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mardi 5 mai 2026

Mardi 14 avril 2026 et mardi 5 mai - ARRAS, le circuit patrimoine urbain et la visite guidée de la Carrière Wellington

J’ai redécouvert à ARRAS un parcours riche en sites remarquables ce mardi 5 mai. Il m'a fallu ce mardi assurer le guidage et les commentaires le mieux possible, aidée par Jean-Luc qui a assuré le rôle de serre-file, un grand merci à lui ! Heureusement j'avais réalisé les photos lors du repérage de circuit le mardi 14 avril. Pour le repérage, j'avais choisi un jour avec du beau temps ! Donc, mis à part quelques unes, les photos ont été prises le mardi 14 avril lors du repérage.

Mis à part le soleil, malheureusement absent tout au long de la journée, la sortie "Balade et découverte du patrimoine" à Arras a été pleinement appréciée par les participants.

Ce fut une expérience riche et captivante qui a permis à chacun de se plonger dans l'histoire et l'architecture remarquables de cette ville du Pas de Calais, notre préfecture.

Héritière de 20 siècles d'histoire, Arras est célèbre pour ses places, de style baroque flamand, qui composent un somptueux écrin àl'Hôtel de Ville et au Beffroi.

Arras compte 225 monuments historiques classés ou inscrits dont 3 sites au patrimoine mondial de l'UNESCO : la Citadelle, le Beffroi, le Mémorial Britannique.

Durant le conflit mondial 1914 - 1918, la ville a été détruite à 80%, de très violents combats y ont eu lieu, elle a été en grande partie reconstruite à l'identique

Source des commentaires sous les photos ci-après : le livret numérique fourni par un randonneur arrageois que je remercie ! 

Place de l'Ancien Rivage
Ancien port d'Arras

Au centre de la région des Hauts de France, la ville d’Arras possède un patrimoine architectural Exceptionnel classé pour partie au patrimoine mondial de l’Unesco. NEMETACUM ATREBATUM était la capitale du peuple celte ATREBATES (ARTOIS).

Le nom d’Arras n’apparaît qu’au 12e siècle, sous Philippe Auguste. Arras était à cette époque une importante cité drapière connue jus qu’à la Méditerranée.

Plus tard, les tapisseries de haute lisse appelées « ARRAZI » firent aussi sa renommée. Le commerce est florissant, la ville compte 30 000 habitants.

Avec les trouvères Jean Bodel et Adam de la Halle, Arras est aussi le plus grand centre littéraire d’Europe.

En 1492, les 17 provinces des Pays-Bas, dont l’Artois, passent sous domination espagnole. Le commerce du drap régressant, c’est le commerce des grains qui devient prépondérant, la Grand Place se nommait alors marché aux grains.

Le beffroi (1501-1508) avec la halle échevinale (hôtel de ville) témoignent de la richesse de la ville.

Arras deviendra définitivement française en 1659 par le traité des Pyrénées sous Louis XIV. A la révolution, conséquence de la nationalisation des biens de l’église, de nombreux ensembles changeront de destination ou seront détruits. 

La statue de Louis-François CRESPEL

La statue de Louis-François Xavier Crespel (1789-1864) érigée en haut du cours de Verdun rappelle l’importance de l’agro-alimentaire dans l’Arrageois. Né de parents agriculteurs à Annoeullin (59), il se lance dans la culture de la betterave sucrière et installe sa 1re sucrerie en 1814 rue des promenades à Arras. Le boulevard porte son nom en raison de son rôle déterminant dans l’industrie sucrière.


La salle Philippe Rapeneau

Cette salle, construite il y a 200 ans, face à la caserne Schramm, était à l’origine un manège équestre pour les chevaux des officiers de la caserne. Voir la tête de cheval qui orne sa façade. Acquis par la communauté urbaine, le manège a été réhabilité en salle de sport avec la volonté d’en faire un modèle de rénovation énergé tique. Cette salle de sport porte le nom de Philippe Rapeneau, deuxième président de la communauté urbaine d’Arras en 2012, décédé en 2018. Engagé dans la transition écologique, il a marqué de son dyna misme la transformation de la citadelle et son intégration dans la ville


La caserne Schramm

Construite par Vauban de 1680 à 1700, près de la citadelle, pour loger 3500 hommes et 1200 chevaux au rez de chaussée. Le «quartier des casernes de l’esplanade» prend en 1886 le nom du Général Schramm (né à Arras en 1789, général à 24 ans). La caserne a notamment abrité le 33e régiment d’infanterie. Vide depuis 1995, la caserne démilitarisée en 2010, sera classée monument historique en 2012. 


Les jardins d'Artois

Aujourd’hui : acquise par la communauté urbaine d’Arras, d’importants travaux de réhabilitation sont effectués pour en faire un lieu de vie, entre histoire et modernité, tout comme à la citadelle toute proche. Après 300 ans de présence importante de l’armée, un lien définitif avec la ville est réalisé avec plus de 250 logements, une résidence seniors, des logements étudiants, jeunes travailleurs, et des bureaux


Résidence seniors Nohée


Clinique Clémenceau
(Chirurgie et médecine esthétique)


Eglise protestante unie de France


Place Victor Hugo

Un obélisque et une architecture octogonale, œuvre de l'architecte Beffara, bâtie sur les marécages du Pré Cagnon de 1754 à 1779. Elle était le cœur de la basse ville, quartier à la mode au 19e siècle. Au centre, la fontaine aux têtes de lion est surmontée d'un obélisque coiffé au gré des époques de la fleur de lys et de l'aigle impérial. De 1821 à 1950, cette place accueillait le marché aux bestiaux, veaux et porcs le jeudi, les bestiaux gras le mardi ; 750 vaches en moyenne le samedi. 

Notre Dame des Ardents

Achevée en 1876 en style romano-byzantin pour recevoir le reliquaire de la Sainte Chandelle (aujourd’hui au Trésor de la Cathédrale). En 1105, le mal des ardents, dû à l’ergot du seigle, ravage l’Artois. La vierge apparaît le 28 mai à 2 ménestrels et à l’évêque Lambert de Guînes. Elle offre un remède : tous les malades qui boivent une eau purifiée par la cire qui coule d’un cierge sont guéris. Pendant 600 ans, la Sainte Chandelle fut vénérée dans une chapelle place du petit marché, actuelle place des Héros. 

Notre Dame des Ardents


Façades Art Déco,
rue Saint Aubert

En descendant la rue Saint Aubert, observer les belles façades sur la droite. Lors de la reconstruction d’Arras dans les années 20, les architectes se tournent naturellement vers le style alors en vogue. Outre les constructions nombreuses dans les rues Saint Aubert, Ernestale, Gambetta, etc..., on peut également découvrir de beaux mobiliers et décors art déco dans les bâtiments publics (cathédrale, églises, hôtel de ville, …) 


Le théâtre

Inauguré en 1875, le théâtre d’Arras est un remarquable exemple d’architecture théâtrale de 18e siècle. La façade sobre est d’inspiration néo-classique tandis que l’intérieur est typiquement un théâtre à l’italienne. Une salle des concerts a été ouverte en 1828, avec de remarquables dé cors de 1888 réalisés par l’artiste lillois Julien Dilly (entrée 26 bis, rue Ernestale). Récemment restauré, l’ensemble comporte désormais trois salles : le théâtre proprement dit, la salle des concerts et la salle polyvalente André Reybaz en sous-sol. En sous-sol, on peut voir les fondations d’un donjon de l’ancienne châtellenie. 

La maison aux sirènes 


Anciennement place Le Castellain, place du Minck, place de la comédie 
Vers l’an 1000, s’y trouvait une châtellenie (juridiction attachée à un châtelain). A l’époque des Pays-Bas espagnols, c’était la place du marché aux poissons (Minck en flamand). Admirez le siège de la corporation des marchands de poisson Scarpe et Sensée au-dessus du bar «La Comédie». Le théâtre de comédie se trouvait à l’emplacement actuel «Dessange». Durant la terreur, 391 personnes furent guillotinées sur cette place. 


Maximilien, Robert Isidore Robespierre

La maison Robespierre,

MAXIMILIEN, MARIE, ISIDORE DE ROBESPIERRE
Né à Arras le 6 mai 1758, mort à Paris le 28 juillet 1794
Maximilien de Robespierre est né à Arras dans une famille de la petite noblesse de robe. Orphelin à 6 ans, il fait des études au collège des Oratoriens d'Arras, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il est un élève brillant et s'enthousiasme pour les idées de Jean-Jacques Rousseau. Il rentre à Arras en 1781 où il exerce comme avocat. Robespierre habite cette maison de 1787 à 1789 avec sa sœur Charlotte et son frère Augustin. Il fréquente l'hôtel Dubois de Fosseux où il côtoie toute la société arrageoise et est membre des sociétés savantes de la ville : l'Académie royale et les Rosati.
En 1789, il participe à la rédaction pour le tiers état des cahiers de doléances de la ville et est élu député du tiers état. Il devient l'un des hommes influents de la Révolution jusqu'à sa chute en 1794 et demeure aussi l'un des personnages les plus controversés de cette période.
Source : Panneau affiché sur la façade de la maison "Les enfants d'Arras"


Le Musée des Beaux-Arts

la cour d’honneur de l’abbaye 

Le musée s’installe dans l’ancienne abbaye en 1832 à partir des saisies révolutionnaires, puis enrichi de dépôts, d’achats et de dons. Ravagé en 1915 par un bombardement et un incendie, plus de la moitié des œuvres ont disparu. Points forts : Peintures des écoles flamande, italienne, française et de l’école d’Arras ; sept «Mays» (peintures religieuses) proviennent de Notre-Dame de Paris ; plan relief de 1716 ; porcelaines d’Arras ; sculptures médiévales ; un exemplaire unique des tapisseries de haute lisse (les Arrazi). En partenariat avec le château de Versailles, le musée accueille depuis 2011 des expositions temporaires. Le Musée est en cours de restauration; réouverture prévue en 2030 au plus tôt. . Vous êtes place de la Madeleine, Sur l’actuel parking, se trouvait l’église Sainte-Madeleine, fondée en 1248, détruite en 1796. Réservée aux Comptes d’Artois jusqu’en 1530; au 17e siècle, les magistrats d’Arras y prêtaient serment.

Le Musée des Beaux-Arts
la cour d’honneur de l’abbaye


L’abbaye Saint Vaast 

Photo empruntée sur internet


Selon la légende, Saint Vaast aurait chassé un ours qui effrayait les habitants, en lui ordonnant «au nom de Dieu» de ne jamais revenir. Un monastère bénédictin voit le jour en 667 sur la colline de la Madeleine. Renommée pour sa prospérité et son influence, l’abbaye verra au fil des siècles la ville se développer autour d’elle. A partir de 1754, les moines de l’abbaye décident une reconstruction complète de celle-ci. Elle est organisée autour de trois cours : la cour d’honneur (entrée du Musée), la cour du puits, et le jardin du cloître. Épargnée à la révolution mais détruite en juillet 1915, l’ancienne abbaye est reconstruite à l’identique par l’architecte Pierre Paquet. Elle abrite le musée des beaux-arts et la médiathèque. Actuellement en complète restauration (toitures et façades).



Le tribunal judiciaire dArras

Le casino


Construit dans les années 1920 dans le style Art Déco à la mode à cette époque. Il est destiné à devenir un casino avec salle de spectacle et music-hall. L’autorisation d’ouvrir n’ayant ja mais été obtenue, celui-ci de viendra un cinéma qui fermera en 1977. Il devient la propriété de la ville. Après d’importants travaux de rénovation en 2013-2015, le casino offre une salle de spectacle de 936 places et, en sous-sol, une grande salle modulable, permettant l’organisation de ré unions, d’expositions, …

Hôtel particulier de la Basecque 

12, rue Émile Legrelle 

Construit au 18e siècle par Albert Marie Joseph Imbert, comte de la Basecque. A la révolution, les hôtels particuliers sont confisqués et vendus comme biens nationaux. La porte cochère a été remplacée après la première guerre mondiale en ferronnerie inspirée art déco. Il reste une quarantaine d’hôtels particuliers dans Arras, la plupart construits entre 1735 et 1760. Il y en avait le double à l’époque. 

Emile Legrelle (1821-1899) maire d’Arras de 1884 à 1899 : sous sa mandature sont réalisés le démantèlement des fortifications et la création des grands boulevards à leur place, l’assainissement de quartiers déshérités, une nouvelle gare et un nouveau port

Rue Emile Legrelle

L'église saint Jean Baptiste

En 1524, s'élève à cet emplacement l'église Saint-Nicolas-des-Fossés. Transformée en temple de la Raison, elle est la seule à ne pas avoir été détruite pendant la Révolution. Elle devient cathédrale provisoire en 1803 sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste jusqu'à la fin des travaux de l'ancienne église abbatiale de l'abbaye Saint-Vaast érigée en cathédrale en 1833. En 1915, lors des bombardements, les pompiers Wacquez et Glasson y périssent en luttant contre les flammes. Reconstruite en 1920 dans un style gothique flamboyant, elle renferme une Descente de Croix de Rubens et le retable du XVIIe siècle de la chapelle de la Sainte Chandelle autrefois érigée sur la Place des Héros.

L'intérieur de l'église Saint Jean Baptiste

La Place des Héros, le Beffroi, l’Hôtel de Ville 


La Place des Héros, le Beffroi, l’Hôtel de Ville 

Le roi Philippe II d’Espagne ayant interdit les pans de bois et les saillies sur la rue, le style baroque flamand s’imposa au fil des rénovations des 155 maisons des places. Les façades en pierre témoignent de l’influence française à partir du 18e siècle. 345 colonnes y soutiennent les arcades ; la plupart des enseignes qui ornent les façades datent du 14e et 15e siècle. 

Le Beffroi : Construit de 1463 à 1554 par les ducs de Bourgogne, terminé sous la domination espagnole, sur les plans du maître d’œuvre Jacques Le Caron. Il contient un carillon de 40 cloches. Haut de 75m, il est surmonté du lion des Flandres (7 m) auquel on ajouta un soleil en l’honneur de Louis XIV. Détruit en 1914, reconstruit à l’identique en 1924. 

L’Hôtel de ville : construit de 1502 à 1506, il sera agrandi à la renaissance et sous Napoléon III. Détruit en 1914, il est reconstruit à l’identique dans le style gothique flamboyant par l’architecte Pierre Paquet. Le peintre Hoffbauer décora la salle des fêtes d’une immense fresque murale évoquant les aspects de la vie arrageoise au 16e siècle.

Le TIMESCOPE (au coin des rues de la Housse et des Balances) offre en réalité virtuelle de découvrir les lieux tels qu’ils étaient en 1518 





Au coin de la rue de la Justice
Vue sur la place des Héros

Au coin de la rue de la Justice
Vue sur la place des Héros

Rue de la Taillerie (entre les deux Places) 

S’y trouvait la halle aux draps à l’époque où Arras était renommée pour la qualité de ses draps. La taille était la mesure donnée pour le commerce des draps, d’où le nom de Taillerie.. 

Au N° 10, une cartouche sculptée représentant un drap - N° 2 et n° 4 : échelle d’argent - N° 6 : Saint Julien - N° 8 : les trois rois - N ° 12 et n° 14 : la licorne - N° 17 : la halle des marchands de souliers de vache.

Rue de la Taillerie (entre les deux Places) 
L'ancienne halle aux draps au centre

La Grand Place
Ancienne place du marché aux grains
 

Aménagée pour de vastes marchés, lieu d'échange incontournable d'un commerce international florissant, la Grand'Place accueillait un marché aux grains qui était "l'un des plus considérables de France" au XVIIIe siècle. Les gerbes de blés, sculptées sur les façades, témoignent de cette richesse agricole locale. Également témoin de 1 000 ans d'histoire, elle a vu se succéder au cours des siècles tournois, joyeuses entrées des princes et
souverains, revues militaires...
Suite aux bombardements de la Grande Guerre, de nombreuses maisons sont éventrées, en ruines. C'est le cas de ce côté de la Grand'Place qui fera alors l'objet d'une reconstruction à l'identique, respectueuse du modèle mais aussi novatrice avec l'utilisation du béton armé.


La Grand Place
Ancienne place du marché aux grains
 


Maison des Trois Luppars

MAISON DES TROIS LUPPARS
Reconstruite en 1467, la maison la plus ancienne de la Grand' Place doit son nom à son enseigne du XIVe siècle Les Trois Luppars. L'utilisation de la brique ainsi que la richesse des ornements lui donnent un caractère unique à une époque où les maisons sont généralement à pans de bois. L'échauguette, ouvrage en surplomb issu de l'architecture militaire, n'a ici aucune vocation défensive mais sert d'élément décoratif dont la fonction est d'afficher la position prestigieuse du propriétaire.
La façade présente un pignon à redents, dits aussi "à pas-de-moineau" qu'on atteste dans toute l'Europe du Nord des XVe et XVIe siècles.


La Grand Place
Ancienne place du marché aux grains
 

Elle existait déjà dans ses dimensions actuelles vers l’an 1000. Au 12e siècle, le commerce de la draperie fait la richesse et la renommée d’Arras. A la fin du moyen-âge, la capitale de l’Artois s’oriente vers les produits agricoles. Les riches grainetiers s’abritaient sous les arcades et plaçaient leurs stocks dans les caves (Boves). La plus ancienne maison, au n° 49, date de 1467, de style gothique flamand, en briques. Par la suite, les constructions ont des façades de style baroque flamand, avec pignons à volutes. Détruites à la grande guerre par les bombardements, les façades ont été reconstruites à l’identique par l’architecte Pierre Paquet. 

La Grand Place
Ancienne place du marché aux grains
 


Voilà à quoi va resembler
la Grand'Place en 2023
Un miroir d'eau !
Photo empruntée sur internet

Mairie

Hôtel Dubois de Fosseux

FERDINAND DUBOIS DE FOSSEUX
HÔTEL DUBOIS DE FOSSEUX
n° 14 Rue du Marché au Filé (filé=fil des filatures)
Né à Arras le 14 décembre 1742, mort à Paris le 28 décembre 1817
Ferdinand, Marie, Antoine du Bois de Hoves, seigneur de Fosseux est né à Arras. C'est un homme de lettres, membre de sociétés savantes (l'Académie royale et les Rosati).
Son hôtel particulier, construit en 1749 par son père, devient un haut lieu de la vie littéraire et mondaine où se côtoient Robespierre, Carnot, Fouché... Il est rédacteur de cahiers de doléance pour la noblesse et le tiers état, et, en 1790, devient le premier Maire d'Arras, puis le Président du conseil général du Département.
Il est emprisonné en 1794 mais sauvé par la chute de Robespierre.
Il quitte Arras pour Paris où Lazare Carnot le nomme au Ministère de la Guerre. Il meurt en 1817 à Paris sans être revenu à Arras.
Source : "les enfants d'Arras" panneau accorché sur la façade.

Le Mont-de-Piété

Le Mont-de-Piété est construit en 1624 par Cobergher, surintendant général des Monts-de-Piété qui les installe dans les quinze plus grandes villes des Pays-Bas méridionaux. Leur architecture est inspirée des maisons d'Anvers, servit probablement de modèle aux façades des deux places d'Arras. Cette institution prite de l'argent sur gage à des taux plus avantageux que ceux pratiqués chez les souriers installés dans le quartier. Le pignon de la façade fait de courbes et de contrecourbes est le premier modele arrageois connu et annonce les façades baroques de la place des Héros et de la Grand Place Le Mont-de-Piété a été reconstruit après la Première Guerre mondiale.

Les rats d'Arras
Sur le toit de la coupole de la cathédrale

Le rat fait partie du paysage arrageois déjà au 14e siècle. Sous Philippe II d’Espagne, il devient l’emblème de la ville. Quand les troupes de Louis XIII entrent dans la ville, alors espagnole en 1640, ils découvrent l’inscription " Quand les français prendront Arras, les rats mangeront les chats ". Les vainqueurs l’ont transformée en " Quand les français rendront Arras, les rats mangeront les chats ". Ces 3 rats sur le toit de la cathédrale rappellent les 3 rats sur le balcon de l’hôtel de ville. 

La cathédrale Notre-Dame et Saint Vaast

La cathédrale Notre-Dame et Saint Vaast

La cathédrale Notre-Dame et Saint Vaast

L’église abbatiale de l’abbaye Saint Vaast remonte au 7e siècle. Les moines décident de la reconstruire à partir de 1766 dans un style gréco-romain classique (architecte de la Madeleine à Paris : Pierre Constant d’Ivry). Les travaux interrompus par la révolution, sont repris difficilement, faute d’argent d’où l’absence de clocher. Longueur 104 m, hauteur 32 m. Les statues des bas cotés proviennent de commandes pour Sainte Geneviève de Paris (devenu le Panthéon). Six reliquaires dont celui de St Vaast. Les vitraux en verre blanc, dans l’esprit monastique, laissent entrer la lumière. Eglise abbatiale, elle deviendra cathédrale en remplacement de la cathédrale Notre-Dame en Cité détruite à la révolution. Détruite en 1915, elle sera reconstruite à l’identique. 


Rue des Teinturiers 

Du nom des ateliers établis au 14e siècle au bord du Crinchon qui circulait à la place de la rue, aujourd’hui recouvert. Le nom de la rue témoigne du passé textile d’Arras au Moyen Age. 

Au pied de la colline de la Madeleine, on imagine l’ancienne abbaye Saint Vaast qui surplombait la rivière et les anciens murs d’enceinte qui l’entouraient. 

Place de l'Ancien Rivage
Ancien port d'Arras

Le port fut construit au début du 17e siècle à l’intérieur des remparts quand l’administration espagnole autorisa l’extension de la navigation sur la Scarpe depuis Douai jusqu’à Arras. Le 1er bateau y accéda en 1620 par la porte d’Eau, ouverte dans les remparts. 22 bateaux pouvaient y être accueillis, mais seulement 6 à quai. On y importait le charbon du Hainaut et on en exportait les grains vers Anvers depuis le marché aux grains de la Grand Place (en 1854, 1er marché de France avec 1,2 million de quintaux). Le port intérieur devenu obsolète par l’augmentation de la taille des bateaux, fut rebouché en 1891 en même temps qu’étaient arasés les rem parts de la ville. 

"L'ancien rivage à Arras" de Charles Desavary (1837-1885)
Huile sur toile, 1875 - École d'Arras.
Photo empruntée au musée des Beaux Arts d'Arras


L'ancien Hospice saint Eloy

C'est l’une des plus anciennes bâtisses d’Arras. Construite au 17e siècle par l’orfèvre Robert Leriche. D’après la légende, ayant perdu ses quatorze enfants lors d’une épidémie, Robert Leriche aurait alors consacré sa fortune aux plus démunis. 

La Maison aux Tritons (1755)

Son portail décoré et les cariatides qui l’entourent témoignent de la richesse des marchands du port. 


Rue Coclipas

La rue descend du centre ville vers l’ancien port d’Arras, à l’intérieur des remparts. Sur la droite, aux n° 13, 15 et 17, de belles enseignes rappellent l’activité portuaire avec des ancres et des navires qui ornaient les demeures des riches marchands. L’origine du nom Coclipas est incertaine ; on pourrait com prendre «Coppe li le pas» (coupe lui le pas), autrement dit une rue mal famée, près du port (où sévissaient les coupe-jarrets ?)


Rue des Trois Filloires
(comprendre : 3 ateliers de filage)

Grâce à la qualité de ses eaux, le Crinchon a favorisé le développement des activités textiles renommées au moyen-Age : peignage, filature, teinturerie, tissage. Divisé en 3 branches (les teinturiers, les tanneurs et les lavandières), le Crinchon alimentait également les fossés des fortifications et les douves de la citadelle. Dans les années 1890, en même temps que le dérasement des remparts, le Crinchon est recouvert jusqu’à sa jonction avec la Scarpe. Les noms de rues évoquent bien le passé : rue des 3 Filloires rue des Teinturiers, rue aux Foulons, rue du Moulinet…

L'église Saint-Géry

L'église saint Géry fut construite pour emplacer la chapelle du Vivier qui servait d'église paroissiale mais devenait trop petite. Elle est l'oeuvre de l'architecte arrageois Alexandre Grigny. Elle a été partiellement détruite au cours de la première guerre mondiale. Elle fut reconstruite après 1918. Reconstruite de style gothique du 13ème siècle par l'architecte Alexandre de Grigny. Vitraux du maître verrier lillois Largillier. Crucifix en chêne qui inspira un poème à Verlaine.

Collégiale Saint Pierre Pôle culturel Saint Pierre

Ancien hospice saint Pierre

Rue de la Douizième : au moyen-âge, la rue s’appelait rue du pont Douysien, pont qui s’ouvrait sur le chemin de Douai ; l’usage l’a transformé dans son nom actuel. Ancien hospice Saint Pierre vu de la rue du Crinchon Est devenu conservatoire et renommé pôle culturel St Pierre depuis sa restauration.



Papa canard repousse poules d'eau et foulques
s'approchant trop près de la nichée

La cane et ses sept petits canetons

Le Quai du Rivage

Les formes rappelant les fortifications, les tours et les meurtrières, les toitures débordantes évoquant les constructions sur les remparts, l’usage de la brique, etc... La réhabilitation du quartier Méaulens Saint - Géry a été réalisée dans les années 70 par l’architecte Pierre Rousse sur l’emplacement des vieilles fortifications et du quartier ancien et insalubre. Le choix d’alors : une architecture contemporaine raccrochée au passé de la ville. Le quartier offre un habitat moderne, à taille humaine, en conservant un caractère régional original, agréable à vivre. 

Le Quai du Rivage

Ancien corps de garde de la porte Méaulens
Pavillon Saint Maurice

Construit en 1742, seul bâtiment de la rue avec son voisin à avoir été épargné par la 1re guerre mondiale. Les motifs qui ornent la façade témoignent de son passé militaire : drapeaux, clairons, casques. Rez de chaussée en arcades. Les militaires gardaient la porte Méaulens et veillaient à protéger la ville et la Picardie de l’ennemi dans l’esprit de la «frontière de fer» voulue par Louis XIV. 

Jardin Minelle et sources du vivier

Après le démantèlement des fortifications en 1898, un jardin est créé sur 2 hectares, doté d’un plan d’eau alimenté par les sources du vivier. Il porte le nom d’Eugène Minelle, maire de 1903 à 1912, qui termina les travaux de rénovation de la ville après le démantèlement des remparts et l’établissement des boulevards. Le mot boulevard provient du néerlandais bolwerk qui signifie rempart. Au 19e siècle, les remparts ont souvent été arasés ; ils sont alors devenus des lieux de promenade arborés. Qui ont évolués en larges voies de circulation. Les sources étaient connues au Moyen-Age pour leur qualité ; elles alimentaient un vivier qui fournissait les abbayes en poisson. 

Jardin Minelle et sources du vivier

Buste de Turenne

Henri de la Tour d’Auvergne - Vicomte de Turenne, s’étant révélé très bon chef de guerre, est fait maréchal de France par Mazarin. Jouissant d’un grand crédit, aimé par ses soldats, il prend la tête des troupes royales et joue un rôle déterminant dans la guerre contre l’Espagne. Il libère Arras le 25 Août 1654. Il gagne la bataille des dunes près de Dunkerque en 1658 qui aboutira au traité des Pyrénées mettant fin à la guerre entre la couronne d’Es pagne et la France (1635- 1659). La Ville d’Arras lui a manifesté sa reconnaissance en donnant son nom à cette rue. Né à Sedan en 1611, mort en 1675 en Allemagne, inhumé à Saint Denis.

Le long du Lycée Baudimont

Après l'effort, le réconfort !

Apéritif sans alcool

Verrine marine (chair de crabe, avocat, pamplemousse, chantilly au citron vert)

Filet de sandre, sauce bonne femme
Fondur de poireaux
Riz madras

Profiterolles accompagnées de glace au pai d'épices et chantilly

Café



Profiterolles, glace au pain d'épices

Le tribunal judiciaire d'Arras

Fontaine du Pont de Cité dite Fontaine Neptune

La fontaine fut érigée en 1862 pour lutter contre les épidémies de choléra. Un bras du Crinchon passait ici, au pied des remparts de la Ville, entre la colline de la Madeleine et la colline Baudimont. Un pont l’enjambait pour passer de la Ville à la Cité, d’où le nom «Place du Pont de Cité». Architecte : François Constant né à Arras en 1801. Monument historique depuis 1988. 


Eglise Notre Dame en Cité
Place Jean Moulin

Elle est construite sur l’emplacement du transept nord de l’ancienne cathédrale détruite à la révolution. Érigée en 1839 par l’architecte Traxier, dans le style néo-classique, comme en témoigne l’entrée à colonnades. Elle possède douze très beaux vitraux du verrier Lillois Turpin.

Eglise Notre Dame en Cité
Place Jean Moulin

Place Jean Moulin

PLACE JEAN MOULIN
Placée au cœur de l'histoire bimillénaire d'Arras, cette place, créée au XIXème siècle, recèle en son sous-sol les traces les plus anciennes de la ville. Lors de fouilles archéologiques, les vestiges des thermes gallo-romains de la cité de Nemetocenna ainsi que divers habitats jusqu'à l'époque carolingienne sont mis à jour. C'est dans le périmètre de cet habitat que Saint-Vaast, premier Évêque d'Arras, aurait vécu de son investiture vers l'an 500 à sa mort le 6 février 540.
À partir du XIème siècle, la Cathédrale Notre-Dame-en-Cité y est construite. De style gothique primitif, elle avait un plan traditionnel en croix latine avec une nef, un chœur et un transept, le tout bordé de bas collatéraux formant un déambulatoire. Chacune des deux façades comportait les bases de deux tours inachevées. C'est au cœur de cet édifice que se situe le miracle des ardents en 1105.
Désaffectée à partir de 1792-1793, elle est vendue et détruite à partir de 1799. Le grand cloître subit le même sort. Le palais épiscopal est récupéré pour devenir l'hôtel de préfecture du département du Pas-de-Calais, ce qu'il est toujours actuellement.
Le premier consul Napoléon Bonaparte visitant la ville en 1802, trouve le spectacle des ruines affligeant. II ordonne d'en finir au plus vite et de détruire ce qu'il en restait. II installe alors l'évêque dans l'église abbatiale Saint-Vaast, l'actuelle cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast.
L'Église Saint Nicolas en Cité, construite à partir de 1839 par l'architecte Traxler dans un style néo-classique, est située sur les fondations du bras de croix de l'ancienne cathédrale.

Hôtel du département

Les bureaux de la préfecture

Préfecture
Ancien Palais épiscopal
Rue de la Préfecture

L'intérieur de l'enceinte de la Préfecture
Photo en date du 5 mai 

L’évêché d’Arras le fait construire en 1770 par l’architecte arrageois Beffara dans le style classique du 18e siècle. A la révolution il servira de magasins aux armées et échappera ainsi à la destruction. Remis en état, il devient préfecture en 1800. Victime d’un incendie en 1836, il est reconstruit à l’identique en 1856. Le parc de plus de 4 hectares est l’un des plus grands parcs des préfectures de France. Il se visite lors de journées du patrimoine et de la fête des jardins. 

La cité épiscopale (disparue après la révolution)
Rue de la Préfecture - Place Jean Moulin 

C’est seulement en 1092 qu’Arras devient capitale d’un diocèse couvrant le riche comté d’Artois. La construction de la cathédrale gothique Notre Dame en cité est lancée en 1160 dans le quartier de la cité sur la colline Baudimont. La cathédrale sera consacrée en 1484. Ses dimensions étaient très comparables à celles de Notre Dame de Pa ris. Démantelée pierre par pierre à la révolution, Napoléon 1er en fait raser les ruines et installe l’évêque dans l’église abbatiale Saint Vaast établie sur l’autre colline, la Madeleine, dominée par la puissante abbaye St Vaast. Le plan relief de 1718, visible au Musée d’Arras, permet de découvrir l’importance de « la cité ».

N°43 : Impasse d’Elbronne,
La mère de Paul Verlaine a habité cette maison

La mère de Paul Verlaine, d’origine artésienne, devenue veuve, s’installe ici. Paul aimait faire visiter Arras à ses amis parisiens «pour son calme et la suprême beauté de son ensemble». 

PAUL VERLAINE

1844-1896

C'est par le mariage de ses parents à Arras, le 15 décembre 1831, que débute l'histoire de Verlaine et Arras. Paul Verlaine naît 12 ans plus tard, à Metz d'un père militaire et d'une mère originaire de Fampoux, un village proche d'Arras.

A la mort de son époux, Mme Verlaine revient s'installer à Arras, impasse d'Elbronne. Paul Verlaine rend souvent visite à sa mère soit seul, soit accompagné par son épouse ou par des amis. En 1871 fuyant la répression de la Commune, il s'y réfugie.

Quand il vient seul à Arras sa plume ne reste pas inactive. Sa correspondance est importante et il fait du << Café Sanpeur », sur la place du théâtre, son quartier général.

Il écrit toute l'affection qu'il porte à la ville dans ses poèmes. Il rédige une description d'Arras, un texte quasiment inconnu Vieille Ville dont le manuscrit est conservé à la médiathèque. Un crucifix en bois se trouvant dans l'église Saint-Géry a inspiré, également, à Verlaine un poème émouvant intitulé Le crucifix.

N° 55 : Refuge de l’abbaye des Dames d’Etrun 

L’abbaye des Dames d’Etrun, qui date du 16e siècle, était une riche abbaye bénédictine de nobles filles fondée vers 800, disparue à la révolution. Un refuge d’abbaye était destiné à sécuriser les religieux (et leurs trésors) en cas de conflits et d’y soigner leurs malades. Parfois, il permettait aux abbés et abbesses de résider luxueusement en ville. 

Ancien refuge de l'Abbaye d'Etrun, le bâtiment du 16ème siècle, a été restauré pour y accueillir différents services du Conseil départemental et associations, dont le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement du Pas-de-Calais. La restauration de la façade a été menée sous la direction de l'Architecte en chef des monuments historiques, dans le plus grand respect de son caractère architectural.



Portail du refuge de l’abbaye d’Avesnes

Il ne reste que le portail d’un couvent qui abrita les sœurs bénédictines de la paix (d’où le nom de la rue) de 1612 à 1792. Elles vivaient dans la pauvreté et se consacraient à l’éducation de la jeunesse. Nous ne sommes pas allés jusque là le mardi 5 juin, cette boucle est reprise dans le circuit de 10 km.

Rue d'Amiens

Maison diocésaine saint Vaast

Maison diocésaine saint Vaast

Nous réalisons ce mardi 5 juin, une petite boucle, Pascal nous propose de découvrir l'école normale de garçons dans laquelle il a été pensionnaire quelques années

L'ancienne école normale des garçons
Photo prise le mardi 5 mai

Les instituteurs y furent formés de 1882 à 1990. Les bâtiments sont actuellement occupés par les services du conseil départemental. Une école normale des filles se trouvait au  37, rue du temple dans le quartier Ronville. 

Le mémorial britannique

Erigé le long de la portion de boulevard nommée boulevard de New Castle, les noms de 35 928 combattants sont inscrits sur le mur. Dans son enceinte, le mémorial des «Flying Services», constitué d’une colonne carrée surmontée d’une mappemonde, rend hommage aux membres des forces aériennes ayant perdu la vie au cours des com bats ; 1021 noms y sont gravés. Le cimetière contient 2689 tombes de la 1re guerre mondiale et 8 de la seconde.





FIN DE LA BALADE URBAINE 
EFFECTUEE LE MARDI 5 JUIN

Plus bas : la visite guidée à la Carrière Wellington

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Le mardi 14 avril, par distraction, j'ai poursuivi vers la Citadelle, ce fut un passage rapide, ce jour-là j'ai effectué 10 km, une étourderie que mes pieds n'ont pas apprécié

La Finarde
Ouvrir le lien pour découvrir une partie de son parcours :
Jean-François et Virginie DUBOIS - DHORNE
Virginie est originaire du hameau de Moulin le Comte
à Aire sur la Lys






La porte royale de la Citadelle

C’est la porte d’honneur de la citadelle s’ouvrant sur la ville. Le jeune roi Louis XIV voulait faire de ce prestigieux ensemble le symbole des conquêtes du royaume sur les Pays-Bas espagnols. Construite par Vauban de 1667 à 1672, seconde ligne de défense contre les invasions, elle pouvait abriter 1500 soldats; elle n’a en fait jamais servi. Néanmoins, elle permettait aux autorités royales de surveiller la population arrageoise restée «pro-espagnole».





Le mémorial britannique



La visite guidée de la Carrière Wellington

À 20 mètres sous les pavés d’Arras, nous avons visité accompagnés d'un guide la Carrière Wellington, un lieu chargé de mémoire et d’émotion. À partir de novembre 1916, les Britanniques préparent l’offensive du printemps 1917. Leur idée de génie : faire relier par les tunneliers néo-zélandais les carrières d’extraction de craie médiévales de la ville, pour créer un véritable réseau de casernes souterraines, capables d’accueillir jusqu’à 24 000 soldats.



Photo empruntée sur internet

Ouvrez les liens ci-après 
pour découvrir les contenus :





L'un des deux groupes en tenue
prêts à descendre 20 mètres sous terre

L'autre groupe à 20 mètres sous terre





En noir, inscriptions lors du conflit 14-18
En rouge, inscriptions lors du conflit 39-45


L'éclairage d'origine ou presque



Les flacons de boisson retrouvés

En haut, les lits superposés
les soldats y dormaient sans matelas...
En bas à droite, une cuisinière
servant à cuire ou à réchauffer les repas

Au fond, les latrines




Un tunnel de plus de 80 mètres, utilisé
pour le transport des marchandises et autres

L'escalier taillé dans la pierre
grimpé par les jeunes soldats
lors du l'assaut du 9 avril 1917