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mardi 9 juin 2026

Mardi 9 juin fin d'après-midi - HUSSEREN-WESSERLING - Le parc de Wesserling, écomusée du textile

Nous avons un peu de temps après la balade découverte de Bussang et avant le repas du soir, nous filons en voiture en Alsace ! à 14 km à Husseren-Wesserling où nous souhaitons avoir un aperçu du parc et du musée

Voici un lien à ouvrir d'un clic vers un document en PDF qui relate l'histoire de ce lieu : Parc de Wesserling


Un très petit aperçu du jardin

Un aperçu de la ferme patronale





Des créations tout en subtilité et harmonie!
Ces robes géantes sont issues d'une tolle Wesserling dont les motifs ont été créés et imprimés pour un catalogue de 1885. Merci et bravo à notre équipe de couturières bénévoles: Isabelle, Christine, Yolande, Denise, et Jeanne,
Vous retrouverez d'ailleurs ces étoffes réimprimées dans le Salon des Ventes des 19-20è siècles reconstitué à l'étage de la résidence manufacturière, ainsi qu'en vente à la boutique
Pénétrez dans la boutique de l'Ecomusée Textile du Parc de Wesserling et découvrez d'autres de ses créations mais également des pièces réalisées par nos incroyables fabricants régionaux parmi lesquels Beauvillé, BleuForêt, Garnier Thiebaut depuis 1833, Labonal, Le Jacquard Français, Colorathur, Mitwill...
Venez aussi admirer la cour d'honneur depuis les étages du château des manufacturiers qui retrace 250 d'histoire textile.
Bienvenue dans un monde où la couleur est la gourmandise des yeux

La château




Au Nord-Ouest du château
Le promontoire sur lequel vous vous tenez est une moraine glacière de 35 m de haut, formée pendant la période du Würm il y a plus de 20.000 ans. La vue s'ouvre vers l'amont de la vallée, dont le modelé glaciaire est en auge, où se trouve quelques monticules isolés, des verrous glaciaires.

C'est sur cette moraine glaciaire de Wesserling qu'a été construite au 17e siècle une bâtisse qui fut d'abord pavillon de chasse des Princes-Abbés de Murbach, avant de devenir une manufacture d'impression à partir de 1762.

Les Écuries
En contrebas, vous trouvez les anciennes écuries du château, construites vers 1790. Elles étaient indispensables pour abriter les chevaux des manufacturiers, mais également quelques vaches et poules, pour répondre aux besoins des résidents du château.

La Barrette
Vous découvrez sur votre droite la <<< Barrette », l'un des plus anciens bâtiments industriels de France. Vers 1780, le château étant devenu trop exigu pour que la fabrication réponde aux besoins grandissants, les manufacturiers de Wesserling construisirent un bâtiment long de 120m, bordant l'allée des tilleuls. Ce bâtiment de production ressemble encore à un immeuble urbain.

Ces deux bâtiments ont été érigés après l'incendie du château en 1776. Typiques de l'époque, ils confèrent à l'ensemble du site une grande qualité architecturale.

Les écuries

La barrette



Une chapelle dans le parc


En 1637, l'abbaye de Murbach, propriétaire de la vallée depuis l'an 800, construit une petite résidence d'été sur le haut de la moraine glaciaire quí barre la vallée en son centre, au lieu-dit Wesserling. Cette bâtisse est transformée en château en 1699 par le Prince-Abbé Von Loewenstein, qui y aménage les premiers jardins. Féru de chasse, il en fait sa résidence favorite jusqu'à sa mort en 1720.
Ses successeurs l'utiliseront peu. Il est vendu en 1757 à Thomas-Pierre Desmarès receveur principal des Domaines et Gabelles du Roy, qui le transforme en manufacture d'indiennes en 1762.


1762 - 1800
Le château et la Barrette , la manufacture royale

La promulgation en 1759 du décret royal autorisant la fabrication de toiles peintes ou imprimées en coton, les «indiennes», améne en 1762 Messieurs Sandherr, Courageot et Desmarès, à transformer le château en fabrique de tissus imprimés, dont la demande est forte en France. En effet, son architecture se prête à l'installation de tables d'impression et peut abriter de nombreuses balles de coton et ateliers. Wesserling est bien positionné sur l'axe commercial reliant la Suisse à Nancy et la Belgique. Le site dispose d'une eau abondante, la rivière Thur, indispensable au lavage-étendage-blanchiment des toiles. La vallée peut compter sur une main-d'œuvre nombreuse, maîtrisant déjà le filage et le tissage. Elle est proche de Mulhouse, ville rattachée à la Suisse, où existent déjà des manufactures d'indiennes et donc un savoir-faire.
Le château change plusieurs fois de mains entre 1762 et 1776, date d'un incendie qui le réduit en cendres. Les risques sont élevés dans un lieu stockant du coton et des produits très inflammables.
Le château est reconstruit la même année et abrite logements, bureaux et ateliers de création. La production de toiles peintes appelées «indiennes>> se fait alors principalement dans la Barrette, un grand bâtiment situé le long de l'allée des tilleuls, édifié à la même époque.
Wesserling est déclarée Manufacture Royale en 1786, de par la qualité de ses réalisations et l'organisation rigoureuse des manufacturiers. Se relayeront dans les ateliers du château de grands dessinateurs et coloristes.




Deux manufacturiers se partagent le château à partir de 1800 Jacques-Gabriel Gros et sa descendance occupent la partie gauche tandis qu'Aimé-Philippe Roman et les siens habitent la droite. Ils gèrent en commun le développement important du site industriel de Wesserling.
Le bâtiment central est complété par 2 ailes perpendiculaires vers 1810. Le fronton central est percé d'un oculus - petite fenêtre ovale - qui perdurera.
Les progrès techniques fulgurants, l'ingéniosité et l'esprit entrepreneurial des associés, et les relations établies jusque dans les plus hautes sphères en France comme à l'étranger, donnent à Wesserling une forte expansion que ne viennent pas ralentir les crises successives d'alors (famines, blocus, guerre de Sécession, annexion à la Prusse).
Le château voit se succéder les nombreux enfants et petits-enfants Gros et Roman qui construisent également de belles villas en arc de cercle autour des jardins. Les mariages avec d'autres grandes familles d'industriels régionaux consolident l'influence de Wesserling dans ce monde protestant. L'usage des pièces du château est constamment modifié, passant du bureau des patrons à une salle de vente, d'un atelier de dessinateurs à une salle de billard ou encore à un musée privé. S'y déroulent des concerts, s'y jouent des pièces de théâtre. La vie mondaine bat son plein et les invités sont nombreux.
Durant la Première Guerre Mondiale, le bâtiment abrite l'Etat-Major du front mulhousien. Le président Poincaré y vient plusieurs fois, ainsi que les généraux Joffre et Clemenceau et le roi d'Italie.




1933 - 1986
Le château des cadres et des contremaîtres

La fin de la guerre 14-18 marque le début du déclin de l'empire Gros-Roman, qui ne se relèvera pas des crises financières des années 30. La Manufacture d'Impression de Wesserling est reprise par le groupe textile Marcel Boussac qui attribue alors les logements du château à ses cadres.
Durant la 2ème guerre mondiale, le bâtiment accueille des convalescents de l'armée allemande. Wesserling connaît une embellie vers 1950 et le château accueille toujours des cadres de l'entreprise.
Les crises textiles de l'après-guerre vont progressivement affaiblir la manufacture d'impression comme le groupe Boussac, propriétaire. En difficulté, il est repris par une entité nouvelle en 1986. Les biens non-industriels du Parc de Wesserling, dont le château, les jardins et les villas, tous vétustes, sont rachetés par Le Conseil Cénéral du Haut-Rhin. Un projet grandiose de centre de conférence échoue. Les derniers locataires quittent les logements provoquant l'abandon du château pendant 35 ans.




1987 - 2024
Le château oublié puis ressuscité,
porte d'entrée du musée vivant

Pendant 30 ans, le château, abandonné en 1987, est régulièrement la proie du vandalisme.

La marque du temps qui passe le dépouille de sa splendeur: ses abords s'enfrichent, ses tavaillons s'effritent, ses vérandas et joliettes s'effondrent, ses volets et fenêtres se détériorent. C'est un château fantôme. Néanmoins, en 2001, l'aile Sud du château est transformée en centre de la petite enfance de la vallée.

Il faut attendre 2017 pour qu'un projet de réoccupation soit défini. Le château est à présent la porte d'entrée du nouveau grand circuit éco-muséal, qui raconte la formidable histoire textile de la région, durant 250 ans.

Ce circuit propose une visite en site propre, d'abord du château puis des jardins, de la ferme, de la grande chaufferie, du laboratoire et de la salle des turbines. Dans ce grand musée vivant, le corps central du château racontera la fabrication d'indiennes (toiles de coton imprimées) au 18e siècle et la vie des patrons au 19e siècle.


Nous avons eu un aperçu de ce parc, du château, de la ferme patronale et de la Grande Chaufferie et ensemble nous nous mettons d'accord que si nous avons du temps libre nous y retournerons pour en faire une visite approfondie.