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jeudi 15 octobre 2026

Jeudi 15 octobre après-midi - ECOUEN, le château musée national de la Renaissance

Accès impossible par l'entrée principale
en raison de travaux

La mairie d'Ecouen












Le château d'Écouen et le musée national de la Renaissance
Le château d'Écouen, attesté dès le XII siècle, permettait de contrôler les riches terres agricoles de la plaine de France et de surveiller les voies commerciales et militaires en direction de Paris.
Entièrement rebâti à partir de 1538, c'est l'un des chefs-d'œuvre de la Renaissance en Ile-de-France, où se sont illustrés plusieurs grands artistes comme l'architecte Jean Bullant.
Son propriétaire, le connétable Anne de Montmorency (1493-1567), chef des armées et de la diplomatie royale, a joué un rôle politique et artistique de premier plan durant les règnes des rois François Ier et Henri II, puis au début des Guerres de Religion.
Saisi à la Révolution, le château a été affecté à partir de 1806 à une maison d'éducation réservée aux filles des membres de la Légion d'Honneur, qui a occupe les lieux jusqu'en 1815 puis de 1851 à 1962.
Depuis 1977, le château abrite le musée national de la Renaissance, créé pour accueillir une partie des œuvres du musée de Cluny, situé à Paris. Fondé au milieu du XIXe siècle à partir des collections de l'érudit Alexandre Du Sommerard, ce musée avait pour ambition originelle de présenter un panorama complet des arts décoratifs de la fin de l'Antiquité au XVIIIe siècle. Cependant, il manquait d'espace dans l'hôtel parisien des abbés de Cluny où il est situé et il est aujourd'hui consacré uniquement au Moyen Age.
Les œuvres de la Renaissance réunies par Alexandre Du Sommerard et ses successeurs sont donc aujourd'hui exposées à Ecouen et régulièrement enrichies par de nouvelles acquisitions.

Dans l'attente du directeur du musée et des guides, je prends quelques photos de la chapelle qui se situe juste à côté de l'accueil

Photo en format 0.5 de la chapelle

Le plafond de la chapelle








CHAPELLE
Construite avant 1544, elle se compose d'une nef accolée d'une petite sacristie. Son plafond peint, de structure gothique comme souvent dans l'architecture française religieuse de la Renaissance, déploie tout un décor emblématique autour des armoiries d'Anne de Montmorency et de son épouse Madeleine de Savoie. Ce décor héraldique se retrouve à la tribune des musiciens, dont la balustrade est de structure classique, sur les boiseries de l'oratoire situé au niveau des appartements du premier étage et sur la voûte de la sacristie.

Nous sommes dans la cour d'entrée du château, la porte d'entrée principale du château est en travaux








Les trois devises du connétable :
  • Aplanos « tout droit », 
  • Fidux et verax in justitia judicat et pugnat « celui qui est fiable et véridique dans la justice peut seul juger et combattre » 
  • et Arma tenenti omnia dat qui justa negat « À celui qui détient les armes, c'est tout accorder que de refuser ce qui est juste »



L'entrée principale du château est en travaux

Au sol, l'insigne de la Légion d'Honneur
En fin des travaux, le pavage va être nettoyé


Arma tenenti omnia dat qui justa negat 
« À celui qui détient les armes, c'est tout accorder que de refuser ce qui est juste »


Fidux et verax in justitia judicat et pugnat 
« celui qui est fiable et véridique dans la justice peut seul juger et combattre » 


Aplanos 
« tout droit »

Nous arrivons dans la salle d'armes












Etriers d'apparat de François Ier
France, 1515-1525
Ces étriers portent l'emblématique adoptée par François Ier jusqu'à Pavie. Ils proviendraient de l'abbaye de Saint-Denis où ils auraient été conservés depuis 1547, date des funérailles du roi. Ils sont ornés de salamandres couronnées environnées de flammes, ainsi que de la devise (Nutrisco estingo) et du chiffre du roi.
Bronze fondu et doré, renfort en acier
Proviennent de la vente de la collection Picard (1779), puis collection A. Du Sommerard (1830)

Les armes blanches et l'escrime


Les armes à feu

La chasse

Armure de joute à pied
Marteau d'armes


Armure de joute à pied
Innsbruck, vers 1510 - 1515
Cette armure est destinée au combat à pied en champ-clos. Sa braguette et son décor qui imite les crevés
font référence à la mode vestimentaire masculine de la fin du Moyen âge et du début de la Renaissance.
Fer forgé et repoussé

Marteau d'armes
Italie du Nord (?), vers 1500 - 1530
Ce type de marteau d'arme était semble-t-il, plutôt réservé à la joute à pied, bien que nous retrouvions sur les champs de bataille son équivalent utilisé par les mercenaires suisses afin de désarçonner les cavaliers.
Fer forgé et bois



Nous nous dirigeons vers la chapelle

CHAPELLE
Construite avant 1544, elle se compose d'une nef accolée d'une petite sacristie. Son plafond peint, de structure gothique comme souvent dans l'architecture française religieuse de la Renaissance, déploie tout un décor emblématique autour des armoiries d'Anne de Montmorency et de son épouse Madeleine de Savoie. Ce décor héraldique se retrouve à la tribune des musiciens, dont la balustrade est de structure classique, sur les boiseries de l'oratoire situé au niveau des appartements du premier étage et sur la voûte de la sacristie.


Un orgue en forme de retable (orgue positif ou de chœur) en bois sculpté, peint et doré, datant duXVI ème siècle (origine allemande, autrichienne ou italienne)

Structure : Conçu en forme de retable d'autel avec des volets peints (portes) qui peuvent se fermer sur la tuyauterie.

Matériaux : Bois polychrome sculpté, éléments dorés et tuyaux métalliques.








Nous arrivons dans les appartements du Connétable 
et de Madeleine de Savoie



A droite, le portrait d'Anne de Montmorency
A gauche, le portrait de son père






ATELIER DE LORENZO DI CREDI (vers 1456-1536)
La Vierge et l'Enfant
1480
Huile sur bois

Lorenzo di Credi est l'un des artistes les plus importants de la fin du XVe siècle à Florence. Formé dans l'atelier d'Andrea del Verrocchio, aux côtés de Léonard de Vinci et Sandro Botticelli, il se spécialise dans la réalisation de ce type d'images mettant en scène la tendre relation entre Marie et son fils, devant un paysage d'inspiration flamande.
Plusieurs versions de ce tableau sont connues, rappelant que ces Madones étaient parfois peintes sans commande, afin de répondre au marché très dynamique de la dévotion privée, dans une stratégie proche de la production en série.


L'image montre une épinette (ou un virginal), un instrument de musique à cordes pincées et à clavier appartenant à la famille des clavecins, placé sous une vitrine de protection (d'où les reflets sur la photo), instrument de la Renaissance ou du XVIIe siècle.
Les cordes sont disposées en diagonale par rapport au clavier et sont pincées par des plectres lorsqu'on appuie sur les touches


Cabinet vénitien du XVI ème siècle
Style architectural : Sa conception en forme d'abside surmontée d'une demi coupole rappelle les théâtres antiques, notamment le Théâtre olympique de Vicence conçu par Andrea Palladio. 
Matériaux et décors : Il est façonné avec des façades à étages, des niches à fond bleu, des statuettes en métal doré et des scènes peintes sur des plaquettes de nacre.
Fonction : Ce meuble richement orné servait à ranger des objets précieux et des collections de curiosités.

Au mur, un tableau accroché : je reconnais le portrait de Charles Quint


Les minuscules anneaux pour ouvrir
les tiroirs sont à peine visibles


Ce meuble est un dressoir dit « de Joinville », un type de buffet d'apparat caractéristique de la Première Renaissance française (première moitié du XVIe siècle, époque de François Ier, vers 1520-1540).
Origine / Style : Souvent attribué ou rattaché à la région de la Champagne (comme Joinville, liée à la famille de Guise) ou de Normandie.
Matériau : Généralement sculpté en chêne.
Décoration : Il présente des pans coupés, des médaillons sculptés représentant des profils ou des bustes à l'antique, des rinceaux, des candélabres et des motifs végétaux.
Fonction : Conçu à l'origine pour ranger et exposer la vaisselle de luxe et les objets précieux de la noblesse (la partie haute possédait souvent des gradins aujourd'hui disparus).


Nous voilà arrivés dans une longue galerie qui relie les appartements du Connétable et de Marguerite de Savoie 
aux appartements du roi






Attribuée à Hans Schlottheim
NEF DITE « DE CHARLES QUINT »
Augsbourg, vers 1580
Laiton doré, émail et fer

Objet de luxe et de prestige, l'horloge automate en forme de nef montre sur son pont arrière l'empereur germanique salué par les grands électeurs. Il s'agit peut-être de Charles Quint, dont on reconnaît les emblèmes : l'aigle bicéphale et les deux colonnes d'Hercule.
Son attribution probable Schlottheim, célèbre maître horloger actif à Augsbourg à partir de 1573, laisse à penser qu'elle fut réalisée pour Rodolphe II, petit- fils de Charles Quint.







Avant d'arriver dans les appartements du roi, nous passons rapidement dans la galerie de Psyché




L'APPARTEMENT D'HENRI II

La galerie de Psyché tire son nom du décor de ses vitraux en grisaille, démontés à la Révolution et aujourd'hui conservés au château de Chantilly. Ils mettaient en scène la relation entre l'âme (« psyché » en grec) et l'Amour (Éros ou Cupidon), histoire marquée par de multiples obstacles et rebondissements. Les scènes s'inspirent d'un cycle gravé dans les années 1530 par Agostino Veneziano et un artiste italien anonyme, désigné sous le nom de convention du Maître au Dé.
Outre les vitraux, la galerie comportait des décors peints en frise au sommet des murs et sur les parois latérales des fenêtres, seuls éléments toujours conservés en partie aujourd'hui. Au sol, un riche pavement, en partie remonté dans la Grande Salle de l'appartement du roi, venait rehausser les couleurs de la pièce.
La galerie de Psyché était la dernière pièce de l'appartement du roi. Elle répondait à de multiples fonctions : elle pouvait servir pour des promenades et des conservations privées mais pouvait aussi accueillir des festivités. Enfin, c'était aussi un lieu d'exposition pour des objets prestigieux des collections du connétable.


Nous voici arrivés dans les appartements d'Henri II


APPARTEMENTS D'HENRI II
CHAMBRE du ROI

Un soin tout particulier a été apporté au décor de la chambre du roi. La frise est ornée de trophées et de scènes peintes.
Le plafond est peint en jaune et des veines rouges imitent celles du bois. Entre les poutres et sur celles-ci, on reconnaît sur des cartels noirs ou rouges, les trois croissants et les H du roi Henri II et le double K de Catherine de Médicis. Une cheminée de marbre offerte par le cardinal Farnèse à Anne de Montmorency en 1557 a été incrustée dans la partie inférieure de la cheminée, dont le manteau peint représente Saül dépeçant ses bœufs.







L'appartement d'Henri II
La grande salle d'Henri II
Cette pièce est la première de l'appartement du roi : contrairement à la chambre qui suit, son accès était plus largement ouvert aux membres de la Cour. On s'y tenait en attendant d'être reçu par le souverain. Elle servait aussi de salle pour les gardes du roi et pouvait accueillir des repas d'apparat, des cérémonies ou des fêtes. C'est la plus grande salle du château après la galerie de Psyché.
Si les frises et les ébrasements des fenêtres remontent au XVIe siècle et portent les croissants du roi Henri II, le décor des murs et du plafond date en revanche du temps de la Légion d'Honneur. Il a été inventé par l'architecte Alfonse Lejeune qui est également à l'origine des vitraux actuels.
La cheminée monumentale est unique dans le château car elle ne comporte aucun décor peint. En partie basse, le chambranle de marbre rouge, probablement originaire de Tunisie, est un cadeau diplomatique du cardinal Farnèse à Anne de Montmorency en 1557. La partie haute est sans doute un réaménagement de la fin du XVIe siècle. Elle célèbre l'accession d'Henri Ier de Montmorency, fils d'Anne, au titre de connétable. Au centre, la Victoire tenant l'épée, s'inspire de modèles du milieu du XVIe siècle et par sa technique en bas-relief, des œuvres du sculpteur Jean Goujon. Il s'agit peut-être d'un réemploi.



PAVEMENT DU CHÂTEAU D'ECOUEN

Motifs à bordures de fruits, bandes bleues ainsi qu'armes et emblématique du Connétable Anne de Montmorency et de son épouse Madeleine de Savoie, où l'on peut lire les trois devises du connétable :
Aplanos (« Tout droit »), Fidux et verax in justitia judicat et pugnat (« Celui qui est fiable et véridique dans la justice peut seul juger et combattre »), et Arma tenenti omnia dat qui justa negat (« A celui qui
détient les armes, c'est tout accorder que de refuser ce qui est juste »).

FAIENCE (TERRE CUITE ÉMAILLÉE)
PREMIER PAVEMENT EXÉCUTÉ PAR MASSÉOT ABAQUESNE POUR LE CHÂTEAU D'ECOUEN, ROUEN, 1542



PAVEMENT DU CHÂTEAU D'ÉCOUEN
Masséot Abaquesne
Rouen, 1542, faïence
Ce pavement couvrait à l'origine l'ensemble du sol de la galerie de Psyché.
Bordées de guirlandes de fruits et légumes et de bandes blanches et bleues, les armes et emblématique d'Anne de Montmorency et de son épouse Madeleine de Savoie sont complétées des trois devises du connétable :
  • Aplanos « tout droit », 
  • Fidux et verax in justitia judicat et pugnat « celui qui est fiable et véridique dans la justice peut seul juger et combattre » 
  • et Arma tenenti omnia dat qui justa negat « À celui qui détient les armes, c'est tout accorder que de refuser ce qui est juste »
(extrait de Pharsale du poète Lucain).






La guide nous quitte
Je vois une autre pièce, j'entre c'est la salle des sculptures


Mur côté cour
À droite de la fenêtre, le fragment de tombeau, dont la structure en albâtre abrite des statuettes, a peut-être été réalisé en France vers 1500. On reconnaît les quatre Vertus cardinales : la Charité est entourée d'enfants, la Prudence tient un miroir, l'Espérance a les mains jointes les yeux levés au ciel ; quant à la Force, elle embrasse un fût de colonne.

Mur coté cheminée
À droite de la cheminée, La Vierge à l'Enfant en albâtre provient du prieuré d'Arbois dans le Jura. Elle est attribuée aux travaux menés dans ce prieuré par Pierre de La Baume, évêque de Genève qui a été contraint de s'exiler de son diocèse après la prise de contrôle de la ville par les Protestants.


Vierge à l'enfant en albâtre

Dans la pièce à côté, un couloir, se trouve une statue de femme à la tête couronnée de fleurs




Accès impossible par l'entrée principale
en raison de travaux