Le Parc de Wesserling est une réelle cité usine dans un paysage rural de 42 ha, avec château, jardins, villas, ferme et 60 000 m² d’usines de différentes époques.
Voici un lien vers une présentation de
Voici un autre lien vers une présentation dans le cadre de l'émission de Stéphane Bern :
le monument préféré des français
PEPEUF PRESENTE
LA ROBE EN PAPIER DE CANNES 2026
UNE CREATION UNIQUE, ÉTHIQUE ET ENGAGÉE
IMAGINÉE ET RÉALISÉE PAR LA CREATRICE
TANIA ZEKKOUT


La cuisine des couleurs
La teinture
Jusqu'au milieu du 19e siècle, on ne connaît que les teintures d'origines végétales, animales ou minérales.
Ces colorants naturels n'ont pas ou peu d'affinités avec la fibre textile. C'est pourquoi on les utilise avec des mordants (appelés alors «drogues»). Ce sont habituellement des sels métalliques ayant la propriété de fixer le colorant dans la fibre, que l'on imprirne sur le tissu à l'aide des planches de bois aux motifs graves en relief.
Le tissu passe ensuite dans un bain de teinture qui révéle» les motifs sur les parties de la tolle imprégnées de mordants.
operations Suivent alors differentes permettant de blanchir les parties du tissu non mordancées qui comportent un dépôt coloré expositions des toiles sur les pres, desencollage, débouillissage bousage, immersion dans un bain de liqueur, flambage puis lavage et battage étant de rigueur eritre chacune de ces opérations afin d'obtenir un tissu ayant une bonne affinité tinctoriale
La gamme complète des couleurs ne peut pas être obtenue par teinture le bleu et le rouge sont imprimés directement sur la toile. Ces couleurs sont tirées de décoctions et d'extraits de plantes et de bois tinctoriaux épaissis à l'amidon, auxquels on ajoute un peu de mordant d'aluminium
Les combinaisons adroites des quelques colorants disponibles à l'époque servent a la production des belles Indiennes.
En 1788, Wesserling emploie 100 coloristes, teinturiers, satineurs et bouilleurs.
Plantes tinctoriales utilisées à Wesserling en 1786 :
La garance provient surtout de la région d'Haguenau. Elle fournit toute une gamme de rouges.
L'indigo ou le pastel, qui provient d'Amérique centrale et d'Inde, permet de teindre en bleu.
Les graines et fruits séchés de différentes espèces de nerpruns, importés d'Europe méridionale ou d'Asie mineure, sont utilisés comme colorants jaunes.
La gaude est une plante à fleurs jaune, originaire d'Europe occidentale. On se sert de son herbe séchée pour teindre en jaune.
Le bleu de Prusse est un composé chimique découvert à Berlin en 1706.
Le Bois de Sainte Marthe, provenant du Brésil, donne une couleur rose.
Drogues utilis Wesserling en 1786 :
La gomme de Barbarie
L'amidon
Le sel de Saturne
L'alun de Liège
Le savon de Marseille
L'huile de vitriol de Saxe ou d'Angleterre
Le vitriol de Chypre
La couperose
La potasse
La gomme de cerisier
Larsenic rouge
La terre de pipe
La noix de Galle
blanche
Le jus de citron
Le vinaigre
La bouse de vache
Le vieux fer

L'impression à la planche de bois
En Europe, l'utilisation d'une planche gravée pour reproduire un motif remonte au Moyen Age. Estampe sur papier et impression textile se mêlent dans une commune origine qui reste mal connue. Les colorants employés se signalent par leur très faible adhérence au tissu. Si l'outil et les gestes sont déjà ceux de l'impression, les procédés chimiques l'en distinguent. Seul l'apport des savoirs-faire venus de l'Inde permet au cours du XVIIe siècle, le passage d'un décor précaire à une réelle impression, suffisamment stable. La planche de bois est le premier procédé utilisé par l'impression textile européenne.
La planche de bois est à l'origine de l'impression textile européenne. Au XVIIIe siècle, c'est le procédé le plus utilisé. La mise au point des machines à rouleaux de cuivre au tournant du XIXe siècle ne la fait nullement disparaître, loin de là. Les ateliers d'impression à la planche de bois sont innombrables jusqu'au début du XX ème siècle, même si leur faible productivité par rapport à l'impression mécanisée tend à les spécialiser dans les productions haut de gamme. L'impression à la planche subsiste, quoique de façon un peu marginale, jusque dans les années 1980.
La planche de bois gravée en relief s'inspire des outils de l'estampe sur papier. Les essences dures (bois fruitiers mais aussi houx et buis pour les petites planches) sont gravées à la main. Au cours du siècle, l'outil s'allège: seule une mince plaque de bois fruitier est gravée, puis collée sur un bloc de bois tendre, noyer ou tilleul. Autre amélioration, l'insertion au marteau de picots métalliques pour former des motifs de points, et de lamelles de laitons selon le contour des dessins à imprimer, autorise une grande finesse d'exécution.
L'impression à la planche de bois s'effectue sur une table d'environ 2 m, de long sur 1 m. de large, recouverte de deux gros draps pour amortir le coup de planche. A côté de la table, le châssis contient les mordants ou les couleurs. Il s'agit d'un baquet de bois rectangulaire, d'environ 60 X 80 cm, dont le fond est rempli de gomme celle qui suinte des cerisiers par exemple-pour assurer l'élasticité du mouvement lorsqu'on y pose une planche. Un cadre dont le fond est tendu d'un drap fin est posé sur la gomme recouverte d'une toile cirée isolante. La pâte d'impression est déposée sur ce drap et répartie avec un chiffon ou, comme le conseille le manufacturier bålois jean Ryhiner, avec "un torchon fait avec un morceau de vieux chapeau", afin que la planche se charge de façon homogène. Ce travail de préparation est confié à de jeunes enfants, les garçons tireurs, qui veillent également à l'entretien des châssis, des planches et des draps qui recouvrent la table. L'imprimeur pose la planche chargée de matière colorante sur la toile en prenant ses repères grâce à des picots métalliques placés aux coins, et donne un coup de maillet.




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| Le graveur sur cuivre |
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| Le graveur sur planche de bois |
Deux familles alliées : les ROMAN et les GROS orchestrent l'essor du site de Wesserling
Voici un lien vers un article en PDF à découvrir en faisant un clic ci-après :
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| Le boudoir de Catherine GROS |
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| Le salon des gravures |
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| Le salon des gravures |
Le salon des gravures
Le cabinet de curiosité
De nombreux dessinateurs et créateurs de talent étaient employés à la manufacture, ce qui ne manqua pas de stimuler certaines vocations artistiques dans le «Petit Paris».
Jacques-Gabriel Gros, passionné de peinture et d'art, profitait de ses nombreux voyages pour visiter de grandes expositions culturelles et artistiques et ramenait à Wesserling des œuvres.
En 1853, sur le modèle prisé de l'époque des cabinets de curiosité, il decida d'installer dans l'une des salles du château des gravures, des lithographies et des dessins de sa collection personnelle. Cet espace fut source d'inspiration pour les créations artistiques textiles.
Cette salle qu'il nomma «Le salon de gravures était alors ouverte à tous les membres de sa famille mais aussi de manière plus générale à toutes les personnes résidant à Wesserling. Il voulait entretenir le goût des Arts dans la colonie de Wesserling et procurer une récréation agréable à ses membres, quand par mauvais temps, ils sont privés de promenade».

Mise en place d'une importante politique sociale en faveur des ouvriers au 19ème siècle
La création de caisses de secours et de retraite dès le 19ème siècle
La gratuité des frais médicaux dès 1816
Les oeuvres sociales : une réponse de Wesserling face aux difficultés
Un pacte avec l'église catholique
Un encouragement de Wesserling à la vie scolaire dans le site et dans la vallée
Wesserling : un petit paradis paternaliste ?
Le village des ouvriers paysans.
Il est composé de maisons installées le long d'une rue. On trouve au rez-de-chaussée de ces petites fermes une étable pour quelques vaches ou chèvres mais aussi un tissage à domicile ou un atelier artisanal. L'accès au logement se fait souvent par un escalier extérieur, le lauwa. La maison est entourée d'un jardin et d'un verger. L'église, la mairie-école et le bistrot sont des lieux communs pour les habitants. Les fontaines publiques sont utilisées pour l'eau potable et pour abreuver les troupeaux de vaches et de chèvres. Le village accueille quelques artisans: voiturier, forgeron, meunier, scieur... De grands pâturages communaux entourent la localité.

Les ouvriers-paysans faisant les foins.
Ils font les foins au début de l'été pour disposer de nourriture pour leurs 2 vaches ou 3 chèvres en hiver. Tout se fait quasiment à la main.
Chaque jour le vacher ou chevrier communal rassemble les animaux du village pour les emmener paître dans de grands pâturages communaux. On y trouve une « place des tilleuls » pour le repos des bêtes.
Une grande tour en bois, le «fackel» est construite chaque année par les conscrits sur le haut d'un pâturage, elle sera brûlée lors d'une fête à la Saint-Jean, le 24 juin.

Les ouvriers paysans aux labours.
Chaque famille d'ouvriers-paysans a une petite surface agricole de 1 à 2 hectares. Ce sont des prés de fauche sur les terrains humides, le long des rivières et des champs sur les terrains plats. Il y a également des terrasses dont certaines sont installées dans un coin des pâturages communaux et loués à vie à une famille : les «kritters». On y cultive des pommes de terre, des légumes, quelques céréales et du chanvre textile.
Les bûcherons dans la grande forêt communale.
Plus de 10% des hommes du village sont dans les métiers de la forêt. Sous la direction du garde-forestier, ils abattent les arbres avec une scie ou une hache. Ils les débitent en troncs ou en bois de chauffage. Ils les descendent de la montagne par un chemin de «schlitte» ou en les traînant avec des bœufs. Certains font des fagots avec du petit bois. Un randonneur chemine le long d'un sentier du club vosgien.
Les charbonniers et la cueillette dans les forêts d'altitude.
A partir de 900 m, le hêtre, dominant, est exploité en charbon de bois, plus facile à descendre et à vendre. Des habitants récoltent des fruits de la forêt et des chaumes: champignons, myrtilles, arnica, gentiane... Un randonneur monte vers la ferme-auberge. Des contrebandiers traversent la ligne bleue des Vosges pour profiter des différences de prix entre l'Allemagne et la France.

Les chaumes et la ferme auberge.
Pour exploiter les pâturages d'altitude appelés les chaumes, du printemps à l'automne, les communes ont construit des bâtiments d'estive «les marcaireries». Elles ont été transformées en fermes-auberges à partir de 1880. Les ouvriers-paysans confient au marcaire des vaches ou génisses. Ce dernier fait dans sa cuisine du fromage de montagne, le «bargkass». Des enfants gardent les troupeaux sur les grands pâturages de montagne. Une petite auberge accueille les gens du village mais également les premiers touristes qui empruntent les sentiers du club vosgien. Une place de danse, le «tanzboda», permet de faire valser tout ce monde au son de l'accordéon.






Les Jardins d'Ulysse
Le cheval de Troie
Marc WALTER, réalisation Benoît BENNI, avec la participation des élèves du Collège Walch de Thann, accompagnés par Jean-Jacques GIBAUD.
À l'initiative d'Ulysse, des guerriers grecs réussissent à pénétrer dans Troie, assiégée en vain depuis dix ans, en se cachant dans un grand cheval de bois offert aux Troyens.
Cette ruse de guerre entraîne la chute de la ville et permet le dévouement de la guerre. Le Cheval de Troie symbolise la victoire de l'intelligence sur la force brute.
Cette œuvre immersive nous amène à réfléchir sur les apparences et à se méfier des leurres et des promesses « trop belles pour être vraies », tandis que nous faisons toujours davantage face à des arnaques plus évoluées sur internet ou au téléphone.
Le concepteur nous invite ici à prendre de la hauteur pour embrasser les horizons et s'immerger pleinement dans les jardins. Le temps de votre visite, vous devenez un guerrier grec caché dans le Cheval monumental et en redescendez transformé(e).
Les branchages symbolisent les hommes morts au combat.



Les Jardins d'Ulysse
L'Île Eéa de la magicienne Circé, le royaume du monde végétal
Hugo CARTON, Céramiste sculpteur, Charlotte RENAULD, Artiste plasticienne, Nicolas BARBEROT, Plasticien et clown
Nous connaissons bien Circé, fille d'Hélios et de la nymphe Persée, pour avoir transformé les compagnons d'Ulysse en pourceaux. Mais qui est cette femme que l'ou considère comme la plus puissante magicienne de la mythologie? Comment vit-elle seule sur son ile, exilée et bannie des Dieux?
Venez vous asseoir dans son somptueux palais, elle vous racontera son histoire et, dans sa forêt sauvage, elle vous révélera la magie des plantes. Circé est, on peut le dire, une magicienne des plantes. Son intuition végétale est son pouvoir. Scule sur cette ile, elle a appris à développer ce pouvoir inné et à créer des potions des plus puissantes pouvant transformer un mortel en Dieu, une nymphe en monstre terrifiant, des hommes en pourceaux, et plus encore.
Cette parcelle est une ode au monde végétal mais aussi aux femmes qui peuvent, malgré la domination masculine, révéler leur indépendance, leur force créative et leur autonomie. Pour cette parcelle, les concepteurs souhaitent, au-delà de vous faire connaitre le mythe de Circé, célébrer le monde végétal et montrer comment les plantes les inspirent dans leur quotidien et leur permettent de créer de nouvelles formes toujours plus innovantes et écologiques.



Les Jardins d'Ulysse
<< Ithaque au bout du parcours >>>
Célia HERMANS
«Te voilà embarqué, comme Ulysse, dans une grande aventure. Devant toi s'ouvre un parcours mystérieux, un chemin rempli d'épreuves. Pas à pas, tu avanceras vers Ithaque, ton ultime destination. Ton voyage te mènera à travers une succession d'iles étranges et envoûtantes. Chacune possède ses secrets et ses défis.
Autour de toi, la nature se transforme. Le long des sentiers, des végétaux aux nuances de bleu ondulent dans le vent, comme des algues bercées par la mer.
Ici, tu n'es pas un simple spectateur, tu deviens explorateur, Sauras-tu relever les défis qui entravent ton parcours, affronter les ruses des dieux, déjouer les enchantements et aider tes compagnons de voyage?
Tu traverseras d'abord l'ile des Lotophages, puis tu affronteras l'impressionnant Cyclope. Ton périple te conduira ensuite vers l'ile mystérieuse de Circé. Tu passeras également par l'ile d'Hélios, avant d'atteindre la prison enchantée de Calypso. Enfin, tu arriveras sur l'ile accueillante de la princesse Nausicaa.
Tout au bout du chemin, la mer s'apaisera enfin. À ce moment, tu poseras le pied sur l'ile d'Ithaque. C'est là, qu'après tant d'aventures, tu pourras te reposer et contempler le chemin parcouru.
Bon voyage !

Les jardins d'Ulysse
<<< De Charybde en Scylla... >>>>
Œuvre créée par Noé HILDENBRAND, Ferronnier d'Art de formation et technicien au Parc de Wesserling
Cette œuvre fait référence au passage d'Ulysse et de ses hommes dans le détroit où, d'un côté, se trouve Charybde et, de l'autre, Scylla, deux divinités à la fois opposées et complémentaires. Charybde est la fille de la Terre et de Poséidon. Punie par Zeus pour sa voracité car elle avait dévoré des animaux du troupeau de Géryon, elle a été précipitée dans la mer et est devenue un monstre. Quant à Scylla, à l'origine une belle nymphe, aimée des dieux et des mortels, elle est transformée par Circé en monstre après avoir séduit Poséidon. À elles deux, elles incarnent le spectre du naufrage et de la mort, condensant les dangers encourus en mer. Six hommes de l'équipage périront, ce sont des obstacles symboliques qui rappellent que le retour à la maison exige des sacrifices, et que même le plus rusé des héros ne peut tout contrôler...>>











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| La ferme patronale |
Le parc rural de la ferme
Le parc rural est installé sur une colline (une moraine secondaire) en face du château, au le lieu-dit des << Reines >>> (Die Raine).
Avant le rachat par les manufacturiers, en 1860, ce secteur est occupé par des prairies permanentes sur la partie plate qui longe la route et par un pâturage maigre sur la moraine collinaire.
Avec la construction du chalet et de l'étable, les 5 hectares de la moraine sont aménagés en parc romantique mais également en pâturage pour les vaches et autres animaux de la ferme.
L'actuel pré de fauche (le long de la route, derrière l'étable, est au 19e siècle un verger (pommiers, cerisiers, noyers...) et le potager familial du régisseur (2-3 ares). Les manufacturiers ont leur propre potager de l'autre côté de la route.
Aujourd'hui, la partie plate sert toujours de pré de fauche. Elle accueille également un jardin de production de l'association « les Jardins de Wesserling >». La moraine quant à elle, est un parc d'animation pour le site.

L'étable
L'étable à vocation industrielle est créée vers 1870 pour alimenter l'usine en bouse et en urine de vache, effluents destinés à fixer les colorants. Les techniques traditionnelles d'imprégnation des tissus combinent des bains de cendres au petit lait, mais ce sont essentiellement la bouse et l'urine des vaches qui servent au procédé de fixation des couleurs (la bouse permet le dégorgeage des toiles de coton mordancées). Ces savoir-faire marquent les premières étapes de l'indiennage à Wesserling, reliant de ce fait l'industrie à l'agriculture.
L'étable accueille ainsi une quarantaine de vaches laitières qui produisent aussi du lait vendu à faible prix aux ouvriers de la manufacture.
Mais des fin du 19e siècle, les usines chimiques de Thann et de Mulhouse savent fabriquer du chlore, de l'acide sulfurique et de l'alun artificiel, pour les mordants. La technique du bousage est abandonnée. La rentabilité de la ferme est remise en cause. Au début de 20e siècle, les fermiers ne vont plus assurer que des prestations pour la manufacture, comme le transport des déchets d'usine à la décharge, l'approvisionnement en combustible, le déneigement, le sablage ou le ramassage des ordures ménagères, et de la production alimentaire pour la colonie des patrons.
Aujourd'hui, l'étable reste un bâtiment agricole, utilisé pour l'hivernage des bovins de jeunes agriculteurs de la vallée, qui n'ont pas encore un bâtiment agricole assez grand.

La ferme de Wesserling
Le parc rural est installé dans la seconde partie du 19e siècle sur une colline (une moraine secondaire) en face du château, avec la construction d'un chalet qui fait office d'étable et d'écurie. C'est le lieu-dit des « Reines >> (Die Ralne).
Construit en 1862 dans un style suisse par Jean-Gaspard Roman, ce chalet approvisionne en produits frais les trois cent cinquante habitants, dont 50 domestiques, de la communauté des manufacturiers. Il leur faut produire une partie de leurs aliments sur place. Ils élèvent des vaches, poules et cochons, d'abord dans les écuries du château, puis dans ce chalet suisse. Les chevaux qui tirent les calèches sont logés dans des écuries dont l'une est dans le chalet.
Les 6 hectares de la moraine sont aménagés en nouveau parc romantique mais également en pâturage pour les vaches et autres animaux de la ferme.
L'étable est créée vers 1870 avec une vocation industrielle, pour alimenter l'usine en bouse et en urine de vache, effluents destinés à fixer les colorants.
Les techniques traditionnelles d'imprégnation des tissus combinent des bains de cendres au petit lait, mais ce sont essentiellement la bouse et l'urine des vaches qui servent au procédé de fixation des couleurs. Ces savoir-faire marquent les premières étapes de l'indiennage à Wesserling, reliant ainsi
l'industrie à l'agriculture.


Le chalet suisse
Le chalet de Wesserling comporte, sur une cave voûtée en pierre, un rez-de-chaussée maçonné et un étage en structure et bardage bois.
Il présente une architecture typique du courant helvétique du 19e siècle. Les décorations en bois, finement ciselées, sont rapportées en trompe-œil.
Au rez-de-chaussée, on trouve une étable et une écurie, une sellerie et une cuisine- laiterie.
À l'étage, accessible par un bel escalier extérieur, se trouve 3 pièces pour la famille du régisseur, une grande pièce où sont déposés des biens alimentaires, le bureau du patron, et 2 pièces de valets.
La cave voutée sert de stockage alimentaire, avec des pommes de terre, oignons, conserves diverses, etc.
À partir du 20e siècle, l'écurie et l'étable du chalet furent transformés en chambres pour le gérant, puisqu'il y avait assez de place pour les animaux dans la grande étable.
Depuis sa reconstruction suite à un incendie criminel en 2002, le chalet a retrouvé ses espaces d'origine qui servent de lieu d'animation.


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La Grande Chaufferie Les trémies en haut pour recevoir le charbon |
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La Grande Chaufferie L'une des 3 chaudières |
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La Grande Chaufferie L'intérieur d'une chaudière |
Aménagement
d’un parcours muséographique dans la Grande Chaufferie à
Wesserling
Cette
ancienne centrale thermique, propriété de la Communauté de
communes de la Vallée de Saint-Amarin, est un témoignage unique de
l’industrie énergétique du XXème siècle. Composée de deux
bâtiments juxtaposés, elle abritait 3 chaudières à charbon et une
turbine à vapeur permettant d’assurer l’alimentation du site en
électricité et vapeur. Elle présente un intérêt patrimonial
notoire, car si l’usage de telles machines n’était pas rare, il
est aujourd’hui exceptionnel d’avoir la possibilité de visiter
pareille structure. Les chaudières, d’une quinzaine de mètres de
hauteur, occupent quasiment tout l’espace intérieur tandis que se
déploie autour d’elles une galaxie de tubulures, de tuyauteries,
d’escaliers suspendus, de garde-corps et de passerelles.
Source du texte : Parc de Wesserling

Le laboratoire d'essais : une usine miniature
Le laboratoire d'essais textile de Wesserling, actif de 1945 à 2003, disposait d'un équipement de pointe pour garantir la qualité des tissus à chaque étape de leur production. Les tests réalisés dans le laboratoire couvraient la résistance des matériaux, la solidité des colorants et la durabilité des articles finis face aux produits chimiques, au chlore et à la lumière. Parmi les appareils utilisés figuraient des spectromètres pour analyser les couleurs, des machines d'impression pour tester la tenue des motifs, ainsi que des équipements de résistance à la traction et à l'abrasion pour évaluer la durabilité des tissus.
Les rames, destinées à fixer les colorants, et les foulards, qui imprégnaient les tissus pour vérifier leur réaction aux traitements spécifiques, faisaient également partie de l'arsenal du laboratoire. Des appareils de lavage simulaient les effets de lavages répétés à différentes températures, garantissant la résistance des tissus et les qualités qui les classifiaient (imperméable, anti-uv etc)
Un aspect clé des tests effectués à Wesserling était la certification des laborantines, particulièrement pour les tests réalisés pour des clients prestigieux comme Marks & Spencer. Ces tests étaient effectués sous des critères stricts de qualité et de conformité. Les laborantines, formées et certifiées pour ces contrôles spécifiques, étaient chargées de vérifier minutieusement la solidité des colorants et la résistance des tissus aux contraintes mécaniques et chimiques, garantissant ainsi la conformité aux exigences des grandes marques. Leur expertise permettait de valider que les produits répondaient aux normes les plus rigoureuses.
En parallèle des tests formels, des méthodes empiriques étaient utilisées pour des contrôles rapides. Par exemple, le test de la patte mouille, consistant à frotter un tissu humide pour évaluer la stabilité des colorants, permettait de détecter rapidement un dégorgement de couleur ou une mauvaise fixation. D'autres tests manuels, comme la vérification de la résistance à la déchirure à l'aide d'un test << au pouce », ou la détection de l'amidon par un simple test d'iode, complétaient ces contrôles.
En 1957, le laboratoire compte 22 personnes, se réduit à 14 en 1970 et à 2 à la fermeture de 2003. Il est dirigé entre 1955 et 1974 par le même responsable. Parmi les marques célèbres fournies figuraient Dior, Toile d'Avion, Noveltex, Marks & Spencer ...
Le laboratoire de Wesserling était donc un lieu d'innovation et de rigueur, combinant des technologies modernes comme les spectromètres avec des méthodes traditionnelles et empiriques. Grâce à l'expertise et à la certification des laborantines, les tissus produits étaient garantis conformes aux exigences strictes des marques telles que Marks & Spencer, assurant à la fois qualité, durabilité et fiabilité.
Dans l'industrie textile française, les laboratoires continuent de fonctionner sur le même principe, et le contrôle qualité intervient à chaque étape du process textile par le biais de capteurs ou de passages sur des tables de visite lumineuses.





Promenade à travers le temps
Wesserling: plus de deux cents ans de production textile.
Sa durée d'activité, 230 ans, ainsi que la très haute qualité de ses productions font de Wesserling un site indutriel exceptionnel.
Au XVIII siècle, c'est l'unique manufacture d'Alsace à être honorée du qualificatif de "Royale". Elle s'appellera désormais : Manufacture Royale de Wesserling.
A partir de 1870, Wesserling passe sous tutelle allemande. Elle doit s'adapter à un nouveau marché et à de nouvelles règles de concurrence.
Après la première guerre mondiale, le retour à la France et la crise économique de 1929 provoquent de nouveaux bouleversements qui ruinent l'entreprise.
Si le XIXe siècle est dominé par les patronymes des familles "Gros" et "Roman", qui se sont impliquées de génération en génération dans le développement du site, le XXe siècle, quant à lui, reste imprégné du nom de Marcel BOUSSAC.
Les tissus Gros Roman et les tissus Boussac sont deux marques qui ont atteint une renommée internationale et qui, aujourd'hui encore, sont symboles de qualité.



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| La Grande Chaufferie |
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| L'ancien transformateur |