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dimanche 12 juillet 2026

Dimanche 12 juillet - AIRE-SUR-LA-LYS, sortie découverte en bateau sur le canal de Neuffossé

 


Par une belle journée ensoleillée, nous sommes partis du port de plaisance d'Aire-sur-la-Lys à bord du bateau "Évasion". La navigation s’est déroulée paisiblement, glissant doucement de pont en pont en direction de l’écluse des Fontinettes. Le léger souffle d’air à l’étage apportait une agréable fraîcheur tandis que la vue sur les paysages environnants s’offrait magnifique à nos yeux.

À notre arrivée, après un passage à l'écluse des Fontinettes (construite entre 1962 et 1967, hauteur de chute d'un peu plus de 13 mètres), un arrêt à l’ascenseur à bateaux des Fontinettes (construit entre 1881 et 1887, arrêt de fonctionnement en 1967 avec un passage d'une échelle de 5 écluses) a permis à tous d’admirer ce chef-d’œuvre d’ingénierie.

En bas, une ambiance festive régnait : la musique entraînante invitait certains passagers à se laisser aller et à danser. Cette atmosphère conviviale a favorisé de nombreux échanges entre personnes d’Aire-sur-la-Lys et des environs, souvent inconnues entre elles jusque-là mais désormais liées par ce moment partagé.

La bonne humeur et la chaleur humaine illuminaient cette promenade fluviale, faisant de cette escapade une journée agréable et un bon souvenir. 




Rendez-vous à 8h30
Départ en principe du bateau à 9h
Nous attendons le capitaine et le propriétaire du bateau !






Le passage vers le site des Ballastières



L'entrée au public de l'entreprise BAUDELET de Blaringhem

L'église de Blaringhem

Le pont de Blaringhem

Le pont de Blaringhem

Derrière les arbres, se trouve la carrière
de la Tuilerie de Racquighem
Je suis  allée dans cette carrière il y a un an !

Le pont d'Asquin

Le pont d'Asquin

Le pont d'Asquin est à la limite de 4 communes :
A droite, en se drigeant vers Arques, avant le pont c'est Blaringhem, après le pont c'est Renescure
A gauche, avant le pont c'est Racquinghem où se trouve la Tuilerie, après le pont c'est Wardrecques où se trouve la Cartonnerie de Gondardennes


En ma retournant, toujours le pont d'Asquin



Pont de Campagne
sous entendu pont de Campagne les Wardrecques

En me retournant, le pont de Campagne


Des oies nées l'année dernière puisque encore grises



L'écluse des Fontinettes en vue !



L'écluse des Fontinettes à Arques
Devant nous avant l'écluse c'est de l'eau bien sûr
Le niveau d'eau, là où se trouve le bateau va descendre de plus de 13 mètres

A l’origine

Pour franchir le dénivelé de plus de 13 m entre le bassin de l’Aa et celui de la Lys (la Belgique à Dunkerque), reliés par le canal de Neufossé, les bateaux empruntaient une échelle de 5 écluses successives, ce qui nécessitait 2 heures de franchissement. Durant les 80 ans de son exploitation, l’échelle d’écluses a été conservée pour être utilisée pendant les périodes de maintenance de l’ascenseur. Elle sera détruite en 1965.

Pour réduire le délai de passage de 2h et remplacer la chaîne des 5 écluses, l’ascenseur à bateaux des Fontinettes fut construit entre 1881 et 1887. Il fonctionna jusqu’en 1967 à la manière d’une balance hydraulique. Il est aujourd’hui classé “Monument Historique“. L’ascenseur à bateaux est rouvert au public depuis le 1er août 2023 et propose des visites avec audioguide ainsi que des visites guidées et des animations pour les enfants.

Source : VNF

L’écluse actuelle des Fontinettes

Dans les années 1960, le passage au gabarit 3 000 t du canal entraînera la construction de l’actuelle écluse des Fontinettes, en amont de l’ascenseur, à l’emplacement de l’échelle d’écluses. Les travaux ont débuté en 1962 et la mise en service de l’écluse a eu lieu le 16 août 1967.
Avec ce nouvel ouvrage, les possibilités de chargement des péniches ont fortement augmenté de par les dimensions de l’écluse et le mouillage de 3,50 m alors qu’il était limité à 1,80 m d’enfoncement avec l’ancien ascenseur.

Caractéristiques de l’ouvrage :
❱ longueur utile : 144,6 m pour le grand sas
qui peut être divisé en 2 sas de 91,6 m
et de 45 m de long
❱ largeur utile : 12 m
❱ hauteur de chute : 13,13 m
❱ volume : 25 000 m3 d’eau
❱ temps de franchissement : 25 minutes
Source : VNF

En me retournant, fermeture en cours

A l'avant le niveau de l'eau baisse,
ce sera de 13 mètres environ

En me retournant

A l'avant

Le niveau baisse encore jusqu'à ce que le
bateau puisse passer sous le mur de béton
Voir en bas à droite

L'écluse des Fontinettes





A l'arrière



On passe sous l'écluse !

Je me retourne, l'arrière du bateau

Le bateau est descendu du 13 mètres environ grâce à l'écluse


L'ascenseur à bateaux des Fontinettes à Arques




Le bateau se met près du quai
Il est annoncé que celles et ceux qui souhaitent
visiter l'ascenseur à bateau des Fontinettes doivent descendre


La visite immersive et audioguidée de l'ascenseur à bâteaux des Fontinettes







Edwin Clarck



Les engrenages à chevrons
André Citroën, 1913
Ces engrenages sont le symbole de l'industrialisation Française. Plus efficaces, moins bruyants, ils marquent une évolution dans le domaine de la mécanisation.




Le tour parallèle
Henry Maudslay, 1797
Mis au point à la fin du 18ème siècle, il s'agit d'une machine multifonctions qui est l'une des plus utilisées lors de l'industrialisation. Elle permet la réalisation de pièces cylindriques ou coniques.


L'industrialisation en France se développe majoritaire-ment pendant le Second Empire (1852-1870). Le pays est alors très rural et cette phase de son histoire va le marquer socialement, économiquement mais aussi << physiquement >». Les industries se développent et les villes s'agrandissent. Le début de l'ère de l'industrialisation est marqué par le développement des manufactures où les ouvrier(e)s se regroupent dans un même lieu pour fabriquer plus et plus vite. En parallèle, les machines-outils s'installent dans les usines en remplacement de la force humaine, elles permettent de travailler en continu et offrent une puissance et un rythme nettement supérieurs. À la faveur de toutes ces évolutions, la classe ouvrière devient de plus en plus importante et change le visage social de la France. Les premières luttes ouvrières éclatent et ouvrent la voie à de meil-leures conditions de vie pour les travailleurs (droit de grève, construction de cités ouvrières...). C'est également l'époque de la révolution des transports, 6 compagnies de chemin de fer voient le jour, les ports sont développés ou créés (Dunkerque par exemple), les voies de communication sont plus nombreuses.



Charles de Freycinet (1828-1923), ingénieur polytechnicien et ministre des Travaux publics, fait voter le 17 juillet 1879 le <<< plan Freycinet >>, un vaste programme qui prévoit le développement des voies ferrées et du transport fluvial. Il vise à favoriser le déve-loppement économique en donnant accès au chemin de fer à tous les Français. La voie d'eau n'est pas en reste, Freycinet propose de standardiser les dimensions des péniches, c'est la naissance du <<< gabarit Freycinet >>> (38,5 m de longueur sur 5,05 m de largeur). Il lance alors une campagne de travaux d'aménagement.
C'est dans ce contexte de renouveau que l'attention d'Avouste Bertin est portée sur l'ascenseur à bateaux d'Anderton (Grande-Bretagne). Il était jusqu'alors envisagé de doubler les sas de l'échelle d'écluses mais la mise en place de ces nouveaux gabarits avait fait bondir le budget du projet. Les travaux de l'ascenseur sont lancés le 18 août 1883. Il a donc fallu composer avec la ligne de chemin de fer adjacente ouverte le 25 mai 18 La proximité géographique des 2 ouvrages permet d'apprécier encore aujourd'hui cette infrastructure atypique.




Jean-François Cail est sûrement l'un des personnages qui incarnent le mieux la réussite de cette époque. Issu d'une famille pauvre, il part à l'âge de 15 ans sur les routes de France pour faire son compagnonnage. Sur recommandation de son frère, il intègre rapidement l'entreprise Derosne avec qui il s'associe finalement. L'entreprise qui porte le nom de <<< Ch. Derosne et Cail >> devient << JF Cail & cie >> à la disparition de Derosne. L'entreprise ne cesse de se développer et fabrique de tout (<< ni une fonderie, ni une serrurerie, ni une chaudronnerie, ni un chantier de constructions, et cependant ils sont tout cela, et bien d'autres choses encore; car il faut être presque tout pour faire ce qu'ils font, c'est à dire des outils pour les usines engendrées, depuis soixante ans, par les sciences appliquées >>*).
La Maison Cail prend une importance telle qu'elle sera représentée à l'exposition universelle de 1867 et de 1889. J.-F. Cail mourat finalement en 1871 et son entreprise sera absorbée par Fives-Lille









Le canal face à l'augmentation du trafic fluvial
Ici-même, au lieu-dit des Fontinettes, le canal de Neuf-fossé qui relie l'Aa et la Lys accuse un dénivelé de 13,13 mètres. Creusé au 11ème siècle à la demande du comte de Flandre, Baudouin de Lille, il a pour vocation première la défense militaire. C'est à la fin du 18ème siècle que la navi-gation se développe sur cet axe fluvial et une échelle de 5 écluses est construite afin de franchir la chute. Elle se révèle cependant insuffisante face à l'augmentation du trafic provoquée par l'essor économique du milieu du 19ème siècle. Le temps de passage est alors de 1h 10 pour la descente et 1h35 pour l'ascension. De plus, chaque sas ne pouvant accueillir qu'un seul bateau, une alternance des mancœuvres était mise en place: 3 jours par semaine pour les descentes et les 4 autres jours pour les montées. Moins de 50 bateaux pouvaient franchir le dénivelé quotidien-nement. Cette situation entraînait des attentes de plusieurs jours et il est apparu nécessaire de trouver une solution. Un appel à projets est alors lancé. Le premier d'entre eux, proposé en 1875, consistait à doubler les sas de l'échelle d'écluses existante pour permettre à deux péniches de passer simultanément. Mais en 1879, avec le plan Freycinet, s'ajoute la contrainte d'agrandir la longueur utile des sas à 38,50 mètres. C'est à cette époque que l'attention de I'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées Auguste Bertin est portée sur un ascenseur à bateaux anglais...

Le canal entre dans l'Histoire
Situé à Anderton, il a été mis en service en 1875 et permet de franchir un dénivelé de plus de 15 mètres. Bertin se rapproche alors de deux ingénieurs ayant travaillé sur l'ouvrage en Angleterre, Sidengham Duer et Edwin Clark. Il demande à chacun de soumettre un projet s'en inspi-rant. Le projet de Duer prévoit de faire reposer chacun des deux bacs sur quatre pistons répartis en groupes de deux et nécessite d'utiliser une force motrice addition-nelle pour assurer la manœuvre. Clark propose quant à lui de n'utiliser que la force hydraulique pour faire fonc-tionner le dispositif et de construire chaque bac sur un seul piston central. Les aménagements de l'échelle d'écluses sont rapidement écartés et seuls restent en lice les projets d'ascenseurs à bateaux. C'est finalement le projet de Clark qui convainc par sa simplicité et qui est officiellement retenu en 1881 par décision ministérielle. Il est également décidé de conserver l'échelle d'écluses pour l'utiliser lors des périodes d'arrêt de l'ascenseur. Les travaux durent de 1883 à 1887 et l'ascenseur à bateaux des Fontinettes est finalement mis en service en 1888. Environ 22 minutes sont nécessaires pour faire passer 2 péniches simultané-ment, l'une dans le sens ascendant et l'autre dans le sens descendant, permettant ainsi de faire traverser jusqu'à 60 bateaux par jour.










L'inauguration
"La science de nos jours trouve l'appareil hydraulique des Fontinettes remarquable, mais qui peut répondre que dans cent ans, nos petits fils n'auront pas trouvé mieux ?"
Extrait du discours prononcé lors de l'inauguration par Alexandre Ribot, député, 8 juillet 1888.

Il faudra finalement moins de 100 ans pour que l'ascenseur à bateaux ne soit remplacé par la grande écluse, plus moderne et performante et elle aussi, parfait exemple du génie humain. Mais en ce dimanche 8 juillet 1888, Arques et son ascenseur des Fontinettes sont au cœur de toutes les attentions. Quelques officiels ont fait le déplacement depuis la capitale et parcourent le trajet de la gare de Saint-Omer à l'ascenseur à bateaux acclamés par une foule massée le long de l'avenue. 15000 personnes assistent à cette journée historique sur les abords du canal mais le soir, seules 110 personnes triées sur le volet sont conviées au banquet. L'année 1887, visible sur la tour, correspond à la date de la fin des travaux de l'ascenseur et à ses premiers essais. En 1889, le Président Sadi Carnot vient le visiter lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais.






J'entre dans la péniche



















Pont de Flandres

Ecluse suivante !

Vers l'avant du bateau

Vers l'arrière du bâteau

Les portes s'ouvrent
On se dirige vers le port de plaisance d'Arques, bizarre
Il était prévu de naviguer jusquà Watten

Le port de plaisance d'Arques




Limagrain

Limagrain

Sabé


Le bateau reprend la direction d'Aire sur la Lys !

Le pont rose d'Arques
A droite, non loin de ce pont il y a le grand vannage

L'ascenseur à bâteaux des Fontinettes



A nouveau l'écluse des Fontinettes



Péniche en cours de chargement de ferraille
Entreprise Baudelet

Wittes, la maison du pèe Noël



Aire sur la Lys, la capitainerie