Ce mardi 10 février, Pascal nous a offert une balade commentée, il a repris avec Vincent les recherches de Lynn suite au décès de cette dernière en janvier 2025. Vincent s'était proposé pour réaliser en binôme avec Pascal cette balade, mais son planning de travail ne lui a pas permis, et je ne pouvais plus remettre à plus tard la balade en raison des vacances scolaires et aussi parce que les sorties suivantes étaient réservées (Gravelines, Fauquembergues et Renty, Arras)
Nous étions 29 précisément ! plusieurs inscriptions de dernière minute. Il était demandé sur l'invitation de s'inscrire avant fin janvier. Nombre important pour une balade commentée, Pascal a une bonne voix et il a su capter l'attention de tous !
C'est une balade à renouveler plusieurs fois, l'association "Aire Animation Patrimoine" propose des balades commentées faites par des guides bénévoles, elles sont commentées, de grande qualité et en plus elles sont réalisées par des airois pour la plupart, ils nous transmettent leur passion !
Je ne suis pas l'auteure de ce qui est écrit en italiques dans cet article.
Un ordre religieux est un ensemble d'hommes ou de femmes vivant un commun idéal de perfection chrétienne "à la suite du Christ" (la sequela Christi) tel que défini par les orientations d'une règle religieuse propre. Dans la gamme des ordres religieux deux tendances générales sont présentes :
Les ordres dits "contemplatifs" cherchent l'union à Dieu dans une vie de prière et d'ascèse personnelle en retrait du monde, tandis que les ordres dits "apostoliques" cherchent l'union à Dieu dans le service des autres et l'engagement direct dans la société humaine.
Tous, moines ou moniales (dans les "ordres monastiques") comme les autres religieux, prononcent des vœux religieux.
 |
| Plan d'Aire entre le XIème et le début du XVI ème siècle |
 |
Plan de la ville d'Aire sur la Lys à la fin du XV ème siècle réalisé à partir de plan de Deventer |
Place des Béguines :
Le couvent de la présentation de Notre-Dame.
Les Béguines logent dans des maisons ou appartements privés. Elles sont "semi religieuses". Elles n'ont pas fait le vœu de pauvreté.
Le presbytère est une ancienne école "les jardins de Notre-Dame" et avant était à un moment donné une prison pour femmes.
 |
| Le presbytère, place des béguines |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
Emplacement du couvent Notre Dame de la présentation Les maisons de béguines et la chapelle Capture d'écran d'un plan de 1743 reproduit par Ingéo
|
 |
Les maisons des béguines devaient se situer à l'emplacement de l'école de musique |
Lien vers la publication de Lynn Morrell : Publication du 3 juin 2022 sur le groupe FB
Voici le contenu :
 |
Photo du plan relief de la ville d'Aire
|
 |
| Date : ? |
Depuis le 13éme siècle, 600 ans de Béguines à Aire.
Apprenant que nous avions un béguinage à Aire, vous visualisez peut-être celui de Bruges, un joli havre, peint en blanc. Chez nous, le béguinage (connu comme le « Couvent de la Présentation ») n’était pas clos. C’était une zone accolée aux fortifications, tout près de la Collégiale dans le quartier ecclésiastique. Il y avait une chapelle, un réfectoire, et les appartements des béguines.
Vous voyez leur chapelle, encerclée ici, sur le plan relief de 1745. Le couvent au premier plan est celui des Sœurs Grises, arrivées bien après, au 15éme siècle.
Sur la troisième image, prise peut-être d’en haut de la Collégiale, vous voyez au fond à gauche la même chapelle, toujours en place au 19éme siècle.
Les béguines, qui ne faisaient pas de vœu de pauvreté, n’étaient que des demi religieuses."
Auteur : Lynn Morrell
Le couvent de la Présentation-de-Notre-Dame, vulgairement connu sous le nom de Béguinage, avait commencé en 1261, mais il n'a été définitivement établi qu'en 1536, au levant, et à l'extrémité de la ville, sur le bord de la Lys. Les religieuses n'obtinrent qu'en 1525 du pape Clément VII et de l'évêché de Thérouanne, la faculté d'émettre les trois vœux de religion. Ce couvent fut supprimé pendant la révolution.
On peut admettre que le béguinage d'Aire (=couvent de la Présentation de Notre Dame) fut fondé au cours du 13° siècle (probablement 1261), à l'époque du plein épanouissement en Flandre de ce genre d'institution; en effet, la 1º mention qui en est faite est de 1319. Les béguines avaient trouvé un asile dans la partie de la ville correspondant à l'ancien castrum. C'était plus encore qu'aujourd'hui le quartier du silence et de la prière, celui de l'église collégiale et des maisons claustrales. Les pieuses filles qui viendraient s'y retirer vivraient à l'ombre du sanctuaire et sous la protection, ou la surveillance, des chanoines. La propriété qu'elles acquirent était située au bord de la Lys "tout joignant le rempart". Vers le midi elle regardait la collégiale, à l'ouest la Salle du Comte encore entourée de ses fossés, à l'est elle était limitée par une rue conduisant aux murs de la ville
Le plan d'Aire de J. de Deventer fait bien comprendre le sens de ces indications : on y voit le couvent formant saillie sur la place qui le sépare de la collégiale.
Il s'agit ici simplement d'une chapelle, de quelques maisons et de leurs dépendances. Le terrain était de la juridiction de la ville et demeura en dehors des nombreux litiges qui mirent si souvent aux prises l'échevinage et le chapitre.
Le couvent avait beau se blottir au pied des remparts, en cas de siège la situation était critique. En 1676, l'église collégiale fut gravement atteinte et le béguinage lui-même complètement détruit "par les bombes et boulets de canon de l'armée française".
Le couvent de la Présentation de Notre Dame = béguinage a fermé à la révolution.
Au moment de sa fondation en 1261, le béguinage était le seul couvent de la ville, les autres maisons de religieuses ne devant être créées qu'à la fin du XV° siècle. Il est donc probable que le recrutement se fit assez facilement à Aire même et dans les villages voisins.
Voici le contenu :
 |
| Habit ressemblant à celui des béguines |
"Est-ce que nos béguines ressemblaient à celle-ci, dont j’ai trouvé l’image sur internet ? Un texte succincte que j’ai trouvé les décrit « habillées de bleus parements, jupes et voile noire et un manteau de cœur. »
Au 13éme siècle, les hommes partaient à la croisade. Il faut croire qu’il y avait un excédent de femmes à Aire. Il fallait les « placer » quelque part, et comme nous étions dans une période de renouveau religieux, les béguinages se fondaient et se remplissaient dans notre région.
Pendant deux siècles, blotti tout près de nos remparts, à l’ombre de la collégiale, leur « couvent » était la seule communauté religieuse de la ville. Les béguines assistaient tranquillement aux offices et vaquaient à leurs occupations.
Les béguines étaient uniques, car elles faisaient des vœux de chasteté, obéissance et résidence, mais pas du tout de pauvreté, ce qui faisait d’elles des demi religieuses. Elles avaient droit à une servante. Elles devaient fournir une dot conséquent et des frais de noviciat non négligeables. Elles achetaient leur appartement, qu’elles pouvaient décorer à leur guise avec des objets de piété. Elles pouvaient hériter, léguer, acheter et vendre des affaires.
Elles avaient le droit de quitter leur quartier, par exemple pour travailler: elles blanchissaient des draps, lavaient la laine, travaillaient à la ferme, fabriquaient des bougies, produisaient des objets d’art, éduquaient, soignaient.
Quelle indépendance insolente !
De plus, le béguinage avait la faveur des testataires, car il était bien vu de leur laisser des fondations (moyennant des messes à perpétuité pour l’âme du donateur) — à tel point qu’à certaines époques le couvent avait plus de richesse que notre collège de chanoines!
Vous imaginez qu’elles étaient quelque peu jalousées par les chanoines, et surtout, au 17ème siècle, par nos franciscains qui, suivant les recommandations du Concile de Trente, auraient bien voulu les cloîtrer et les empêcher de travailler. Mais elles sont passées à travers les gouttes.
Jusqu’à la Révolution, quand leurs affaires furent confisquées et elles étaient obligées de retourner dans leurs familles. Après la Révolution, elles ont gagné un procès pour récupérer leurs biens, mais le « Couvent de la Présentation » ne s’est pas reconstitué.
The end."
Auteur : Lynn Morrell
 |
Aire sur la Lys Chapelle de l'ancien hôpital des sœurs blanches ??? Photo : Imprimerie Lequien |
Rue des Clémences :
Le couvent des franciscaines.
Cette rue autrefois était appelée "Rue de Dame Clémence en souvenir de Clémence de Bourgogne qui fut régente de 1096 à 1100.
Au début du XII ème siècle, la ville devenue importante — 1 000 à 2 000 habitants peut-être peut obtenir une charte de libertés communales, reconnue en 1188 par le comte de Flandre Philippe d'Alsace sous le nom de « charte de l'Amitié », mais qui existait déjà sous Clémence de Bourgogne (régente de 1096 à 1100). Source : Wikipédia Il se situe dans cette rue seulement la chapelle du couvent des sœurs franciscaines ou sœurs grises.
Ordre apostolique. Soignantes.
 |
Emplacement du couvent des franciscaines ou sœurs grises Capture d'écran d'une réalisation de INGEO. Plan de 1743 |
 |
Représentation d'une sœur grise Crédit photo : internet |
A gauche la chapelle du couvent des sœurs franciscaines ou sœurs grises
A son décès dans un château de La Motte au Bois, le corps d'Isabelle du Portugal, toujours habillé en franciscaine, fut déposé et exposé dans la chambre funèbre du couvent des sœurs grises à Aire sur la Lys avant d'être embaumé
Les religieuses franciscaines avaient leur couvent depuis 1453. Ces franciscaines ou Sœurs Grises, religieuses réformées de l’Ordre de saint François, faisaient vœu de pauvreté. Elles allaient déchaussées et portaient des socques en bois en guise de sandales.
Leur mission principale était de soigner les malades à domicile.
 |
| Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 |
 |
| Photo : Pascale Camus. 11.10.2021 |
 |
| Photo : Pascale Camus |
 |
| Photo : Pascale Camus |
Les franciscaines ou sœurs grises (St François) à Aire au milieu du XVème siècle, de 1453 à ?
Rue des Clémences (ou de Dame Clémence, Comtesse de Flandre) le couvent des Sœurs Grises ou des Franciscaines (suivent la règle de St François), dresse encore sa chapelle et un corps de bâtiments au beau portail daté de 1719.
Rue courbe au charme ancien, chaussée bombée permettant l'écoulement des eaux à ciel ouvert, chasse roues"! C'est à l'endroit où la Lacquette se jette dans la Lys que se situait le Château de la Salle, château de Baudoin II, Comte de Flandre, qui éleva à Aire un 1º castrum au IXe siècle.
Sur le Plan Relief de 1745, leur couvent est un vaste quadrilatère qui occupe le site de l'actuelle cour paroissiale.
Aujourd'hui, seuls les bâtiments qui longent la rue des Clémences demeurent. Ils vont du pont de la Lacquette vers le pavillon Saint-Pierre. A ce niveau, on aperçoit encore l'abside de la chapelle. Mais le vestige le plus marquant est le porche d'entrée la sculpture des chapiteaux et des rinceaux est à la fois fine et délicate. Il date de 1719. Les Airois appellent aussi cet ensemble architectural, " le magasin à tabac". Aujourd'hui, le bâtiment a été transformé en logements.
Trois siècles avant les Filles de la charité, les sœurs grises franciscaines ont consacré leur vie au service des pauvres et des malades, en Belgique et dans le Nord de la France.
L'aventure des Sœurs Grises, c'est une page glorieuse mais trop méconnue de l'histoire du mouvement franciscain. Elle débute au milieu du XIVe siècle et concerne le Nord de la France et la Belgique actuelle.
A cette époque, de nombreux laïcs commencent à savoir lire et développent une vie spirituelle davantage intériorisée. Les femmes participent pleinement à cette évolution et les plus ferventes s'engagent dans de nouvelles formes de vie religieuse : c'est le phénomène bien connu des "béguinages". D'autres rejoignent les groupes de pénitents situés dans la mouvance des frères mineurs de l'Observance. Progressivement, elles vont adopter la Règle du Tiers-Ordre franciscain, vivre en communauté, émettre lestrois3 vœux et se consacrer au service des malades.
Les premières communautés de ce type apparaissent à St-Omer vers 1350 et se répandent très rapidement dans toute la Flandre, mais aussi en Artois et Picardie, puis en Normandie, Lorraine et Ile-de-France. Au total, certainement plus d'une centaine de maisons au début du XVIe siècle,
Si on les appelle communément et globalement "Sœurs Grises", à cause de la couleur de leur habit, certaines portent le nom de "Sœurs de la Celle", parce qu'elles soignent des malades contagieux et donc isolés en chambres (celles) individuelles d'autres sont dénommées "Sœurs de la Faille", "Sœurs Noires", Sœurs de sainte Catherine ou encore Sœurs Hospitalières.
Leurs activités sont aussi fort variées prises en charge d'hôpitaux, soins à domicile, participation aux convois funéraires, accueil des mendiants et pèlerins. Les unes vivent de leur travail, les autres quêtent leur subsistance.
Tout irait donc pour le mieux, s'il n'y avait pas ces "ultras" de la réforme, genre Olivier Maillard et Cie. Ces frères "zélés" considèrent qu'une bonne religieuse est une religieuse cloîtrée. Or, nos sœurs grises tiennent fermement à leur statut de religieuses, mais pour remplir leur mission, elles doivent pouvoir sortir de leur couvent. Dès la fin du XV ème siècle, les Frères Mineurs ne vont avoir de cesse de cloîtrer les sœurs grises, au prix même du sacrifice de leur vocation. Pour mieux arriver à leurs fins, les Frères font passer certaines de ces hospitalières dans d'autres ordres religieux de la famille franciscaine : nombreux sont les monastères d'Annonciades (Boulogne-sur-Mer), de Clarisses (Lille) et de Conceptionnistes (Aire-sur-la-Lys) qui sont en réalité d'anciens couvents de sœurs grises.
Les Sœurs Grises, avaient été appelées en 1453, pour soigner les malades. Antoine de Wissocq, chevalier, bailly et capitaine, des ville et château d'Aire, abandonna le fond sur lequel on bâtit leur couvent. Il était situé en partie sur la Lys, vers le nord, entre cette rivière et l'hôtel du gouverneur, Il s'y trouvait en 1790, dix-sept religieuses, dirigées par la mère Ursule Loy, née à Fruges.
 |
Portrait d'Isabelle du Portugal
|
" Isabelle de Portugal, la troisième femme de Philippe le Bon, le très grand duc de Bourgogne.
Une Sœur Grise, moniale d’un ordre franciscain féminin, vouée à la pauvreté et au service des autres.
Isabelle de Portugal n’était pas un pot de fleurs ! Très intelligente et très compétente, il lui arrivait parfois de mener des négociations importantes à la place de son mari.
Elle passait assez souvent à Aire, où elle a considérablement fait modifier le château pour avoir plus de confort.
Surtout, elle a œuvré pour faire venir à Aire un couvent de Sœurs Grises. Leur mission : s’occuper des malades, accompagner les enterrements, recevoir les voyageurs. Elles rendaient de fiers services aux Airois, qui les regardaient avec gratitude et tendresse, je crois… jusqu’à la Révolution, quand elles furent chassées de la ville contre le gré de ceux qu’elles avaient toujours servis.
Le mari d’Isabelle avait eu 30 maîtresses et 26 bâtards. Je pense qu’à la fin de sa vie, elle en avait un peu marre.
Entourée de confesseurs et de conseillers spirituels, renonçant à sa vie fastueuse, elle s’est retirée en son château à La Motte au Bois. Elle y a installé un petit hôpital, où, habillée en franciscaine, elle tenait à soigner elle-même une douzaine de femmes pauvres et âgées.
Elle est décédée en 1471, à l’âge de 74 ans, quatre ans après son mari. Son corps, toujours habillé en franciscaine, fut déposé et exposé dans la chambre funèbre du couvent des Sœurs Grises à Aire sur la Lys avant d’être embaumé.
Vous imaginez bien notre ville, qui devait recevoir dignement les notables du royaume pendant plusieurs jours! Il a dû y avoir des processions, des repas, et des messes !
Auteur : Lynn Morrell
En chemin vers ce qui reste du couvent des conceptionnistes ou sœurs noires, voici quelques clichés pris près de la chapelle Beaudelle
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
Près de chapelle Beaudelle :
Le couvent des conceptionnistes.
Soignantes.
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 Ce qui reste du couvent des Conceptionnistes. |
 |
Ce qui reste du couvent des conceptionnistes Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
A Aire, leur couvent, visible sur le plan relief, était situé sur la rive gauche de la Lys, en face de l'actuel confluent de la Lys et de la Lacquette. L'arrière des bâtiments reposait sur la rivière et le couvent faisait face à la rue du sac. Cet emplacement est aujourd'hui occupé par la maison de cure.
Ce couvent fut instauré en 1489 par Robert Desprey, mayeur d'Aire, et sa femme Marie Robichet. Les religieuses étaient dirigées par les Récollets, une branche masculine des Franciscains. En 1670, les Conceptionnistes prirent l'habit de la congrégation de l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge. Leur supérieure avait le titre d'abbesse. Les religieuses étaient au nombre de en 1758. Les revenus du couvent étaient assez faibles: 3000 livres. Les religieuses faisaient vœu de pauvreté et devaient vivre d'aumônes. Les bâtiments conventuels furent vendus en 1793 à un airois Charles Baranger qui y installa une manufacture de confection. Ils furent plus tard achetés par Jean - Baptiste Beaudelle. Ce dernier légua ses biens et notamment l'ancien couvent à la ville d'Aire, à charge pour elle d'y faire un asile pour les vieillards indigents du canton. Les bâtiments sont remis en état et inaugurés en 1864. Une chapelle de style néo-gothique est ajoutée en 1869.
La plupart des bâtiments furent détruits lors de la construction de la maison de cure en 1977. Il ne reste de l'ancien couvent qu'un bâtiment le long du quai de la Lys.
Les Conceptionnistes, d'abord connues sous le nom de Sœurs Noires, se fixèrent à Aire le 18 janvier 1429, pour soigner les malades à domicile. Robert Despretz, mayeur de la ville, dota leur monastère en 1489. Il était alors situé près de l'embouchure de la rivière de Mardyck, entre la Lys et la rue du Sac. En 1624, Elles transportèrent leur établissement vers le rempart. Elles perdirent, en 1670, le nom de Sœurs Noires, en adoptant le costume et les règles des Conceptionnistes. Ces religieuses n'étaient pas astreintes à la récitation des heures canoniales, mais seulement à celle du petit office de la Sainte-Vierge. La communauté était composée de vingt-cinq membres à l'époque de sa suppression (1792). La dernière supérieure, Marie-Madeleine Desmarquoy, née à Aire, prenait le titre d'abbesse.
 |
| Habit de sœur noire |
 |
Habit de sœur de la congrégation "Conceptionnistes" Photo : Wikipédia |
 |
La chapelle Beaudelle Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |

En 1855, Jean-Baptiste Beaudelle lègue sa propriété à la commune d’Aire-sur-la-Lys afin qu’un hospice y soit construit. L’ensemble se compose de l’ancien couvent des Conceptionnistes et se situe place du rivage, l’ancien port de la ville d’Aire-sur-la-Lys encore visible aujourd’hui. Le site est alors transformé en hospice et la première pierre de la chapelle est posée le 16 février 1869. La plupart des bâtiments de l’hospice Beaudelle sont détruits en 1977 à l’exception de la chapelle.
Un extrait de la reproduction du plan - relief de la ville d’Aire sur la Lys est également visible au sein de la Chapelle Beaudelle. Ce plan - relief représente la ville telle qu’elle était en 1745
 |
| Plan de la ville d'Aire 1745 |

En chemin, vers le couvent suivant, nous faisons un petit crochet dans la rue du Moulin (autrefois rue des Tripiers)
 |
Le cercle Saint Joseph autrefois, rue du moulin Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
Publication de Lynn le 31 août 2021 :
Issu d’un milieu ouvrier, l’abbé Louis Debras avait une fibre sociale hors normes, énormément d’énergie liée à un sens pratique notable, et un fort besoin de servir. Aumônier pendant la guerre de 1870, il a inlassablement réconforté nos soldats et administré les derniers sacrements a plus de 150 soldats dans des conditions sanitaires exécrables (typhus, variole…). D’ailleurs, il n’a jamais complètement récupéré sa santé.
Revenu à Aire, il a crée le Cercle St Joseph, un local pour adultes. Au rez-de-chaussée, une vaste salle dédiée à nos militaires. Au premier étage, un cercle ouvrier.
Son style contrastait fortement avec celui de l’aristocratique Mgr Scott, dont il était le vicaire !
Auteur : Lynn Morrell
 |
L'ancienne chapelle de l'hôpital Saint Jean Baptiste Le saint représenté dans la niche est saint Antoine de Padoue Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
Grand Place :
Le couvent des clarisses.
Puis Ursulines puis minimes puis Sœurs de la Providence.
Enseignement.
Famille Plunckett, Irlande.
Les Clarisses Anglaises, s'introduisirent le 17 mai 1629. On les reçut d'abord dans l'hôtel du gouverneur (1) et elles s'établirent en 1632, dans la maison qu'elles occupèrent jusqu'en 1792, époque où elles furent renvoyées dans leur patrie au nombre de vingt-deux. Ces religieuses menaient une vie fort austère et ne vivaient que d'aumônes. Deux pères Récollets de la même nation, détachés de la maison qu'ils avaient à Douai, se chargeaient de leur direction.
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 le couvent des clarisses irlandaises qui fuyaient le protestantisme dans leur pays.
|
 |
Photo : Pascale Camus La chapelle des clarisses et au dessus la chapelle des ursulines arrivées plus tard
|
Les Clarisses (Ste Claire) à Aire de 1630 à 1792.
Les clarisses, fondée en 1212 par Claire d'Assise, forment la branche féminine des franciscains.
L'ordre des Pauvres Dames ou ordre des clarisses ou aussi cordelières a été créé en 1212 par Claire d'Assise, à la demande de François d'Assise. La règle s'étant adoucie, sainte Colette réforme l'ordre au XV ème siècle; les moniales adeptes de la réforme sont alors appelées colettines. Cette réforme s'est ensuite généralisée à tout l'ordre des clarisses.
En raison de la persécution latente qui sévissait en Angleterre, les catholiques anglais avaient obtenu le droit d'établir des collèges, des séminaires, des couvents et des monastères, dans les villes du Nord-Ouest de la France et des Flandres. Ainsi, parmi ces bases arrière du catholicisme anglais, on comptait plusieurs établissements de clarisses, Aire-sur-la-Lys, Gravelines et Rouen.
En 1630, à la demande de l'archiduchesse Isabelle Claire d'Espagne, la Municipalité airoise accueillit des "pauvres dames" religieuses Clarisses (du nom de leur fondatrice Sainte-Claire, disciple de Saint-François d'Assise) qui avaient fui l'Angleterre ravagée par la lutte entre protestants et catholiques; elle leur attribua, près de l'Hôtel de Ville, une maison très ancienne en briques, dont on peut encore voir sur sa façade dans la cour de belles sculptures et médaillons en pierre datant de 1530.
Ces religieuses cloîtrées vouées à la prière construisirent une chapelle au côté ouest et fermèrent la cour par des bâtiments à l'est et au sud en 1741. Les sœurs y vécurent jusqu'à la révolution et leur chapelle resta ouverte avec un aumônier anglais. Chassées en juillet 1798, leur chapelle fut rouverte au culte en septembre 1802. Par décret du 20 juin 1812, l'Empereur Napoléon Ier céda à la ville d'Aire le couvent des Clarisses Anglaises qui l'attribua aux Ursulines pour y installer un pensionnat de jeunes filles. Les religieuses agrandirent la propriété jusqu'à la rue de St-Omer, élevèrent la seconde chapelle au-dessus de l'ancienne, et construisirent deux grands bâtiments en équerre, entre 1881 et 1885, avec porte d'entrée sur la rue de Saint-Omer.
Les Ursulines ont remplacé les Clarisses après la Révolution, sous Napoléon. Et la Providence a remplacé les Ursulines au pied levé, en 3 mois pour préparer la rentrée d'octobre 1963.
A VERIFIER : Au début du 20° siècle, Une congrégation dont le père fondateur est le bienheureux père Nicolas Barré (1621-1686), de l'Ordre des Minimes, remplaça les Ursulines.
Puis Le 1º août 1963, les Sœurs de l'enfant Jésus, Providence de Rouen, entrèrent dans les locaux accueillies par le carillon du beffroi de la cité.
Cet établissement, je l'ai bien connu, j'y suis entrée pensionnaire à l'âge de 10.5 ans, et durant 7 années ! j'y ai étudié en 6ème et ensuite il y a eu mixité avec les classes du collège Sainte Marie. C'est seulement la deuxième fois aujourd'hui que j'y retourne, pas facile la vie de pensionnaire quand on sait que les parents habitent à 3 km....
Le réfectoire a bien changé !!!!
 |
Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 L'école du Sacré Cœur, le réfectoire |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, le réfectoire |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
|
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, le réfectoire |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, le réfectoire |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, la chapelle haute |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, la chapelle haute |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, la chapelle haute |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur, la chapelle haute |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 | L'école du Sacré Cœur |
Les Frères des écoles chrétiennes, ont été appelés en 1818 au nombre de trois par MM. de Ghystelle et de Gournet, bienfaiteurs principaux de l'établissement. On forma deux nouvelles classes en 1822, et le nombre des frères se trouva ainsi porté à cinq. L'administration municipale prit en 1824 ces écoles à sa charge. Ces instituteurs ont obtenu la confiance de l'immense majorité des pères de famille.
Outre la maison des Ursulines, la ville d'Aire possède, pour l'instruction des filles, une institution dirigée par des sœurs de la Providence. L'établissement est très prospère.
Les dames de la Charité de Saint Vincent de Paul, furent établies en 1835 par M. l'abbé Scott, curé-doyen d'Aire et vicaire-général d'Arras. Melle de Ghystelle et M. le comte de la Bazèque, ont beaucoup contribué à cette fondation à laquelle toute la ville a pris part au moyen d'une souscription qui fut ouverte à cet effet. Ces religieuses dirigent un ouvroir et distribuent des secours à domicile.
 |
Dans cette niche, se trouve la statue de Notre Dame de la Délivrance Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
La niche inférieure était utilisée pour recueillir les offrandes des personnes reconnaissantes suite à leurs prières auprès de Notre Dame de la Délivrance Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
Rue du château :
Le couvent des capucins.
Priant et missionnaires.
Les capucins sont une ramification des franciscains
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
Photo : Pascale Camus, 10.02.2026
|
 |
Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 1760 Au centre le blason des minimes capucins |
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 Avec Lynn, on longe le mur à l'arrière des couvents des capucins puis des minimes
|
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 L'église des capucins
|
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 Saluant un monsieur, la conversation s'oriente vers l'histoire de sa demeure. Il nous a invitées à entrer dans sa propriété et a accepté la prise de photos. Lynn et moi nous avons découvert les niches qui faisaient partie du chemin de croix des capucins. Ce sont les moines franciscains qui ont inventé les chemins de croix. |
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 Un fer d'ancrage est en forme d'ancre, peut être était ce un batelier qui a acheté cette église à la révolution pour la transformer en maison
|
Les Capucins (St François) à Aire entre 1600 et ?
Parallèlement et légèrement en retrait à la rue du Château, près du pavillon de Marles, s'élève un grand bâtiment : c'est le dernier vestige du couvent des Capucins établis à Aire depuis 1600.
Les Capucins, religieux de la plus stricte obédience de l'Ordre de saint François, portent des capuchons pointus et sont vêtus de gris. Ils vont toujours pieds nus, jamais en carrosse et les hommes ne rasent jamais leur barbe. C'est ainsi que les décrivait Antoine Furetière en 1676. Ils étaient missionnaires et participaient activement à la vie religieuse locale; ils remplacèrent les Jésuites quand ceux-ci durent quitter la ville en 1762.
Le couvent des Capucins est situé sur la rive gauche de la Lys. Sur le Plan Relief, les bâtiments présentent des proportions identiques à celles du pavillon de Marles. De par ses dimensions, cet ensemble monastique avait fière allure. Les jardins s'étalaient sur la rive gauche de la Lys; ces terrains sont occupés aujourd'hui par les anciennes casernes de cavalerie, devenues Résidence Bayard. C'est dans ce couvent que fut organisé pendant la période révolutionnaire, les 26 et 28 janvier 1790, et pour la 1ère fois à Aire-sur-la-Lys, une élection du mayeur et des échevins. Le couvent des Capucins était le siège d'une section patriotique de la ville.
En face du couvent des Capucins, à l'angle de la rue du Château et de la rue des Sablons, se dressait l'école sainte Agnès des Sœurs de la Providence. Ces bâtiments accueillent actuellement les élèves de l'IMPRO.
Chassées à la Révolution puis, définitivement, en 1905, elles ont éduqué la plupart des ancêtres airoises. Au départ des Ursulines de la rue de St Omer, on a pensé à cette congrégation et elles ont répondu à l'appel. Et sont toujours là.
Chassées à la Révolution puis, définitivement, en 1905, elles ont éduqué la plupart des ancêtres airoises.
Au départ des Ursulines de la rue de St Omer, on a pensé à cette congrégation et elles ont répondu à l'appel. Et sont toujours là.
Oui, école Sainte Agnès, j'avais vu ça avec Lynn le. 11.10.2021.
Un truc qui est à clarifier, j'ai demandé à Pascal de faire.
Pour moi, ordre : couvent des clarisses puis Ursulines puis Providence. Minimes où est leur place dans l'ordre ?
As-tu regardé l'article de mon blog ?
Ma sœur Brigitte de 2 ans mon aînée a connu Mère Marie Jean Bosco Ursuline au pensionnat. Elle était native du hameau de Saint-Quentin, fille de Jules Trouart. Puis c'était la Providence. Moi je n'ai connu que la Providence.
Voir article de L'écho de la Lys que j'ai trouvé au Fonds ancien, départ des Ursulines qui ont été remplacées par Providence.
Dans internet, j'ai trouvé un document qui affirme : Ursulines puis Minimes puis Providence. C'est ce qu'à dit Pascal.
Là il y a un truc à éclaircir....où est la place des Minimes
Euh, aucune info sur les minimes...
Les Ursulines ont remplacé les Clarisses après la Révolution, sous Napoléon. Et la Providence a remplacé les Ursulines au pied levé, en 3 mois pour préparer la rentrée d'octobre 1963.
Chassées à la Révolution puis, définitivement, en 1905, elles ont éduqué la plupart des ancêtres airoises.
Au départ des Ursulines de la rue de St Omer, on a pensé à cette congrégation et elles ont répondu à l'appel. Et sont toujours là.
Oui, école Sainte Agnès, j'avais vu ça avec Lynn le. 11.10.2021.
Un truc qui est à clarifier, j'ai demandé à Pascal de faire.
Pour moi, ordre : couvent des clarisses puis Ursulines puis Providence. Minimes où est leur place dans l'ordre ?
As-tu regardé l'article de mon blog ?
Ma sœur Brigitte de 2 ans mon aînée a connu Mère Marie Jean Bosco Ursuline au pensionnat. Elle était native du hameau de Saint-Quentin, fille de Jules Trouart. Puis c'était la Providence. Moi je n'ai connu que la Providence.
Voir article de L'écho de la Lys que j'ai trouvé au Fonds ancien, départ des Ursulines qui ont été remplacées par Providence.
Dans internet, j'ai trouvé un document qui affirme : Ursulines puis Minimes puis Providence. C'est ce qu'à dit Pascal.
Là il y a un truc à éclaircir....où est la place des Minimes
Euh, aucune info sur les minimes...
Les Ursulines ont remplacé les Clarisses après la Révolution, sous Napoléon. Et la Providence a remplacé les Ursulines au pied levé, en 3 mois pour préparer la rentrée d'octobre 1963.
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021
|
 |
La Piéta disparue maintenant Crédit photo : association du patrimoine airois |
L'école sainte Agnès où les sœurs de la Providence de Rouen enseignaient aux filles pauvres d'Aire et à leurs familles
A l’angle de la rue du Château et de la rue des Sablons est accroché un édicule vitré qui contenait une Piéta. Il date du XVII ème siècle.
 |
Photo : Pascale Camus, 11.10.2021 L'entrée de l'oratoire
|
 |
Photo : Pascale Camus Petite croix au dessus de ce qui était la porte d'entrée
|
Place du château :
Le couvent des capucines.
Priant et missionnaires.
 |
Photo d'écran du plan du secteur où se trouve le couvent des capucines. Le couvent des capucines se trouve en bas à droite de la photo du plan relief A gauche, c'est l'ancien château
|
 |
Photo : Pascale Camus. Ma publication du 11.10.2021 Les capucines traversaient ce pont pour aller dans leur jardin. Leur jardin correspond actuellement au parking à l'arrière de la salle du manège
|
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
| Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
Voici son contenu :
Voici un petit pont bien intrigant. Il serait le plus ancien de la ville! Mais d’où partait-il, et où menait-il?
Et bien, il partait du couvent des sœurs Capucines, également connues sous le nom de «Pénitentes». Pour mémoire, je mettrai la photo de leur couvent sur le plan relief dans les commentaires.
Le pont menait au jardin des sœurs, entièrement clos.
Le bâtiment que vous voyez est tout ce qu’il reste du couvent. J’adore le détail du travail des maçons autour des petites fenêtres en haut.
Ce couvent fut fondé par la redoutable Françoise de Saint Omer. Un article savant du 19éme siècle admettait que les religieuses de l’ordre qu’elle a fondé suivaient des pratiques qui ne seraient pas admises aujourd’hui : jeunes, flagellations…
C’était un ordre entièrement cloîtré. Les religieuses n’avaient pas le droit de sortir, ce qui devait satisfaire leurs voisins franciscains Capucins, très très à cheval sur les préconisations du Concile de Trente, et, disons, un peu obsédés par la sexualité des femmes. D’ailleurs, comme il fallait que les couvents de femmes soient chapeautés par des hommes, ce sont nos Capucins qui assuraient leur encadrement.
A la Révolution, ce couvent, comme tous les autres, fut fermé. Les sœurs ont dû fuir. Mais certaines, basées dans d’autres couvents aux Pays Bas, ont pu survivre et même réinstaller un couvent à Bourbourg tout près d’ici. Il y a quelques années, trois vieilles religieuses de l’ordre y vivaient encore !
Auteur : Lynn Morrell
Couvent des Capucines (près du château) de 1625 à la la révolution.
L'an 1625, peu après l'établissement d'une maison de même ordre à Saint-Omer, l'abbé Morfet, archidiacre, et depuis évêque de ce diocèse obtint du magistrat, l'autorisation de fonder un couvent de pénitentes, dites Capucines. Huit religieuses, ayant pour supérieure, la sœur Bernardine de Gravelines, furent installées par cet archidiacre, le 20 septembre de cette année. Leur couvent était situé au nord-ouest de la ville, contre le vieux château et près de la Porte-d'Eau, rue des Capucins. Il fut vendu pendant la révolution et mis à usage de magasin.
 |
Autrefois, c'était un café et aussi selon ce qu'on m'a dit, une maison pleine de convivialité, la proximité des casernes.... Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
Un troupeau de canards, la Lys Photo : Pascale Camus, 10.02.2026 |
 |
| Une ancienne brasserie |
 |
| L'ancienne malterie Cossart et qui fut ensuite la malterie Verley, rue de Brabant |
La malterie Cossart puis Verley
Après 1850 la transformation de l’orge en malt est confiée à des établissements spécialisés: les malteries. L’entreprise Cossart fut installée en 1874, du numéro 22 au numéro 26 rue de Brabant, dans le voisinage immédiat de la brasserie Verhille. Bien que commercialisant l’essentiel de sa production dans l’arrondissement de Saint-Omer, cette malterie adopta dès sa construction l’échelle des bâtiments de l’ère industrielle. Elle développe sur la rue une élévation à cinq niveaux de baies disposées en travées inscrites dans des arcades aveugles. L’austérité de la composition est à peine égayée par quelques touches de polychromie.
La malterie maintint son activité jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Cependant, dès 1934, l’établissement racheté par Monsieur Verley, issu du monde de la meunerie, fut partiellement reconverti en minoterie. Cette activité cessa en 1956 et est encore attestée par la présence de monte-charges en façade. La construction abrite aujourd’hui un atelier de menuiserie.
En quelques mots Pascal nous a parlé des Jésuites. Bien entendu il aurait fallu une journée pour faire des commentaires et visiter la chapelle saint Jacques ainsi que l'ancien couvent des carmélites.
Voici quelques petites explications au sujet de ces deux congrégations :
Chapelle saint Jacques :
La Compagnie des jésuites
ou Compagnie de Jésus
Une Pédagogie, ayant été fondée, rue de Saint-Pierre, en 1574, pour tenir une école publique: le mayeur et les échevins obtinrent, en 1602, des pères de la compagnie de Jésus. On leur abandonna un terrain tenant à la rue de Saint-Omer, auquel on ajouta celui d'un ancien hospice dit de Sainte-Brigitte. Messire Robert de Saint-Omer, comte de Morbecq, vicomte d'Aire et seigneur de Blessy, assura à ce collège une rente annuelle de 200 florins et les revenus d'un hôpital qu'il avait à Blessy. Cet exemple fut suivi par diverses personnes notables de la ville et des environs. Le magistrat ajouta, à ces donations, un revenu annuel de 600 florins. Le collège n'a été construit qu'en 1621. Après le départ des Jésuites en 1762, on rétablit l'ancienne Pédagogie, pour en confier la direction à des prêtres séculiers. Cet état de choses dura jusqu'en 1768, on unit alors les biens d'Aire à ceux du collège français à Saint-Omer; mais en 1777, le collège fut rétabli pour être dirigé par des prêtres de la doctrine chrétienne; ils l'occupèrent jusqu'en 1792. L'église des Jésuites, chapelle saint Jacques est l'un des plus beaux monuments de la ville.
Reconnue par le pape Paul III en 1540, la Compagnie de Jésus, fut instituée pour propager et défendre la foi catholique. Vouée à l'enseignement, elle fonde ses propres établissements, qui rencontrent rapidement un large succès. Les villes de Douai, Cambrai, Saint-Omer au XVIe siècle, Aire au siècle suivant, se dotent d'un collège de Jésuites. Achevés en 1639, les bâtiments du collège d'Aire sont associés à partir de 1688 à 1 église placée sous le vocable de Saint-Jacques. Financée par les dons de nombreux bienfaiteurs, l'édifice adopte, sous le compas de Jean Beegrand, un style baroque décoratif.
La suppression de l'ordre en 1761 place l'église parmi les biens communaux. Mise à la disposition de l'armée pour le stockage d'explosifs et de fourrage puis transformée en manège, elle ne sera à nouveau ouverte au culte qu'à la suite d'âpres négociations entre les autorités municipales et militaires en 1846.
Rue d'Isbergues :
Les Carmélites.
Contemplatif. Vœu de silence.
Elles ont quitté en 1984.
 |
Monastère du Carmel Photo extraite du livre de Mr Gérard Leclercq "Mémoire en images du pays d'Aire" |

C'est parce que les carmélites étaient trop nombreuses à Saint-Omer, il n'en fallait pas plus de 21, que fut construit à Aire le carmel Saint-Joseph en 1897. Depuis le départ des sœurs, le bâtiment de la rue d'Isbergues abrite le lycée Sainte-Marie.
Longtemps, ce fut une maison silencieuse, les carmélites ayant fait vœu de silence, mais aussi de chasteté et de pauvreté. Depuis 1984, cette maison résonne de l'activité des lycéens.
Les Carmélites quittent Aire-sur-la-Lys en 1984
Article de l'Echo de la Lys du vendredi 6 janvier 1984.
Lundi en début d'après-midi, M. François Becuwe, maire d'Aire-sur-la-Lys, accompagné de MM. Delesalle, Créqui, Foubert, adjoints; M. Denis, conseiller municipal; et M. Vancaeyzeele, secrétaire général de la mairie, est allé saluer, au nom de la population d'Aire-sur-la-Lys, les religieuses du Carmel, avant leur départ pour d'autres monastères.
En effet, et c'est là une bien triste nouvelle, le Carmel d'Aire-sur-la-Lys, construit en 1899, a fermé ses portes en tant que couvent, tandis que les bâtiments continueront à être utilisés par le collège Ste-Marie, pour ses sections agricoles. Les 3 et 4 janvier les 11 Sœurs qui formaient encore la congrégation des Carmélites airoises, ont été dispersées dans d'autres abbayes : St-Martin-lez-Boulogne, Arras et Douai. La plus âgée d'entre elles a 94 ans, et se trouvait à Aire-sur-la-Lys depuis 65 ans !
C'est avec émotion que les 11 Sœurs se sont séparées en plusieurs groupes, et ont quitté la ville, dont elles faisaient partie intégrante, quoique invisibles, puisque cachées par les hauts murs de leur établissement (elles ne sortaient que le jour d'une élection !).
Par la pensée, elles seront toujours airoises...
Elles emporteront néanmoins la ville d'Aire-sur-la-Lys dans leur cœur... Elles ont tant de souvenirs communs avec les Airois (elles n'ignorent rien des nouvelles, petites et grandes, de la communauté airoise !), qu'elles prieront toujours pour nous. Elles l'ont promis... et on peut leur faire confiance !
Quoi qu'il en soit, discrètement, sans bruit, avec le sourire et la sérénité qui les ont toujours marquées, les Carmélites quittent la ville, et, il n'est pas un vieil airois qui ne le regrettera : elles qui étaient " le paratonnerre " de notre cité, comme le disait M. Becuwe.
Enfin, tandis qu'une page de la longue histoire de notre ville vient de se tourner, on souhaite. à nos onze Sœurs, une bonne continuation de leur apostolat. tout en leur demandant instamment de ne pas nous oublier »...
Prochaine sortie : GRAVELINES, inscription avant le 14.03.2026