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vendredi 29 mai 2026

Vendredi 29 mai matin - BARJAC

 

Une balade nous est propsée par le VVF "Les cigales du Gard" de Méjannes le Clap à Barjac. Covoiturage. Nous nous garons sur un parking situé rue des glycines

Barjac est un petit bourg établi sur un replat du plateau à 170 mètres d'altitude. Située entre Cèze et Ardèche, à mi-chemin entre Aubenas et Pont-Saint-Esprit, dans cette pittoresque région des gorges, dernière étape du pays d'Uzès, verrouillant la porte du Bas-Vivarais, à la limite des contreforts des Cévennes. Circuit 46 km A/R







L'église Saint-Laurent

BARJAC - VILLAGE DE CARACTÈRE DU GARD
Eglise Saint Laurent
L'église primitive Saint Laurent était située à Malhac dans la plaine, sur l'emplacement d'une ancienne villa Gallo-Romaine. Présente vraisemblablement dès le 5º siècle, elle sera entièrement détruite en 1580 pendant les guerres de religion. A l'époque, il existe une chapelle (Saint Antoine) intra-muros, mais elle est utilisée comme temple par les protestants. C'est en ce lieu que l'église actuelle sera construite (1656-1689) puis agrandie en 1862 pour répondre à une augmentation de la population (1545 habitants en 1790; 2 523 habitants en 1861). Son intérieur présente une ordonnance vaste et régulière. On peut remarquer une grande nef unique aux arcboutants limitant les chapelles latérales. Son chœur est majestueux avec un maître autel en pierre et un tabernacle surmonté d'un dôme d'adoration à colonnes grêles.
locher construit en 1780
la porte d'entrée, était à l'origine situé à l'intpascale Camus
Le puits redécouvert et reconstruit en 2001, à droite de la porte d'entrée, était à l'origine situé à l'intérieur de la chapelle. Il reste encore dans le mur de la façade le trou permettant de fixer la poutre principale






L'entrée vers le château dans lequel la mairie est installée

Encore du jasmin fleuri
De là où je fais la photo le parfum me parvient !

Je suis dans la cour du château

Le château héberge la mairie




Je suis sur la terrasse du château, ouverte au public

Je suis sur la terrasse du château, ouverte au public

Je suis sur la terrasse du château, ouverte au public

La borne milliaire d'Antonin le Pieux à Barjac
(144 - 145 après JC)
En 1853, Léon ALEGRE, professeur de dessin à Bagnols sur Cèze, découvrait une borne milliaire romaine dans un chemin, à trois kilomètres au nord de Barjac, en allant vers Vagnas. Cette borne romaine provient de la Voie d'Antonin le Pieux', qui partait de Vienne pour aller à Nîmes, en passant par Alba et Barjac. Elle indique le trente-troisième mille depuis Alba. Ce milliaire date du quatrième consulat d'Antonin le Pieux., vers 144-145 après Jésus Christ. Cette borne est antérieure d'une année aux " milliaires antonins " que l'on trouve dans le Gard, sur la Voie Domitienne². Peu de temps après sa découverte, ce milliaire était transféré par Auguste PELLET à la Porte d'Auguste, à Nîmes. Vers 1950, la borne fut déplacée vers le Musée Archéologique de la ville de Nîmes. Elle est, depuis la rénovation du musée, visible.
Les bornes milliaires romaines étaient des indicateurs de distance placés à intervalles réguliers sur un trajet. Ces bornes servaient à matérialiser une distance d'un mille romain. Lorsqu'elles matérialisent des lieues on parle de bornes leugaires. Le mille romain mesurait environ 1481 mètres et représentait milles pas. Ce que nous appelons le « pas » était en réalité, chez les romains, un double pas de 0,74 mètre, soit 1,48 mètre, cela correspondait à une longueur de 5 pieds romains de 29,64 cm.
Les Helviens peuplaient le territoire correspondant au sud de l'actuelle Ardèche. Ils ont jalonné la route qui partait d'Alba et qui allait à Nîmes. Ils se sont arrêtés à la limite de leur territoire. A l'époque du bornage, L'extrémité septentrionale de Barjac était sur leur territoire et dépendait de l'administration romaine d'Alba. Malgré de minutieuses recherches, aucune autre borne du même type n'a été trouvée entre Barjac et Nîmes³. Ce milliaire est donc le dernier sur la route qui va d'Alba à Nîmes, en passant par Bariac et Uzès.
Traduction en français
A l'Empereur Titus Aelius Hadrien Antonin Auguste, Pieux, Père de la Patrie, revêtu de la puissance Tribunitienne pour la 7 ème fois, Consul pour la 4 ème fois, XXXIII mille pas.



CIPPE DE L'EPOQUE GALLO-ROMAINE DECOUVERT A MAILHAC EN 1869
CE CIPPE COMPORTE UNE BASE ET UN COURONNEMENT
L'INSCRIPTION LATINE EST RENFERMEE DANS UN ENCADREMENT DE MOULURES.
TRADUCTION :
AUX DIEUX MANES D'ARETHUSA TITUS JULIUS HELIS A SA COMPAGNE TRES CHERE


Le château de l'extérieur 


Une porte du château




Porte basse et escalier monumental
Les remparts de la ville de Barjac sont construits en 1379. pendant la Guerre de Cent ans, suite au pillage par des" Anglais ". Dès l'origine, il n'existe que deux portes d'entrée au centre ancien. La porte basse, défendue par 2 fours, est remplacée au 17 siècle par la porte visible actuellement. Après la paix d'Alès (1629), tous les éléments de défense des fortifications (créneaux, fours) seront détruits mais l'enceinte reste et servira ensuite de protection notamment pendant les différentes épidémies de peste qui ont menacé Barjac.
Le grand escalier visible aujourd'hui, et donnant accès à la" terrasse" du château, est construit en 1844 pour permettre un meilleur accès aux foires de Barjac, situées en partie sur cette esplanade. Des pierres frouées situées en haut de cet escalier sont appelées coups perdus".
A l'origine, elles servaient de regards pour le réseau d'amenée d'eau de la source de Font Maillague à Barjac. A la fin du 19º siècle, sorties de réemployées à cet emplacement


Je poursuis mon chemin afin de rejoindre le parking en passant par le marché immense






Le marché étant immense, j'ai trouvé un lien vers une balade virtuelle de Barjac à découvrir en faisant un clic sur le lien : Balade virtuelle commentée de Barjac




jeudi 28 mai 2026

Jeudi 28 mai après-midi - UZES

 

Ce jeudi 28 mai après-midi est consacré au Pont du Gard (article précédent) et à Uzès.
Après nous avoir expliqué le lien entre Uzès et le Pont du Gard, une visite accompagnée à pied d'Uzės nous est proposée. Uzès est une cité médiévale et Renaissance, "Ville d'Art et d'Histoire", située entre garrigues, Rhône et Cévennes. Au fil des ruelles étroites, découverte des trésors de la ville : la tour Fenestrelle, la cathédrale Saint Théodorit, le Duché et ses toits vernissés, la place aux herbes et ses arcades. C'est Xavier qui nous accompagne.
Temps libre dans la ville.
Voici un lien (un clic sur le lien en bleu ci-après) vers un site qui nous présente Le parcours de l'eau de l'aqueduc Uzès-Nîmes


En cette maison est né Charles GIDE
le 28 juin 1847


La place aux herbes


Du jasmin fleuri sur cette façade !
C'est du vrai jasmin, on aperçoit les
grandes jardinières entre les fenêtres




Le quartier des marchands autrefois


Le quartier du clergé autrefois




Les trois pouvoirs médiévaux d'Uzès, symbolisés par les trois tours.
Photo empruntée sur le site internet de la ville d'Uzès

De gauche à droite : la tour du roi, la tour de l'évêque et la tour ducale, appelée aussi tour Bermonde. © Ville Uzès, photo Aurelio Rodriguez


La Tour Ducale

La Tour Ducale

La Tour de l'Evêque à gauche




Le Duché d’Uzès, joyau du patrimoine, est un lieu imprégné d’histoire. Construit au cœur de la ville d’Uzès, le Duché se dresse fièrement sur les vestiges d’un ancien « castrum », un camp romain dont les traces remontent aux premiers siècles de notre ère. Cet emplacement stratégique est devenu, au cours du premier millénaire, la résidence officielle du gouverneur local, symbolisant ainsi son importance historique.

Le Château Ducal, communément appelé « le Duché », incarne par son architecture un véritable résumé de l’histoire de France des différentes époques. Du Moyen Âge à la Renaissance, en passant par le Siècle des Lumières et les Temps Modernes. Malgré cette diversité stylistique, le Château parvient à maintenir une harmonie impressionnante qui continue d’émerveiller tous ceux qui le visitent.

La Révolution française a marqué une période particulièrement difficile pour le Duché. Confisqué et vendu comme bien national, le Château a subi des saccages avant d’être transformé en collège.

En 1824, le Duc d’Uzès a racheté cette demeure historique et, dès 1834, a entrepris d’importants travaux de restauration pour lui redonner sa splendeur d’antan.

Aujourd’hui, le Duc et la Duchesse d’Uzès actuels poursuivent ces efforts de restauration, perpétuant ainsi l’œuvre commencée par la Marquise de Crussol. Grâce à leur dévouement, une grande partie du Château a été restaurée, et de nouveaux meubles et objets viennent régulièrement enrichir les collections, offrant aux visiteurs une expérience toujours renouvelée et captivante. Le Duché est l’un des rares exemples de Château familiaux bénéficiant d’une restauration complète au début du 21ᵉ siècle.



Une plaque indique "Ici les évêques battaient monnaie au moyen âge"



Cathédrale Saint-Théodorit et Saint-Firmin

Cathédrale Saint-Théodorit et Saint-Firmin

Du Ve siècle à la Révolution, Uzès est le siège épiscopal avec sa cathédrale construite en 1090. Détruite lors de la guerre des Albigeois, reconstruite puis détruite lors des guerres de Religion, la cathédrale actuelle date de 1652.

La façade de style néo-roman a été plaquée en 1873 sur l’ancien édifice. L’intérieur, voûté d’ogives était vraisemblablement plus riche qu’il n’apparaît aujourd’hui.
A l’intérieur, on peut encore observer les orgues datant du XVIIe siècle. Les orgues ont la particularité d’avoir encore les volets d’origine, ce qui est très rare.
Certains concert sont organisés ce qui permet d’écouter la qualité de cet instrument.
Source : site internet "tourismegard.com"