorales
Jules Harlé, enfant du pays
La commune peut être fière d'avoir donne le jour à un évêque auxiliaire es la personne de Mgr Jules Harlé, qui voyait le jour dans le foyer de Mémère Harlé, bien connue pour sa tarte au papin qui se perpétue encore de nos jours, grâce aux bons soins de M. et Mme Guy Louchez
C'était le 3 février 1916, en plein premier conflit mondial que Jules Harlé venait au monde avec beaucoup d'avenir devant lui. Alors que la Drôle de guerre était en cours, Jules Harlé était ordonné prêtre la veille de Noël. Dés 1941, notre homme était professeur à l'école Saint-Nicolas de Desvres.
Il gardera ce poste jus qu'en octobre 1945, quand il deviendra aumonier de la JAC et JACF du secteur littoral
La carrière d'ecclésiastique de Jules Harlé se poursuivra comme doyen à Aubigny-en-Artois jusqu'en octobre 1957. reviendra ensuite dans son secteur de naissance, comme curé-doyen de Samer, du 1er novembre 1963 à 1969, date à la quelle il devenait responsable du secteur pastoral de Marquise
Promotion
Un changement radical intervenait dans sa carrière, le 12 octobre 1970, avec une nomination d'évêque titulaire d'Arbano et auxiliaire d'Arras. Il était ordonné évêque à la basilique de Boulogne-sur-Mer le 22 novembre 1970 par Mgr Gérard Huyghe.
Mgr Harlé fut encore administrateur diocésain du 3 octobre 1984 au 25 novembre 1985, vicaine genéral, délégué auprès de l'Etat religieux, il était l'adjoint direct de Mar Derouet qui vient d'être atteint par la limite d'age. Lui-même avait dû quitter sa charge len 3 février 1991, le jour de ses 75 ans.
Depuis, il continue à servir l'Eglise et s'est retiré à Condette. Régulièrement pourtant, il participe encore à de nombreuses manifestations religieuses et, encore dernièrement à la villa Saint-Antoine à Desvres, pour le jubilé de vingt-deux religieuses
Un beau parcours pour un enfant du pays
A noter que son frère, Louis Harlé, fut pendant plusieurs décennies, le maire de son village natal
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
02.06.2026 : Notre plat du jour et comme dessert la tarte au papin avec 4 pruneaux placés en croix |
 |
02.06.2026 L'église saint Quentin de Wirwignes |
Nous rejoignons l'église saint Quentin de Wirwignes où nous attend Mme Françoise Robin, présidente de l'association des amis de l'église de Wirwignes
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |

 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |

 |
| 02.06.2026 |

 |
| 02.06.2026 |

 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |

 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
 |
| 02.06.2026 |
Après cette visite guidée qui nous a tous un peu bouleversés de par l'immensité des talents de l'abbé Paul Lecoutre, nous quittons pour rejoindre le musée de la Céramique de Desvres.







ORIGINES DE LA PRODUCTION DESVROISE
Plusieurs découvertes archéologiques témoignent d'une tradition potière ancestrale et ininterrompue dans la région desvroise.
La découverte du site dit «La Tête du loup», à Longfossé, permet d'attester la présence d'une civilisation néolithique dès le septième millénaire avant Jésus-Christ. Cette période de la Préhistoire voit les débuts de la céramique, art de la transformation irréversible par sa cuisson de la terre en objet solide.
Des vestiges des époques gallo-romaine et médiévale sont également mis au jour en forêt de Desvres ainsi qu'au lieu dit «La Poterie». On distingue parmi eux des ruines de fours de potiers, des fragments ou tessons de plats, d'écuelles et de pots. Les objets produits servent à conserver les liquides, à cuire les aliments mais aussi à recevoir les cendres: ils ont une fonction domestique, liturgique, rituelle ou funéraire.
Le premier document écrit qui nous soit parvenu mentionnant l'art de la terre à Desvres date de la fin du 14e siècle. Au siècle suivant, en 1472, huit potiers se regroupent en confrérie et réglementent leur activité. Ils ont pour noms Robert, Jehan et Jacquemart Mollemie, Pierre le Maistre, Jehan du Val, Jehan Biaubos, Jehan Brebion et Robert Hellebin.






Pièce de qualité, ce plat est exceptionnel par l'inscription qu'il porte au revers:
fait à Desvres le 10 december 1771 J. Vander Plas
Van der Plas est un "peintre en fayence" arrivé à Desvres vers 1770. Il participe au démarrage de la faïencerie de Jules Verlingue à Boulogne-sur-Mer en 1772 et travaille à Sinceny en 1782.
Son nom traduit une origine néerlandaise: de nombreux artisans circulent en effet dans la région Nord en provenance des Pays-Bas. Les ouvriers vont d'une manufacture à l'autre, au gré des opportunités et des offres qui leur sont faites.
À bord contourné, intégralement émaillé, ce plat présente un décor de scène galante dit "à la Watteau", réalisé à l'aide d'un poncif. Deux pichets recevant la même composition sont conservés au Palais des Beaux-Arts de Lille.
Tout à fait surprenante dans le corpus desvrois constitué de réalisations populaires avec économie de moyens, cette pièce répond vraisemblablement à une commande.
























Pipe, fourneau représentant la tête d'un personnage masculin coiffé d'un turban.
Inscription sur l'embouchure du tuyau du nom des onze personnes ayant œuvré à sa réalisation (Veuillez emprunter l'escalier pour les lire !).
Faïence, longueur : 3.80 m.
Manufacture Fourmaintraux-Dutertre,
site de la Poterie.
1991.
Collection Ville de Desvres.