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mercredi 8 juillet 2026

Mercredi 8 juillet - HAZEBROUCK, des Augustins au musée

L'association "CULTURE ET DECOUVERTES" d'Hazebrouck organise des sorties estivales commentées, je n'ai jamais visité ce musée des Augustins. Je m'y suis rendue ce mercredi après-midi. 




Nous avons été accueillis par Mme Marie Flore COCQ, directrice du musée des Augustins, qui nous en a fait un decriptif de ce musée qui, autrefois, était le couvent des Augustins.

"Abrité par l'ancien couvent des Augustins, édifice à l'architecture caractéristique de la Renaissance flamande, le musée d'Hazebrouck fut créé et inauguré par l'abbé Lemire, alors maire, en 1927." 
Sa construction de style flamand date de 1616 ou 1630

C'est une visite à faire, Mme Marie Flore COCQ nous a décrit en détails principalement l'histoire, la construction, les diverses restaurations, les usages au fil des siècles, les détails architecturaux, etc...

L'histoire du Couvent des Augustins, longue de plusieurs siècles, est complexe et mouvementée. Il a traversé les difficultés de 'Histoire, s'inclinant enfin devant la Révolution Française qui allait lui,donner avec le temps, une nouvelle fonction.
C'est Jules Lemire, député-maire d'Hazebrouck, au sortir de la Grande Guerre en 1921, qui décide grâce aux dommages versés de restaurer l'édifice. Très endommagé par les bombardements, il le transforme en musée dans un geste quasi-visionnaire. 
Texte tiré du livre : "Du couvent au musée : les Augustins". Evolutions du XVII ème au XXI ème siècles.
Ce livre donne une bonne description de ce lieu, principaux titres :
  • Installation des Augustins à Hazebrouck en provenance de Gand.
  • Construction du Couvent : décision de construction du premier couvent en 1630.
  • Agrandissement du Couvent en 1718.
  • Construction de l'église en 1736.
  • Importance du collège
  • Religieux musiciens et orateurs au temps du Carême et de l'Avent.
  • Période révolutionnaire
  • Départ des religieux
  • La seconde vie du bâtiment
    • Hospice-hôpital
    • Les restaurations successives  du bâtiment : 1838, 1895, etc...
    • Armoiries des Pères Augustins d'Hazebrouck.
  • Après la guerre, transformation des salles de l'étage.

Le géant Roland

C'est en 1930 que l'Association Philanthropique décide la création d'un géant processionnel connu, comme on commence à en rencontrer dans de nombreuses villes du Nord à l'époque. L'évocation d'un comte de Flandre est retenue. Ce sera Roland Van Hazebrouck, seigneur du XIII° siècle qui participa à la 4ème croisade en 1202 et se distingua à la prise de Constantinople.
L'ébauche de sa tête fut réalisée par l'artiste local, Pierre VANVESIEN, et sculptée par Georges REGNAULT Il symbolise un chevalier protecteur de la Ville; sur son bouclier figure un lièvre rappelant l'étymologie d' Hazebrouck (marais aux lièvres). Les losanges doivent être issus des armoiries familiales, que l'on peut retrouver sur les arcades d'une ancienne porte de l'église St-Eloi.
Le géant Roland est le seul géant de l'association à ne pas être porté. Son poids et sa structure l'ont contraint à utiliser une charrette tirée par trois ou quatre hommes lors de ses quelques sorties uniquement hazebrouckoises.














Le couvent des Augustins et le nombre d'or
Blandine DENDIEVEL




La visite commentée est terminée, je fais la découverte de l'intérieur du musée (collections permanents et provisoires)




Les pivoines
Huile sur toile
César PATTEIN

Je pénètre dans une grande salle où se trouve une exposition temporaire d'un articte Afranio FONSECA

La porte de l'ancienne prison
A l'avant une oeuvre d'Afranio Fonseca

Dans cette pièce, je rencontre une connaissance, Mr Jean-Philippe LE GUEVEL, il nous avait guidé pour une balade de 9 km environ avec commentaires en passant entre autre par le jardin ouvrier "Le Rocher" où se trouve le jardin de Dany et Jeannine, c'était le mardi 16 avril 2024. L'après-midi nous avions découvert la visite de la maison de l'abbé Lemire













TISJE TASJE
Tisje Tasje représente Jean Baptiste VANGREVE LYNGHE qui a réellement existé de 1768 à 1842.
Doté d'une intelligence supérieure à la moyenne, le curé de Buysscheure l'envoie au Couvent des Guillemites. Son désir de liberté le pousse à être colporteur de la Lys à Dunkerque: Jean Baptiste est vite surnommé Tisje auquel on ajoute Tasje puisqu'il vendait entre autres, des tasses. Marchand ambulant, il racontait de nombreuses histoires et on lui en attri-bua beaucoup.
Défendant la Flandre et de surcroît, sachant écrire, il participerc à la rédaction du Cahier de doléances de Cassel pendant la Révolution Il aurait pu être député mais il fut déçu des suites de la révolution et écrivit des pièces de théâtre en flamand dont une à la gloire de Louis XVIII.
Erigé en géant par Maurice DESCHODT, première sortie en février 1947, Tisje Tasje est habillé d'une vareuse bleue avec un foulard rouge à pois blanc noué autour du cou, sa casquette droite est noire. Sa tenue représente le flamand du XIX siècle. Avec sa pipe à la main droite, il symbolise parfaitement l'esprit populaire flamand à la fois sage et espiègle.

TORIA
Toria, l'épouse de Tisje Tasje, est vêtue du costume de flamande fin XVIII° (chemisier blanc, châle, jupe avec tablier et bonnet de l'époque). Elle pos-sède un bouquet de fleurs symbolisant la beauté et la délicatesse des femmes. Toria est un diminutif flamand de Victoire ou Victoria
Toria ne représente pas la femme réelle de Tisje Tasje puisqu'il fut marié par deux fois.
Marie Compagnon fut la première épouse et lui donna huit enfants avant de décéder en 1804. Félicitée Schoonaert deviendra la seconde épouse de Tisje Tasje en 1806, cette union verra deux enfants: Jacques Louis Napoléon et Barbe Louise Reine dite Barbara.
Toria accompagne Tisje Tasje la plupart du temps lors de ses sorties.

Tisje Tasje et Toria ont deux enfants :

BABE TISJE
Babe Tisje vit le jour en 1980, elle fut fabriquée par Stéphane Deleurence Barbe Reine Louise, second enfant issu du mariage de Tisje Tasje avec Reine Félicitée Schoonaert, est née le 21 novembre 1810.
Plus connue sous le surnom de Babe Tisje, elle accompagnait son père sur les marchés, elle lui ressemblait avec son esprit de malice, de logique, de bon sens, en un mot de bonne flamande,... Elle était proche de son père et avait <<< l'esprit Tisje Tasje ». Mal fagotée, ses cheveux en bataille évoquent son côté malicieux et espiègle, elle semble revenir du marché avec son panier dans
lequel se tient un lièvre qui rappelle l'étymologie d'Hazebrouck : le marais aux lièvres.

ZOON TISJE
Zoon Tisje vit le jour en juillet 1998, également fabriqué par Stéphane Deleurence.
Jacques Louis Napoléon*, fils de Tisje Tasje avec Reine Félicitée SCHOONAERT est né le 30 Août 1807. Il sera instituteur, notamment à Wulverdinghe. Zoon Tisje est vêtu d'un gilet de velours sur une chemise à car-reau, il porte autour du cou le foulard rouge à pois blancs iden-tique à celui de son père. Sa jeunesse est remarquable grâce à sa casquette rouge rappelant Gavroche. Il semble revenir d'une ducasse avec son moulinet, jeu enfantin évoquant l'importance du vent en Flandre. Dans sa main droite, il a une gaufre ou <<<wafel>>: sucrerie traditionnelle flamande que l'on trouve encore aujourd'hui dans les fêtes et kermesses.











mardi 7 juillet 2026

Mardi 7 juillet - AIRE SUR LA LYS

De bon matin ce mardi, je me dirige vers le parking de covoiturage près de la caserne des pompiers, la ville d'Aire-sur-la-Lys s’éveille doucement. La balade urbaine commence par le Barreau des Alliés puis la rue des Tanneurs pour rejoindre la Grand'Place. Les façades des belles demeures, soigneusement préservées, dévoilent de jolies sculptures.

Il faut prendre le temps de lever les yeux, et bien souvent on découvre des détails souvent ignorés en particulier les sculptures sur les frontons, témoins d’un autre temps.

Puis je rejoins la Lys et je la longe rue du Moulin.
Passant près de la chapelle Beaudelle puis l'ancien couvent des soeurs grises, j'arrive au port de plaisance, paisible : bateaux amarrés, reflets dans l’eau claire. Je termine la boucle par un passage à l'arrière de la Collégiale saint Pierre, au niveau du square du monument aux morts près du terrain des sports puis un rapide coup d'oeil vers la place des Béguines avant de rejoindre la rue des Clémences puis rue de Saint-Omer, Grand Place. Je rejoins le parking en empruntant un passage ignoré de moi, de la rue du général Leclerc, le quartier "Guillaume de Biennes", rensignement pris auprès de la factrice; j'en ressort rue des Tanneurs.

Au fil de la promenade, d'à peine 6 km, saluer les habitants croisés, un bonjour échangé, un sourire partagé, fait de cette balade matinale, en plus, un vrai moment de bonheur simple.

Le Barreau des Alliés

Le Barreau des Alliés

Le Barreau des Alliés

Rue des Tanneurs




Rue du général Leclerc



Rue du Château
L'ancienne perception

Rue des Sablons

Angle de la rue des Sablons
et de la Rue du Château

Rue du Château
Entrée vers l'ancienne chapelle du couvent des Capucins

Caserne G ou C de Crémilles,
ancienne caserne des Capucins

L'ancienne chapelle du couvent des capucins
1630 ou 1680 ?



Une ancienne brasserie le long de la Lys



Rue du Moulin (ancienne rue des Tripiers)

La rue du Moulin est équipée d'une vidéosurveillance !


La chapelle Beaudelle

La Lacquette rejoint la Lys le long du centre hospitalier

L'ancien couvent des soeurs noires

La partie non voilée de la collégiale, 
la tour est en travaux, ça devrait se terminer...






Le port de plaisance









La place des Béguines



Rue de Saint-Omer

L'ancien Hôpital Saint Jean Baptiste
Pôle Saint Jean Baptiste


La cour intérieure du pôle Saint Jean Baptiste

La cour intérieure du pôle Saint Jean Baptiste










Quartier de la résidence Guillaume de Biennes



L'entrée de la résidence Guillaume de Biennes
par la rue des Tanneurs