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jeudi 23 juillet 2026

Jeudi 23 juillet 2026 - HONDSCHOOTE

Ce jeudi, nous étions une neuf participants réunis à Hondschoote pour découvrir cette charmante bourgade flamande (quatre autres ont dû désister en raison d'un report de sortie à Chantilly du fait de canicule passée), le temps d’une journée riche en découvertes. Dès notre arrivée, nous avons commencé par une visite libre de l’église, admirant son architecture et son histoire à notre rythme. Ensuite, une visite guidée et commentée nous a conduits à l’hôtel de ville, ainsi qu’au musée des vendanges, où nous avons pu plonger dans le patrimoine local et les traditions viticoles de la région. L’après-midi, nous avons parcouru la boucle de 4 km intitulée « Hondschoote insolite » pour compléter la découverte d'Hondschoote.

Nous avons quitté les bénévoles qui nous avaient accueillis très chaleureusement en les remerciant. Deux d'entre eux nous ont proposé de nous accompagner lorsque nous serions au niveau des vignobles afin de nous donner quelques explications supplémentaires, l'un des deux nous a accompagnés jusqu'à la fin, il a toujours vécu à Hondschoote, il est passionné de sa commune et collectionne des photos et cartes postales anciennes, il a besoin de transmettre la mémoire de sacommune.

Un moment fort de la journée fut la dégustation du vin « Fleur de lin », qui a su ravir nos papilles avec ses arômes délicats, c'était le moment pour faire la photo souvenir dans la cave de l'hôtel de ville. Pour le déjeuner, nous avons profité d’un pique-nique convivial dans le parc Schuman, un lieu chargé d’histoire puisqu’il était autrefois le port de la ville.

L’après-midi, nous avons entamé la boucle de 4 km intitulée « Hondschoote insolite ». Ce parcours nous a permis de découvrir d’autres curiosités cachées de la ville, loin des sentiers battus, offrant une perspective différente et enrichissante sur ce coin de Flandre. Cette journée restera un beau souvenir de partage, de culture et de convivialité.

L’histoire d’Hondschoote

Avant la Révolution française, Hondschoote dépendait du châtelain de Bergues.
Des centaines d’ateliers de tisserands filaient le lin cultivé dans les champs alentour. Hondschoote prospérait grâce à l’industrie du drap, qu’elle exportait jusqu’en Turquie.
Devenue française en 1658 (elle appartenait auparavant aux Pays-Bas espagnols), Hondschoote a été pillée et incendiée à plusieurs reprises par la suite, et surtout durant l’invasion hollandaise de 1708. Les producteurs de tissu se sont réfugiés en Belgique et en Angleterre, et Hondschoote est devenu un simple village agricole.

Jacques Josse Coppens est devenu seigneur d’Hondschoote en 1753. Armateur à Dunkerque, écuyer, seigneur d’Hersin et de Coupigny, il a acheté Hondschoote en 1749 au prince de Hornes, puis, en 1751, il a fait l’acquisition du grand bailliage de la ville de Bergues. Il était l’époux d’Anne Marie Bart, nièce de Jean Bart, le célèbre corsaire Dunkerquois.

Eugénie de Lamartine, sœur du célèbre poète Alphonse de Lamartine, a épousé en 1816 Bernard Coppens d’Hondschoote, officier d’état-major (et fils de Bernard Pierre Coppens, avocat et maire de Dunkerque). Séduit par la région, Alphonse de Lamartine s’est présenté aux élections législatives du Nord : il a été député de Bergues de 1833 à 1837.

Pendant la Première Guerre mondiale, Hondschoote était située à une trentaine de kilomètres du front de l’Yser. Elle a été une base à l’arrière du front, organisant le passage et le stationnement de troupes et des chevaux sur les communes dépendant du commandement.

De nombreux régiments de différentes armes ont séjourné dans la ville, dont un bataillon de tirailleurs sénégalais, des troupes britanniques ou encore des troupes belges. Hondschoote a également accueilli un parc d’aviation et deux escadrilles à partir d’août 1915.

L'histoire de HONDSCHOOTE (youtube)


La visite libre de l'église Saint Vaast


Succédant sûrement à d’anciens sanctuaires, une église de taille importante s’élève sur la Grand’Place à la fin du XIVe siècle. L’église domine toute la plaine flamande. La tour, construite en briques blanches et surnommée « Witte torre » (le tour blanche) a été construite en 1513. Elle est prolongée d’une flèche octogonale qui culmine à 82 mètres. Cette tour est l’unique vestige originel de l’édifice endommagé par un incendie en juillet 1582 lors des troubles religieux. L’église est reconstruite entre 1602 et 1620 suivant le principe de « l’église halle » (hallekerke) à trois vaisseaux tout en conservant partiellement le transept. A l’intérieur, la survivance du transept est matérialisée par une double série d’arcs-ponts séparant nefs et chœur.

L’édifice renferme un riche mobilier, principalement en chêne que l’on pourra découvrir au niveau des confessionnaux (XVIIIe siècle), de la chaire (XVIIIe siècle), des stalles (XVIIe siècle), du banc de communion (XVIIIe siècle), de la Table de communion (XVIIIe et XIXe siècles) et du buffet d’orgues avec tribune du XVIIIe siècle.



L'église saint Vaast



Chaire de Vérité en chêne (1755), Jésus le Bon Berger




Le retable du Rosaire :
La Vierge remettant le rosaire à St Dominique

Le dais de procession


Dalle funéraire placée dans le choeur du baron Jacques Coppens, seigneur de la ville et de son épouse Marie Bart nièce du corsaire dunkerquois Jean Bart

Le retable de la Pentecôte 
ou du Saint Esprit
Buste reliquaire de saint Nicolas

Antependium devant l'autel de la Pentecôte
Broderie de fil d'argent sur velours
représentant la Sainte Famille (1673)
La tulipe est la fleur emblème du Moyen Age

Retable de Saint Sébastien
Notre Dame du Perpétuel Secours


Pieta XIXème siècle


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La visite commentée de l'Hôtel de Ville





La salle des pas perdus




La forme d'une bouteille

La forme d'une bouteille








Evêque de Bayonne en 1939 originaire d'Hondchoote
Son nom ; Vansteenberghe

Il a été l'un des premiers hommes d'église à dénoncer la maltraitance des juifs dans les cammps de concentration







Travail de la laine




07.03.1373


La porte de la prison


Visite virtuelle de l'extérieur de l'Hôtel de Ville d'HONSCHOOTE


Visite virtuelle de de l'intérieur de l'Hôtel de Ville

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Le musée Jean-Pierre Pinceel, musée du vin

Visite de l'exposition qui fait revivre la tradition des vignobles des Flandres grâce au vin "Fleur de Lin" avec la Confrérie des Compagnons du vin de Flandres les « Tastewijn ».









Dégustation de leur vin à bulles !

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Le parcours "Hondschoote insolite"





La chapelle Saint Augustin

Datant de la fin du XIXe siècle, cette chapelle construite en briques et de style néo-gothique a été édifiée par la congrégation de Sœurs Noires de Furnes (Belgique). Ces Sœurs géraient un hôpital transformé en maison de retraite puis en logements.

Une tourelle munie d’une cloche et d’une croix couronne le sommet de la façade antérieure. La chapelle, couverte d’une voûte ogivale en bois est éclairée par des vitraux qui représentent notamment le roi David, Sainte Cécile et Sainte Barbe.






Ancienne grille de la propriété des Vansteenberghe

Ce parc faisait partie intégrante de la propriété de la famille Vansteenberghe (ancien notaire), son frère était évêque de Bayonne en 1939. Il a été l'un des premiers hommes d'église à dénoncer la maltraitance des juifs dans les camps de concentration. Derrière la grille, au bout du chemin, vous pouvez observer l'arrière de la propriété.



Couvent des Récollets

Les Récollets arrivent sur Hondschoote à partir de l'année 1626. On considère leur couvent, composé d'une église avec 3 autels, un dortoir de 32 lits, une brasserie et une volumineuse bibliothèque, comme bien bâti et spacieux. Le couvent s'étend sur deux hectares de superficie et il est clôturé par une muraille. L'accès se fait par une grande porte cochère située dans l'alignement de la rue donnant sur une plaine qu'il fallait traverser. Vous avez devant vous le dernier vestige de ce couvent disparu d'Hondschoote en 1792.



Aéroplane

Il s'agit d'un ancien café tenu par la famille Haezebaert. On a trace de la présence de ce café en 1913, période lors de laquelle il appartenait à la famille de Henri D'Heeger et en 1925 à la famille Huyghe.

Le nom aéroplane évoque la présence du terrain d'aviation situé à l'emplacement du terrain de foot actuel. Une pâture dont le terrain plat va permettre d'accueillir des avions. Ce terrain sera utilisé pendant la Première Guerre mondiale.













Le moulin Spinnewyn ou moulin de la Victoire

Moulin Spinnewyn ou Moulin de la Victoire érigé en 1993 en mémoire des gendarmes ayant pris part à la Bataille d'Hondschoote (1793).

En septembre 1793, une coalition anglo-hanovrienne veut envahir la France républicaine pour y réinstaurer la monarchie. Pour ce faire, des troupes anglaises assiègent Dunkerque. Appelée à la rescousse, l'armée française emmenée par le Général Houchard repousse vaillamment une offensive hanovrienne sur le territoire d'Hondschoote. L'assaut décisif est porté au pied d'un moulin, le moulin Spinnewyn, par les hommes de la 32ème division de gendarmerie qui sauve la France de l'invasion. Un siècle plus tard, le moulin Spinnewyn menaçant ruine est abattu.

Le moulin Spinnewyn est un moulin à vent sur pivot. A l'intérieur, un jeu de meules assure la production de farine, exclusivement lors de fêtes locales.

Visite virtuelle du Moulin de la Victoire (ou Spinewyn)










Hondschoote, une ville à l'arrière du front

Les terrains d'aviation hondschootois

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville d'Hondschoote a accueilli deux terrains d'aviation sur son territoire. De part sa situation géographique (à savoir proche de la frontière et se situant à l'arrière du front de l'Yser), on peut la considérer comme un point stratégique dans ce conflit, même si d'autres communes aux alentours telles que Les Moëres, Saint-Pol-sur-Mer, Bergues, Bray-Dunes et Houtem accueillirent aussi des terrains d'aviation.
De nombreuses escadrilles françaises, belges et par la suite britanniques ont donc pu s'établir sur les terrains hondschootois afin de réaliser les diverses missions telles que les vols d'entraînement, les missions de réglage, des exercices de photographies, les missions de reconnaissance ainsi que les réglages de tirs. Le plus connu d'entre eux est celui qui se situait à la section Nord de la ville dans le secteur des Trois Rois. C'est d'ailleurs le terrain d'aviation qui laissa le plus de traces de sa présence en matière d'informations, de documentations et de photographies.
Mais n'oublions pas celui qui se situait à la sortie d'Hondschoote, près de l'actuel terrain de football, dont le seul et unique vestige rappelant sa présence est l'ancien café "à l'aéroplane" aujourd'hui devenu une habitation, dont seule l'enseigne nous rappelle ce passé devenu si lointain. Dans les écrits d'Émile Carlier, ancien combattant 14-18 transcrit dans le livre « Mort? Pas encore! Mes souvenirs 1914-1918 par un ancien soldat du 127e R.I », il relate dans ses notes du 21 août 1917 qu'il existe un deuxième champ d'aviation situé à la sortie d'Hondschoote pour se rendre à Killem qui abrite à cette date la célèbre escadrille des cigognes, commandée par le capitaine Guynemer.

Les visites officielles.

Que ce soit dans les Mémoires du président Poincaré, dans les carnets des officiers d'ordonnance du roi Albert ler de Belgique pour la période 1914-1918 ou même dans les sources photographiques, les visites officielles des personnages illustres de l'époque ont laissé de nombreuses traces à Hondschoote.
Même si aujourd'hui cette histoire semble oubliée dans la mémoire collective, qui peut encore se douter que le président Poincaré, le général Foch, le ministre de la Guerre Millerand ou bien la famille royale de Belgique ont foulé en leur temps le sol hondschootois et se sont rendus à de nombreuses reprises aux terrains d'aviation?
Visite du président de la République Raymond Poincaré
Le 1 août 1915
«Le 1er août, il y eût une grande cérémonie à Hondschoote. Le Président de la République devait remettre un drapeau au régiment d'Infanterie coloniale du Maroc. Le Président était accompagné du Ministre de la Guerre (M. Millerand) et du Général Foch. Nous nous y sommes rendus avec le drapeau, la musique et le 5e bataillon. La cérémonie avait lien sur le terrain d'avia tion de Hondschoote. La 4e Brigade du Maroc était an complet ainsi que I'EM de la D.I. Les troupes étaient disposées en carré sur les quatre faces du terrain. Le Président Poincaré avec le drapeau se tenait au centre face au régiment colonial. Il a prononcé une allocution puis il a remis le drapeau du regiment».
D'après les écrits d'un soldat participant à l'événement.

En quelques dates :
1915
Juin : Les aviateurs belges, basés à Hondschoote, reçoivent la visite de la reine Élisabeth et du prince royal de Belgique, au pied de leurs appareils Farman.
1er août Le président Poincaré remet un drapeau au 4 ème Régiment de Zouaves à Hondschoote. Il passe en revue les troupes d'artillerie et remet des décorations à plusieurs aviateurs.
1917
Avril : Le roi Albert Ier de Belgique décore des aviateurs français et belges sur le terrain d'avia-tion d'Hondschoote.
22 juillet Raymond Poincaré accompagné du général Anthoine visite le camp d'aviation d'Hondschoote.

Photographie du terrain d'aviation situé aux Trois Rois
Source : JF Deblonde

Photographie du terrain d'aviation situé aux Trois Rois
Source : JF Deblonde

Photographie du terrain d'aviation situé aux Trois Rois
Source : JF Deblonde


Juin 1915 : Les aviateurs belges reçoivent la
visite de la Reine Élisabeth et du prince royal de Belgique.



Chapelle

Gaston Cockenpot part à la grande guerre 2 ans après son mariage avec Germaine qui très pieuse fait le vœu d'édifier une chapelle si son mari revient vivant. Gaston échappe aux affres de la guerre et suivant sa promesse, Germaine fit construire cette chapelle.

La commune l'a racheté pour l'euro symbolique à Pierre, petit-fils de Gaston, dans le but de réhabiliter cet édifice plein d'histoire et d'amour.




La gare

La gare d'Hondschoote est mise en service en 1894 lors de l'ouverture de la ligne de chemin de fer secondaire allant d'Hazebrouck à Hondschoote appartenant à la Compagnie des chemins de fer des Flandres (CF). Elle constitue le terminus de Rexpoëde à Hondschoote. On nominait ce train le petit train des Flandres ou Pattate trein (le train à patates). Cette ligne ferme en 1933 mais continue de servir de terminus avant d'être fermée en 1954 lors de sa suppression. La gare a été transformée en logement.













Cliché emprunté sur internet

Cliché emprunté sur internet

Cliché emprunté sur internet
Début du comblement du port de la Colme
1960
Comblement terminé vers 1965-1968


Nous avons pris notre pique-nique au parc Schuman qui était autrefois le port d'Hondschoote puis nous avons commencé la balade en boucle pour un etour à cet endroit.



Le Port

En place et lieu du parc Schuman se trouvait un port. Il servait principalement aux transports de troncs d'arbres vers Bergues et les chantiers de constructions maritimes de Dunkerque. Il fut rebouché en 1974.



Le Moulin Delabarre

Le moulin à vent, avec une tour d'environ 30 mètres, a fabriqué de la farine jusqu'en 1901 mais une tempête vient le démolir partiellement. II devient alors un moulin à vapeur fonctionnant au gaz pauvre. Il fut ensuite électrifié.





La moisson des blés est terminée !





Le Noormeulen

Propriété de la commune. Il est considéré comme l'un des plus anciens moulin d'Europe. D'après une inscription sur une de ses poutres, il daterait de 1127. Il s'agit d'un moulin sur pivot. Il a été entièrement restauré en 1988.


Moulin à vent sur pivot resté en activité jusqu'en 1959, le Noordmeulen serait le plus vieux moulin d'Europ (une pièce de bois portant la date 1127 se trouve à l'intérieur). Un document des archives municipales prouve l'existence de ce moulin avant 1547.
En 1773, une ordonnance du Bureau des Finances de Lille interdit la construction ou l'implantation d'un mou à vent à moins de 250 pieds des routes. Situé de l'autre côté de la route, le Noordmeulen est alors déplacé à l'endroit actuel.
En janvier 1982, la municipalité achète le moulin qui menace ruine et le restaure. En 1988, le moulin est inauguré en présence d'une descendante des meuniers Danès qui ont gravé par sept fois leur nom dans les poutres moulin.
Ne pouvant plus moudre pour des raisons de sécurité, le Noordmeulen possède des poutres dans lesquelles les meuniers successifs ont gravé leur nom depuis 1717.
Sur l'une des pièces de bois du moulin, on peut lire une devise signifiant "la force, c'est bien. Le génie, mieux".







La tombe de Bernard de Coppens

Vous trouverez dans le cimetière, la tombe du seigneur d'Hondschoote, Bernard de Coppens. Il fut le mari de Eugénie de Lamartine, sœur du célèbre poète Alphonse de Lamartine dont la commune a célébré les 100 ans de sa disparition en 2019.




La fontaine Lamartine

Située Place du Général de Gaulle, à l’est de l’église. Les travaux de construction de la grande citerne publique débutent le 6 juillet 1810. Le Général Gigaux, premier magistrat de la commune de 1804 à 1813, pose la pierre de l’angle nord de la citerne à une profondeur de 3 mètres. D’une contenance de 1500 hectolitres, elle récolte les eaux de pluie de l’église.

En 1835, Alphonse de Lamartine, alors Député du Nord, offre à la ville les pompes de la citerne. Sa vaste citerne servait à approvisionner la population dans les périodes de sécheresse.





La statue de la Victoire

Monument commémoratif de la bataille d'Hondschoote, il fut inauguré en 1890, et est dû au ciseau du statuaire lillois Darcq




Le kiosque

L’Harmonie Municipale d’Hondschoote a déjà 81 ans lorsque l’idée d’un kiosque à musique est abordée lors d’un conseil municipal le 10 mai 1893.
Lieu de rassemblement de tout un village, cette construction dite de « divertissement » sera placée sur la Grand’Place d’Hondschoote en novembre 1902. De structures en bois, les musiciens de l’Harmonie prendront plaisir à animer toute les fêtes sur ce kiosque.

En avril 1923, devant la vétusté du kiosque, le conseil municipal décide de la construction d’un nouvel édifice à structures métalliques.
Depuis cette époque, le kiosque a toujours été entretenu. Le dernier grand chantier remonte à 1999 sous l’égide de Monsieur Claude Gosset, Maire d’Hondschoote.

Le kiosque a eu 124 ans en 2026.



HONDSCHOOTE

A Etienne Desaever

Lèvres de fleur du Nord, 
sur le vert silencieux d'une plume 
ta sayette peignée paraît lointain poème,

au rendez-vous de la lumière aux champs : 
l'incendie de six cent maisons 
et des troupes armées qut écrit ton histoire,

temps et langue solennité de pierre à tes façades : 
tu es terre qui se tait de tant savoir, 
lieu de la semence de nouveaux jours,

des pigeons habitent en ton moulin, 
la mélancolie souffle en ta sayette.

Hondschoote, Branche de Flandre. Flandre restée.





Hondschoote, une ville à l'arrière du front
La place
Évoquer la place d'Hondschoote, c'est aussi parler d'un précieux témoin des évènements de la Première Guerre mondiale, à la fois lieu de vie d'une population mais aussi lieu de passage des soldats en stationnement dans la ville.
Le ler août 1915, elle fut le témoin d'un défilé militaire. Le président de la République Raymond Poincaré accompagné du ministre de la Guerre M. Millerand et du général Foch passent en revue les troupes d'artillerie en cantonnement dans la ville.
Comme pour toutes les villes situées à l'arrière du front, cette place fut le témoin du passage de mortiers de 240, pièces militaires destinées aux armées, en date du 12 novembre et du 8 décembre 1917. La place a également accueilli de nombreux véhicules militaires alliés.
Mais surtout elle fut le témoin de nombreux concerts donnés sur le kiosque qui orne cette place, comme on peut l'apercevoir sur certaines photographies de l'époque. Un soldat écrira le 14 avril 1915 sur l'une de ses photographies: « Je t'envoie une carte qui représente un concert que nous donnions au mois de janvier à Hondschotte dans le Nord, tu me diras si tu me reconnais. Celui qui t'aime toujours. Bons Baisers. Signé: BELOUGNE ».