
Par une journée radieuse mais par une chaleur plus qu'estivale (heureusement le bus était climatisé, ensuite nous étions dans la cathédrale et le musée à l'abri de la chaleur !), notre périple vers le cœur historique de Paris a débuté. Malgré les embouteillages qui ont prolongé notre trajet qui a duré cinq heures, mon impatience grandissait à l’idée des merveilles que j'allai découvrir pour la première fois. Enfin arrivés, nous avons entamé une visite guidée de la cathédrale Notre-Dame de Paris, joyau architectural du Moyen Âge.
Dès les premiers pas à l’intérieur, l’émerveillement s’est imposé pour moi devant la grandeur et la finesse des sculptures. Les vitraux multicolores laissaient filtrer une jolie lumière. Chaque pierre semblait porter témoignage des siècles passés. La beauté de ce lieu m'a profondément touchée, éveillant un respect sincère pour le travail colossal des bâtisseurs médiévaux.
Poursuivant notre découverte, nous avons rejoint le Musée de Cluny, véritable trésor dédié à l’art et à la vie au Moyen Âge. Là, les sculptures sur bois et sur pierre, les tapisseries aux motifs complexes m'ont transportée dans un autre temps, dévoilant des scènes mythologiques et historiques en textiles colorés. Les peintures et objets exposés révèlent la richesse culturelle et artistique de cette époque, mêlant symbolisme, religion et savoir-faire artisanal.
Cette journée, malgré la fatigue du long voyage, restera gravée dans ma mémoire comme une parenthèse enchantée, j'étais très émue et je le suis encore en me remémorant la journée. Notre-Dame et le Musée de Cluny m'ont offert une expérience riche en émotions et en émerveillement.
Voici quelques photos prises de l'intérieur du bus :
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| Le Grand Palais |
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La Caverne du Pont Neuf Oeuvre éphémère sur le Pont Neuf Du 15 au 28 juin 2026 |
Un lien à ouvrir pour découvrir des informations et une vidéo au sujet de : La Caverne du Pont Neuf
Nous sommes enfin arrivés, nous sommes descendus du bus !




L’histoire de la Cathédrale est étroitement liée à l’Histoire de France. Construite au XIIe siècle, modifiée au XVIIIe siècle puis restaurée au XIXe siècle, elle est le symbole du culte chrétien à Paris au cours des siècles.
Au IVe siècle, avec l’avènement de Clovis, Paris devient « capitale » chrétienne du royaume des Francs. C’est alors qu’une première cathédrale Saint-Etienne est bâtie au VIe siècle. L’essor de la ville débute au XIIe siècle après les invasions normandes. La ville prospère, elle devient un lieu d’échanges artistiques et intellectuels, dotée de collèges et d’une université de philosophie et théologie. C’est ainsi que débute l’histoire de Notre Dame.
Parallèlement, les croisades vers Jérusalem et les pèlerinages vers Saint-Jacques-de-Compostelle déplacent des milliers de fidèles sur les chemins. L’île de la cité est une étape incontournable pour franchir la Seine. De fait, les fidèles affluent dans le quartier de la cité. Ils génèrent de l’activité commerciale et des offrandes pour le culte. Dans ce contexte, Maurice de Sully, évêque de Paris, entreprend la construction d’une nouvelle et vaste cathédrale pour accueillir les fidèles. Au XIIIe siècle, la population de Paris double.
Saint Louis ramène de Jérusalem les reliques de la passion du Christ. Elles arrivent à Paris en 1239 où le roi les porte en procession dans Notre-Dame. Ces reliques seront ensuite conservées dans la Sainte-Chapelle jusqu’à la Révolution. Elles rejoindront le trésor de Notre-Dame en 1806.
La cathédrale s’agrandit et se modifie pour devenir un modèle de l’architecture religieuse. Durant la Renaissance, les goûts évoluent, son attrait est délaissé. Au XVIIe siècle, par le vœu de Louis XIII, le royaume se place sous la protection de la Vierge et promet un nouveau maître-autel pour la cathédrale – qui sera réalisé par son fils, Louis XIV. De grands aménagements ont lieu au XVIIIe siècle. Malmenée par les intempéries et la Révolution, la cathédrale menace de s’effondrer au XIXe siècle. Portée par un regain de popularité grâce à Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, l’État décide de travaux de restauration au XIXe siècle. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991, la cathédrale est un haut lieu du culte chrétien et le monument le plus visité de France en 2018.
A la suite de l’incendie du 15 avril 2019, qui détruit la charpente médiévale et la flèche de la cathédrale, un important chantier de restauration est mené afin de la rouvrir au culte et aux visiteurs le 8 décembre 2024.
Source : le site internet "Notre Dame de Paris"
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| L'ancien coq de la Cathédrale a trouvé un nouvel emplacement |
C'est la carrière de la Vallée Heureuse de Rinxent qui a fourni les dalles claires
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| L'une des portes de la Cathédrale |
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Les Jardins de Notre-Dame ainsi appelés communément par les parisiens |
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| Le restaurant où nous avons pris notre repas |
Le musée de Cluny
L'histoire du musée de Cluny, voici quelques liens pour la découvrir :
Devant d'autel de la cathédrale de Bâle
Fulda ou Bamberg? (Allemagne actuelle), 1er quart du xiº siècle Or repoussé et estampé sur âme de chêne, gemmes, perles, verroteries Provenance: trésor de la cathédrale de Bâle (Suisse)
Cet antependium ornait la face antérieure d'un autel. Sur un fond décoré de rinceaux végétaux peuplés d'oiseaux et de quadrupèdes, cinq arcades abritent le Christ entouré des trois archanges Michel, Gabriel et Raphaël, et de saint Benoît (fondateur de la règle des moines bénédictins), glorifié par l'inscription. Aux pieds du Christ se prosternent l'empereur Henri II, qui commanda cet antependium pour la cathédrale de Bâle, et son épouse Cunégonde: cette œuvre exalte le Christ mais aussi l'empereur, son lieutenant sur terre.

Coffret à scènes mythologiques et de combats et plaquette de coffret avec un guerrier
Constantinople, fin du xº-début du xi" siècle Bas-reliefs sur os (sur âme de bois pour le coffret)
Les tabletiers (sculpteurs de matières osseuses) byzantins ont produit au tournant de l'an Mil des coffrets profanes ornés de scènes héritées de l'Antiquité, notamment des représentations de combats légendaires ou de cirque. Le coffret, remarquable par sa qualité de sculpture et son caractère complet, a appartenu à Frédéric Spitzer, grand collectionneur du XIXe siècle.



Vierge à l'Enfant en majesté
Auvergne, fin du xiu siècle Bois polychromé Provenance: trouvée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Au xu siècle, le thème de la Vierge à l'Enfant en majesté connaît un succès considérable, en même temps que se développe le culte de la Vierge Marie. Assise sur un trône et servant elle-même de trône à l'Enfant Jésus, la Sedes Sapientiae (trône de la Sagesse) est particulièrement diffusée en Auvergne sous la forme de sculptures en bois polychromé transportées en procession.

Autel
Comminges, 2º moitié du xir siècle
Marbre
Provenance: abbaye de Bonnefont-en-Comminges (Proupiary, Haute-Garonne)?
Trouvé à l'emplacement de l'ancien couvent des Augustins de Montréjeau (Haute-Garonne)
Christ de Crucifixion
Auvergne, 2ª moitié du XIIe siècle Bois (noyer ?), vestiges de polychromie; croix perdue Provenance: église collégiale Notre-Dame d'Herment (Puy-de-Dôme)
Très différent du Christ du Puy présenté à proximité, le Christ d'Herment est représenté les yeux ouverts, vainqueur de la mort et triomphant sur la croix. Le traitement raffiné de la barbe et du perizonium ne trouve d'équivalent que dans le Christ du Vieux Chérier (Loire): est-il l'œuvre du même sculpteur itinérant, ou bien d'un atelier établi dans le nord de l'Auvergne, par exemple à Clermont ?

Christ de Crucifixion
Velay (Haute-Loire), 2º moitié du xiie siècle Bois (peuplier, bras droit moderne en chêne), vestiges de polychromie; croix perdue Provenance: commanderie des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem du Puy-en-Velay (Haute-Loire)?
Ce Christ représenté mort sur la croix, la tête penchée, appartient à un groupe d'une quinzaine de sculptures du même type concentrées en Haute-Loire, dans l'est du Cantal et dans le nord de l'Aveyron.
Reliure d'évangéliaire
Italie du Nord (?), début du XIIe siècle
Argent partiellement doré et niellé (incrusté de noir) sur âme de bois; parchemin
Cette reliure enserre toujours son manuscrit, un recueil d'évangiles. Le plat supérieur représente le Christ remettant les clefs à Pierre et la Loi à Paul, et le plat inférieur une Crucifixion. Anges, apôtres et évêques d'Italie du Nord occupent le pourtour. Ici et là apparaît le bourrage, mélange d'argile et de cire qui sert à soutenir les figures en relief.


Huit chapiteaux de cloître
Scènes de l'histoire d'Adam et Eve
Scènes de l'histoire de Noé
Scènes de l'histoire d'Abraham
Scènes de l'Enfance du Christ
Les Saintes Femmes
Lions affrontés marchant
Lions affrontés debout
Feuilles lisses recourbées
Nord de la Catalogne, 4º quart du XIIe siècle
Calcaire marbrier
Provenance : cloître de l'abbaye de Sant Pere de Rodes (Catalogne)
Ces chapiteaux de dimensions identiques peuvent être attribués, par comparaison avec des pièces dont la provenance est attestée, au cloître de l'abbaye de Sant Pere de Rodes, démantelé et dispersé au cours des années 1870. Leurs différences de style et de composition peuvent s'expliquer par la collaboration de plusieurs sculpteurs sur ce chantier à mi-chemin entre Gérone et le Roussillon.

L'église abbatiale Sainte-Geneviève de Paris
Sa nef édifiée vers 1100 était surplombée par les quatre grands chapiteaux romans visibles au centre de cette salle, consacrés aux temps cosmique et humain. Le chevet fut élevé une trentaine d'années plus tard autour de la châsse-reliquaire de sainte Geneviève, patronne de Paris; son décor sculpté, dont des vestiges sont présentés ici, appartient aux débuts du premier art gothique. L'église a été détruite en 1807.
L'église abbatiale de Saint-Germain-des-Prés, Paris
Fondation royale et nécropole mérovingienne, la basilique du vie siècle est reconstruite dans le premier tiers du XIe siècle. L'abbatiale romane est l'une des constructions les plus ambitieuses du temps, sous le patronage du roi capétien Robert II le Pieux. Le clocher-porche est élevé par l'abbé Morard (990-1014), la nef dans les années 1020-1030 sous l'impulsion de son successeur Ingon, cousin du roi. Les douze chapiteaux présentés ici en proviennent.
Douze chapiteaux adossés
Rangée avant: Entrelacs: Personnages Scène eucharistique: Le Christ en majesté tenant :
l'orbe terrestre (ou l'hostie ?); Scène eucharistique ? Personnages
Rangée arrière: Cannelures et palmettes Palmettes: Samson et le lion; Daniel dans la fosse aux lions;
Palmettes et animaux : Palmettes
Île-de-France, vers 1020-1030
Calcaire
Provenance : nef de l'église abbatiale Saint-Germain-des-Prés, Paris
Ces douze chapiteaux appartiennent à l'un des plus importants ensembles sculptés du début de l'époque romane encore conservés. Remplacés sur le site lors de travaux de restauration dans les années 1820, ils sont attribuables à trois sculpteurs. Le premier est spécialisé dans le décor végétal, les deux autres se sont partagé les chapiteaux historiés. L'un d'eux a réalisé un cycle consacré au thème de l'eucharistie, probablement pour défendre ce sacrement contesté en 1022 par des théologiens à Orléans.

Deux colonnettes et trois tronçons de colonnettes
Colonnette: bandeaux en spirale ornés de culots d'acanthe et de bouquets de palmettes tête-béche / Tronçon inférieur de
colonnette: couples d'oiseaux et de griffons affrontés superposés dans des rinceaux bouquets de palmettes tentaculaires (complément du suivant ?) / Tronçon supérieur de colonnette: couple de griffons affrontés et oiseau aux ailes déployées dans
des rinceaux: bouquets de palmettes tentaculaires (complément du précédent / personnages nus superposés entre des paires d'oiseaux et de griffons affrontés: combattants nus superposés / Colorimetite bandeaux en spírale ornés de rinceaux habítés et de bouquets de palmettes tentaculaires
Île-de-France, vers 1135-1140
Calcaire lutétien (liais)
Provenance: façade occidentale de l'église abbatiale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), piédroits des portails nord et sud
Les six colonnettes qui ornaient les piédroits des portails occidentaux ont été déposées sous la Révolution. Les trois tronçons présentés ici sont les vestiges de deux ou trois d'entre elles, coupées au milieu des années 1820 pour être remployées comme montants de grilles basses dans l'aménagement intérieur de la basilique.

Trois têtes de statue-colonne (l'une est prêtée)
Un prophète, La reine de Saba, Moïse Île-de-France, vers 1135-1140 Calcaire lutétien (ais)
Provenance façade pocidentale de l'église abbatiale de Saint-Denis
(Seine-Saint-Denis), ébrasement gauche du portail sud; ébrasement droit du portail central; ébrasement droit du portail sud
Ces têtes appartenaient à trois des vingt statues-colonnes de rois, reines et prophètes alignées dans les ébrasements (pans de mur obliques élargissant l'ouverture) des portails occidentaux de Saint-Denis. De même que les statues faisaient corps avec les colonnes qui supportaient les parties hautes des portails, ce cortège de figures de l'Ancien Testament portait symboliquement l'Église du Christ. Elles ont été supprimées à la demande des moines en 1771. Trois autres têtes sont conservées dans des musées américains.

Cinq chapiteaux de cloître
Chapiteau simple: feuilles d'acanthe
Chapiteau double: basilics opposés et bouquets de palmettes
Chapiteau double sirènes-oiseaux affrontées dans des bouquets de palmettes
Chapiteau double griffon et chimere offrontés posant la patte sur une tête
Chapiteau double feuilles d'acanthe et tête de lion (brisée)
Île-de-France, vers 1145
Calcaire lutétien
Provenance: cloître de l'abbaye de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Le cloître de Saint-Denis a lui aussi été reconstruit sous l'impulsion de l'abbé Suger, autour de 1145.
Ses galeries, détruites au milieu du XVIIIe siècle, étaient rythmées par une alternance de chapiteaux simples et doubles, certains coiffant de petites statues-colonnes. Ces cinq chapiteaux éclairent la façon dont les sculpteurs de la première génération gothique manient l'art de la variation, en adaptant divers motifs de créatures fabuleuses à la structure corinthienne du chapiteau.

Le prophète Isaïe
Statue-colonne
Paris, vers 1150-1160
Calcaire lutėtien (liais). Vestiges de polychromie. Provenance: portail de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie de Paris (?)
Onze statues acéphales (sans tête) de saints parisiens et d'apôtres
Saint ?
Saint Denis
Saint ?
Île-de-France, vers 1260
Calcaire lutétien. Provenance: façade sud du transept de Notre-Dame de Paris, portail Saint-Étienne et ses retours latéraux
Ces statues, transformées en bornes sous la Révolution française et retrouvées en 1839, ont presque toutes perdu les attributs nécessaires à leur identification. Ici, la calotte crânienne tranchée et la hampe d'une crosse permettent de reconnaître saint Denis; là, un pied nu désigne un apôtre. Le croisement de l'analyse du vêtement - des ornements liturgiques sont-ils présents ? - et de l'examen de la pierre - le revers est-il conçu pour être plaqué contre un mur ou bien pour rester partiellement visible? - ont conduit à une séparation des saints qui peuplaient les niches des retours extérieurs et des apôtres disposés devant les pans de mur obliques des ébrasements.
Sauf exceptions (Saint Étienne du trumeau, Saint Denis), l'ordre des statues est indicatif.
Sept têtes de rois de Juda
Île-de-France, vers 1220 Calcaire lutétien, traces de polychromie Provenance: façade occidentale de Notre-Dame de Paris, galerie des rois
Sculptures de Notre-Dame de Paris
Du milieu du XIIe siècle jusqu'au milieu du siècle suivant, les six portails de la cathédrale parisienne sont dotés d'un riche décor qui illustre différentes phases du développement de la sculpture gothique. Dès leur création, les portails de la façade occidentale, la galerie des rois qui les surplombe et les portails du transept sont considérés comme des références partout en Europe. Le musée de Cluny rassemble la plupart des éléments détachés qui subsistent de ce décor: aux sculptures remplacées lors des restaurations de l'architecte Viollet-le-Duc au XIXe siècle s'ajoutent les nombreux fragments arrachés sous la Révolution et redécouverts en 1977.

Notre-Dame de Paris.
La galerie des rois
Les portails de la façade occidentale sont surmontés de manière innovante par une galerie de 28 niches abritant des figures de rois. Sans doute faut-il y voir les rois de Juda, considérés comme les ancêtres de la Vierge, en cohérence avec l'iconographie mariale de la façade. II est possible d'y voir aussi la généalogie des rois de France, ce qui a valu à ces statues d'être supprimées en 1793, pendant la Révolution française. Il en subsiste 21 têtes présentées dans cette salle.
Cinq têtes de rois de Juda
dont le Roi David
(rangée avant gauche) Île-de-France, vers 1220 Calcaire lutétien, traces de polychromie Provenance : façade occidentale de Notre-Dame de Paris, galerie des rois
provenant Cheminée d'une maison du Mans
France, XV siècle Pierre, traces de polychromie
Retable de Stavelot
Liège ou Stavelot, vers 1160-1170
Cuivre repoussé, champlevé, émaillé et doré sur âme de bois; vernis brun
Provenance: abbaye Saint-Remacle de Stavelot (Belgique)
Ce retable, placé à l'arrière de l'autel, représente la descente de l'Esprit saint le jour de la Pentecôte. Le Christ bénissant surgit au-dessus des apôtres que viennent frapper les rayons de l'Esprit. Les colonnes évoquent les sept dons de l'Esprit et les piliers de la maison de la Sagesse: le retable est aussi une représentation symbolique de l'Église. Les figures en relief ont été travaillées au repoussé, technique qui consiste à mettre en forme la plaque de métal à partir du revers. Commandée par la puissante abbaye de Stavelot, cette œuvre constitue une des plus belles productions de l'art mosan (art du diocèse de Liège).


Reliquaire des saints Lucien, Maxien et Julien
Paris, vers 1261-1262
Argent gravé et doré
Provenance: trésor de la Sainte-Chapelle de Paris
Ce reliquaire en forme d'église représente Lucien (premier évêque de Beauvais, au centre), Maxien et Julien, les saints qui ont évangélisé la région de Beauvais; ils portent leurs têtes en signe de leur martyre. L'autre face laissait voir leurs reliques (disparues) à travers trois ouvertures. Des inscriptions indiquent les noms des saints et la nature des reliques, fragments d'un bras de Maxien et d'une côte de Lucien et de Julien. Le décor architectural rappelle le baldaquin de la Grande Châsse de la Sainte-Chapelle. Ce reliquaire finement gravé est le seul exécuté sous Louis IX pour la Sainte-Chapelle qui nous soit parvenu.






Coffre à grain, dit de Poissy
Île-de-France, entre 1284 et 1310 (datation par dendrochronologie) Chêne
Ce coffre monumental comporte deux couvercles, le second ne pouvant s'ouvrir qu'après le premier. Sa contenance est précisément d'un muid de grain (soit 12 setiers ou 144 boisseaux ou 1828,1 litres). Il est divisé en deux par une paroi interne refaite en 1564. Les équerres de fer ont été perdues lorsque le coffre fut démonté afin de le sortir de la maison qui l'abritait.
Vierge de l'Annonciation ou Sainte
France, 3º quart du XIII siècle Bois (chêne) autrefois polychromé
Vierge à l'Enfant assise
Paris, vers 1240-1250 Ivoire d'éléphant, traces de polychromie
Vierge à l'Enfant
France (Paris ?), vers 1250-1260 Ivoire d'éléphant
L'église prieurale Saint-Louis de Poissy
Suite à la canonisation de Louis IX en 1297, son petit-fils Philippe IV le Bel entreprend la construction d'un prieuré de dominicaines dédié à la mémoire du saint roi et situé à Poissy (Ile-de-France), la ville qui l'a vu naître. Dispersé sous la Révolution, le décor sculpté de l'église prieurale n'est connu que par des épaves; notamment, huit anges complets ou fragmentaires partagés entre le Louvre et le musée de Cluny, dont la fonction et la disposition d'origine ne sont pas connues.
Guillaume de Nourriche
(mentionné de 1297 à 1330)
Apôtre
Île-de-France, 1319-1324 Calcaire lutétien, traces de polychromie Provenance: église Saint-Jacques-de-l'Hôpital, Paris
Le déhanchement plus marqué, l'agencement du drapé aux plis incisifs qui épouse les formes du corps, le travail précieux de la chevelure et de la barbe bouclées: tout distingue cet apôtre non identifié des œuvres attribuées à Robert de Lannoy, aux formes plus souples et amples; ce qui incite à l'attribuer à Guillaume de Nourriche.
Robert de Lannoy
(mentionné à partir de 1292, +1356)
Saint Jacques le Majeur
Île-de-France, 1326-1327 Calcaire lutétien, traces de polychromie Provenance : église Saint-Jacques-de-l'Hôpital, Paris
Comme les pèlerins de Compostelle, ce Saint Jacques porte une besace à laquelle est fixée une coquille Saint-Jacques. Les douze apôtres, qui invitent les fidèles à placer leurs pas dans ceux du Christ, sont considérés comme des modèles de pèlerins. C'est au soin des pauvres et des pèlerins, justement, qu'est dédié l'hôpital.
Robert de Lannoy (mentionné à partir de 1292, †1356)
Le Christ
Île-de-France, 1326-1327 Calcaire lutétien, traces de polychromie
Provenance: église
Saint-Jacques-de-l'Hôpital, Paris
Robert de Lannoy (mentionné à partir de 1292, 11356)
Apôtre (Saint Jean l'Évangéliste ?)
Île-de-France, 1319-1327 Calcaire lutétien, traces de polychromie
Provenance : église
Saint-Jacques-de-l'Hôpital, Paris
Apôtre
Île-de-France, 1319-1324 ?
Calcaire lutétien, traces de polychromie Provenance: église Saint-Jacques-de-l'Hôpital, Paris
Cet apôtre a été retrouvé enfoui avec quatorze autres statues, sur le site de l'hôpital en 1840: outre le Christ et les douze apôtres, l'ensemble comprenait un Saint Jacques assis et un pèlerin. Suite à son séjour en terre et au décapage pratiqué après sa découverte, il a perdu la polychromie réalisée par le sculpteur Robert de Lannoy.
Le collège apostolique de Saint-Jacques-de-l'Hôpital
Ces cinq statues sont les vestiges d'un ensemble qui ornait l'église de l'hôpital Saint-Jacques-aux-Pèlerins, situé sur la rive droite à Paris, selon le prestigieux modèle des apôtres de la Sainte-Chapelle. Grâce aux comptes de la confrérie qui a fondé l'établissement en 1319, les noms de leurs auteurs sont connus: Robert de Lannoy a sculpté et peint tous les apôtres, sauf deux, confiés au sculpteur d'origine anglaise Guillaume de Nourriche (Norwich).
Saint Louis
Ile-de-France, vers 1300
Bois (if) polychrome
Provenance: chapelle haute de la Sainte-Chapelle de Paris?
Peu après la canonisation de saint Louis, Philippe le Bel obtient la translation de sa tête de Saint-Denis à la Sainte-Chapelle. En 1306, le chef-reliquaire réalisé par l'orfèvre Guillaume Julien est placé dans une chasse à l'arrière du maître-autel, au pied de la tribune des reliques. Cette statuette, l'une des premières effigies de saint Louis, était sans doute placée au sommet du pignon occidental de cette châsse
Vierge à l'Enfant assise
Île-de-France, vers 1310-1320
Calcaire lutétien. Provenance: église collégiale Notre-Dame de Poissy (Yvelines)
Minucchio Jacobi da Siena (mentionné en Avignon de 1327 a 1347)
Rose d'or
Avignon, 1330 (nœud: x" siècle) Provenance: trésor de la cathédrale de Bâle (Suisse)
Or, verre coloré
Cette rose délicate est découpée dans de minces feuilles d'or qui forment tiges, pétales et feuillage. Rose sans épine, elle évoque le Paradis. Elle fut créée en 1330, à la demande du pape Jean XXII, par l'orfèvre siennois Minucchio, venu travailler comme beaucoup d'artistes à la cour des papes d'Avignon. Chaque année, lors du quatrième dimanche de Carême, le pape offrait une rose d'or à un personnage en récompense de sa piété et de ses services. Cet exemplaire fut donné au comte de Neuchâtel, qui y fit ajouter un nœud filigrané du xu siècle et ses armoiries. C'est la plus ancienne rose d'or conservée et connue.

Enchorage de Nino Pisano (mentionné de 1349 à 1368)
Ange de l'Annonciation
Pise, vers 1360-1380 Bois (noyer) polychromé partiellement décapé
La Vierge qui faisait pendant à cet ange est perdue. Ils formaient l'une des transcriptions dans le bois de l'Annonciation de marbre créée par Nino Pisano dans les années 1360 pour l'église Santa Caterina de Pise. La monumentalité comme la polychromie aux dominantes blanc et or de l'ange lui permettent de rivaliser avec le matériau de son modèle. La douceur des formes, les lignes sinueuses du drapé ou élégant mouvement de torsion du buste évoquent la sculpture française du temps.

Angelo di Nalduccio (mentionné de 1342 à 1389) ?
Buste-reliquaire de sainte Mabille
Sienne, vers 1370-1380 Bois polychromé (des repeints sur le visage)
Ce buste est sculpté avec une grande économie de moyens. C'est une polychromie raffinée qui donne vie aux volumes simples, et une inscription incisée dans la dorure, sous l'encolure, qui permet d'identifier la sainte. Il s'agit de Mabille, l'une des onze mille vierges qui ont subi le martyre avec sainte Ursule à Cologne. La relique du crâne est abritée dans la tête évidée.




Crucifixion
France, 1315-1325
Peinture sur bois (sapin)
Provenance : église de Sauvagnat-Sainte-Marthe (Puy-de-Dôme)
Monumentale et relevée de feuilles d'or et d'argent, la Crucifixion se détache sur un fond bleu azurite (de nos jours assombri). L'œuvre revient à un artiste formé à l'art de maître Honoré, grand enlumineur parisien. Lors de la restauration, la bordure inférieure a révélé des petites castilles dorées (châteaux) qui sont les armes de France et un écu fragmentaire orné d'une mitre qui pourrait être celle de l'abbé d'Issoire, alors patron de l'église de Sauvagnat.
Cheminée provenant d'une maison du Mans
France, 1er quart du xv° siècle. Pierre
A gauche de la cheminée :
Saint Jean Baptiste
Île-de-France, 2º quart du XIV siècle. Calcaire, traces de polychromie
Provenance: église abbatiale Saint-Jean-Baptiste du Jard (Voisenon, Seine-et-Marne)
Vierge à l'Enfant ouvrante
Prusse occidentale (Pologne), vers 1400 Bois (tilleul) polychromé, ivoire (Christ en croix moderne)
Cette statuette de la Vierge à l'Enfant assise s'ouvre comme un triptyque par deux volets. Ils dévoilent à l'intérieur le Trône de grâce, c'est-à-dire Dieu le Père tenant le Christ en croix, sculpté en moyen relief dans la partie centrale. De part et d'autre, la face interne des volets illustre le thème de la Vierge de miséricorde, qui étend ses bras pour protéger une assemblée de personnages peints.

Huit statuettes d'un retable du Couronnement de la Vierge
Rangée avant:
Saint Louis de Toulouse
Sainte Claire
Saint François recevant les stigmates
Évêque
Rangée arrière:
Apôtre: Saint Jean Baptiste: Saint Étienne
Diacre (Saint Laurent?)
Bourgogne (Dijon ?), vers 1420-1430
Bois (noyer) polychromé ou décapé avec traces de polychromie
Provenance abbaye cistercienne de Theuley à Vars (Haute-Saône)?
Les statuettes rassemblées ici, issues de différentes institutions, appartenaient à l'évidence à un même retable démembré dont l'élément central, un Couronnement de la Vierge, est conservé au musée de Gray (Haute-Saône). Plusieurs saints franciscains présentés ici au premier rang suggèrent une origine dans un couvent de cet ordre, comme celui des cordeliers de Gray; mais une tradition fait provenir l'ensemble de l'abbaye cistercienne de Theuley.

Vierge à l'Enfant-reliquaire de l'ombilic du Christ
Paris (?), 1407
Argent doré, verre coloré
Provenance : trésor de l'église Notre-Dame-en-Vaux. Châlons-en-Champagne (Marne)
Cette statuette représente la Vierge couronnée, assise sur un trône architecturé et tenant un lys, fleur mariale; elle porte sur son genou droit l'enfant Jésus debout et bénissant. Une logette ménagée dans le ventre de l'Enfant contenait autrefois une relique qui semble être la seule du saint Nombril conservée en France. Cette œuvre, commandée par les exécuteurs testamentaires de Thibault des Abbés, bourgeois de Châlons, a sans doute été exécutée par un orfèvre parisien ou par un orfèvre champenois formé à Paris. Elle illustre avec brio le raffinement du milieu parisien vers 1400.

Saint Pierre délivré de la prison d'Hérode par un ange
Pièce d'une tenture de chœur
Pays-Bas méridoniaux (?), vers 1460
Laine et soie
Provenance: cathédrale Saint-Pierre de Beauvais (Oise)
Saint Pierre, emprisonné pour avoir prêché le christianisme, est miraculeusement délivré de prison par un ange. L'apôtre est vêtu de rouge, couleur de son futur martyre. Les gardiens dorment en armes. La tapisserie porte les armes de Guillaume de Hellande, évêque de Beauvais de 1444 à 1462, et celles du chapitre (l'ensemble des chanoines) de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais. Pascale
L'exposition temporaire
Les Licornes
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| Mon seul désir |
Mon seul désir
Tapisserie. Laine et soie. Pays-Bas méridionaux ou Paris (?), vers 1500
La composition ample met en valeur la Dame, debout devant une tente entrouverte, un motif souvent employé pour magnifier un prince ou un saint personnage, voire même la Vierge Marie. Malgré la présence de l'inscription <<< Mon seul désir », encadrée par les initiales A et I, l'interprétation de cette sixième tapisserie demeure mystérieuse : il est possible d'y voir un sixième sens, le sens du cœur, moral et spirituel.
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| Le Toucher, vers 1500 |
Le toucher
Selon les croyances médiévales, la licorne ne peut être domptée que par une jeune vierge. Pour évoquer le toucher, la dame effleure la corne de l’animal tout en tenant, de l’autre main, la hampe d’une bannière. Détail intrigant, les petits animaux qui parsèment cette tapisserie portent tous des colliers et harnais dotés d’anneaux en fer. Une manière, peut-être, d’associer le plus matériel et terrestre des sens, lié à l’acte charnel (et donc le moins spirituel selon la hiérarchie de l’époque) à la notion de possession. Car celui qui se laisse toucher se donne et s’abandonne…
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| Le Goût, vers 1500 |
Le goût
Dans une précieuse coupe tenue par sa suivante, la dame saisit une à une des dragées dont elle nourrit une perruche posée sur sa main gauche. Assis au premier plan, un singe au sourire espiègle porte à sa bouche une friandise dérobée, tandis que le petit chien, impatient de pouvoir lui aussi s’en délecter, attend son tour au pied de sa maîtresse. Une représentation du goût particulièrement joyeuse et éclatante !
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| L'ouie, vers 1500 |
Pour suggérer l’ouïe, la dame joue de l’orgue en pianotant gracieusement sur un clavier, assistée de la demoiselle. Celle-ci actionne solennellement les soufflets du bel instrument décoré de pierreries, d’un lion et d’une licorne sculptée. Un raffinement sans nul doute en accord avec la délicatesse de la mélodie, que le spectateur ne peut qu’imaginer…
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| L'Odorat |
L’odorat
Avec des œillets disposés sur un plateau que lui tend une jolie demoiselle, la dame confectionne une couronne de fleurs. Absorbée par cette tâche méticuleuse, la belle n’a pas remarqué le petit singe accroupi derrière elle. Auxiliaire sympathique à la compréhension du message, le primate hume le parfum d’une rose qu’il vient de chaparder dans un panier, mimant ainsi le sens représenté : l’odorat.
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| La Vue |
La Vue
Tapisserie. Laine et soie. Pays-Bas méridionaux ou Paris (?), vers 1500
Cette tapisserie est l'une des plus sobres de la série: il n'y a que deux arbres et seul le lion brandit l'étendard aux armes des Le Viste. La Dame a attiré la licorne auprès d'elle, comme le racontent et l'illustrent les bestiaires copiés tout au long du Moyen Åge: ils indiquent que seule une jeune fille permet la capture d'une licorne. Le sens de la vue est suggéré par la licorne qui se reflète dans le miroir tenu par la Dame.
Henrik Douverman (vers 1480-1543)
Vierge à l'Enfant assise
Kalkar? (Rhin inférieur, Allemagne actuelle), vers 1540 Bois (chêne), traces de polychromie
Retable de la Passion et de l'Enfance du Christ
Le Portement de croix, la Crucifixion, autour: les Sept Sacrements;
la Déposition de croix (registre supérieur)
L'Annonciation: la Visitation; la Nativité:
l'Adoration des Mages;
la Circoncision: la Présentation au Temple (registre inférieur)
Anvers, vers 1515-1520
Bois (chêne) polychromé
Marques anversoises de garantie de la polychromie et de l'achèvement du retable (le château surmonté des deux mains, montant droit de la caisse)
Ce retable est représentatif de la production anversoise, malgré la perte de ses volets peints. La caisse est divisée en trois compartiments principaux dans lesquels sont disposés des hauts reliefs narratifs, surmontés d'un décor architectural flamboyant. La surélévation du compartiment central évoque la silhouette d'une église gothique avec nef et bas-côtés.

Jan de Molder (ou de Moeleneere, mentionné à Anvers de 1494 à 11536)
Retable du Saint-Sacrement
La Messe de saint Grégoire (au centre, en haut): L'Adoration de l'hostie (au centre, en ba La Rencontre d'Abraham et de Melchisédech (à gauche): La Cène (à droite)
Anvers, 1513-1514
Bois (chêne) polychromé
Marques anversoises de garantie de la polychromie et de l'achèvement du retable (les deux mains, montant droit de la caisse)
Provenance: abbaye des Prémontrés d'Averbode (Belgique)
Le contexte de création de ce retable est connu grâce au contrat passé entre l'abbaye d'Averbode, dans le duché de Brabant, et le sculpteur et peintre anversois Jan de Molder. La commande est honorée à Pâques 1514, lorsque le retable est installé dans l'église abbatiale, sur l'autel du Saint-Sacrement. Cette destination explique l'iconographie particulière du retable, consacré au sacrement de l'eucharistie.

Vierge et Saint Jean d'un calvaire
Flandre ou Hainaut (nord de la France), 1er quart du XVIe siècle Bois (chêne), traces de polychromie

Maître Arnt (mentionné à Kalkar puis à Zwolle de 1460 à 11491)
Petit retable de la Passion
La Déploration du Christ avec un donateur chartreux présenté par saint André (dans la caisse): La Prière du Christ au mont des Oliviers, l'Arrestation du Christ, la Flagellation, le Couronnement d'épines, le Portement de croix, la Crucifixion (face interne des volets); La Nativité, l'Adoration des Mages (face externe) Kalkar (Rhin inférieur, Allemagne actuelle), vers 1483 Bois (chêne) polychromé huile sur bois
Cette Déploration est de la main de Maître Arnt de Kalkar, le principal sculpteur actif dans la région du Rhin inférieur à la fin du X * V ^ e siècle. Sa polychromie est dans un état de conservation exceptionnel. Dans le paysage de l'Adoration des Mages est représentée la ville de Kranenburg (près de Kalkar): sans doute le retable a-t-il été commandé pour une maison de l'ordre des Chartreux des environs par le donateur figuré en prière dans la caisse
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| Faculté de la Sorbonne face au musée de Cluny |