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dimanche 15 mars 2026

Dimanche 15 mars 2026 - ROQUETOIRE

En ce dimanche après-midi ensoleillé, j'ai mesuré un parcours de randonnée douce sur la commune de Roquetoire dont une boucle (environ 1 km-1,5 km, pas mesuré ce jour) qui se fera dans le parc du château.

Peu de voitures sur le parcours facile sans difficulté de 5 km. Plusieurs marcheurs sur les petites routes et sentiers.

Je démarre du parking de la salle des sports, impasse Gabriel et je rejoins la rue du moulin puis l'impasse des bosquets, la rue Saint-Amour, la rue du château, le hameau de Camberny, rue de Cohem.

La randonnée dans ce village tranquille, a été effectuée ce dimanche, sous un ciel d’un bleu éclatant contrastant avec le vert tendre des prairies et des champs de céréales,  avec un léger vent, un temps idéal, il me fallait en profiter ! 

Les prunelliers en fleurs ajoutent une touche délicate, leurs pétales blancs scintillant comme de petites étoiles. À l’ombre, des ficaires d'un jaune éclatant, de plus en plus nombreuses au fil des jours, c'est bientôt le printemps ! 

Au cœur d'un écrin de verdure, un joli château se dresse fièrement, niché dans un vaste parc planté de grands arbres.

Un peu plus loin, deux arbres en bord de route à des endroits différents, lequel est l'arbre du pendu ?

L'église saint Michel de Roquetoire

L demeure de la famille du docteur Lefebvre
A gauche, c'était l'officine de pharmacie
de Melle Marie Antoinette Lefevre
chez qui j'ai travaillé, j'ai gardé de bons souvenirs !


Le blockhaus a été conçu pour protéger des attaques aériennes; un matériel à la pointe de la technologie. Ces instruments ultra-modernes positionnés au sol et orientables étaient destinés au radioguidage des fusées V2 (Vergeltungswaffe 2), qui devaient partir de la Coupole (Helfaut - Wizernes). Ce bunker de radioguidage avait pour mission de corriger la trajectoire des fusées V2 pendant la phase de lancement et la première minute de vol (lorsque le V2 avait atteint la vitesse requise pour atteindre sa cible), il convenait d'arrêter la combustion du moteur de la fusée.
Ce site a été choisi car si l'on trace deux lignes depuis Roquetoire en direction des caps Gris - Nez et Blanc - Nez, ses lignes se poursuivent en passant par deux extrémités de la banlieue de Londres.
Le site avait reçu le nom de code "Umspannwerk C" (Transformation C). Les travaux ont débuté fin 1943, pour se terminer vers mai-juin 1944. Le bunker mesure 35 mètres de long, 22 mètres de large pour une hauteur de 7 mètres. Le toit et les murs mesurent 3,5 mètres. La structure peut seulement être décrite comme très impressionnante. En opérationnel, du matériel (véhicules ou autres) pouvait être installé à proximité du blockhaus et être rappelé rapidement en cas d'attaque aérienne. Il y a 2 entrées dans le bunker dont une grande fermée par une porte blindée d'un mètre d'épaisseur, de 2,80 m de large et d'environ 38 tonnes.



Le panorama de la rue du Moulin
C'est l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer qui fit construire en 1338 un moulin à Roquetoire qu'elle mit à la disposition des habitants (sur autorisation du bailli d'Aire-sur-la-Lys).
D'après l'historien local Florent Thorel, le moulin se situait en haut d'une motte qui surplombait l'actuelle rue du Moulin.
En 1817, le cadastre en fait encore mention.
Du haut de la rue du Moulin, on dispose d'une vue imprenable sur le village et ses environs. Ce panorama permet de comprendre l'étalement du Village de Roquetoire.


Vue sur le centre du village,
Photo prise de l'impasse des bosquets


Ficaire

Le château de profil

La ferme du château
A l'arrière, le château


Il a été élevé par le marquis de Lully au début du XVIIIe siècle puis acquis par Guillaume Marcotte, écuyer et secrétaire du roi qui prit le nom de seigneur de Roquetoire. Ce sont toujours ses descendants qui en sont les propriétaires.
Peu habité à partir de 1890, le château fut occupé par l'état-major portugais durant le 1er conflit mondial 1puis loué à la baronne Dard dans les années 20. Endommagé par les pillages et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, le château fut restauré en 1950 (le gros - œuvre uniquement).
Depuis plusieurs années, le descendant, M. Seydoux, a entrepris des travaux de restauration. A ce propos, le château a subi une transformation plutôt insolite. En effet, en 1840, les propriétaires avaient voulu ajouter un deuxième étage tout en conservant le toit d'origine mais l'équilibre général était par conséquent rompu. C'est pourquoi les descendants choisirent de revenir à la situation initiale en supprimant cet étage. Pour ce faire, une entreprise d'Isbergues, sous la direction d'un architecte de Saint-Omer, a mis en place un système de vérins qui soutenaient le toit et on a pu ainsi enlever progressivement les parties de l'étage et faire descendre la charpente à son niveau d'origine. Le matériau principal utilisé pour construire le château est la pierre blanche.
A noter les façades, la toiture ainsi que 3 pièces du château sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

La première grille 


La deuxième grille et les douves larges entourant le château



Est-ce l'arbre du pendu ?
Au loin, la grande dame d'Aire sur la Lys pointe sa tour !

Ou est-ce celui là l'arbre du pendu
le long de la rue de Cohem ?

Cette demeure était celle de mon médecin


De retour à l'église saint Michel