
Goudargues
est une commune située au Nord-Est du Gard, au bord de la rivière
Cèze, au cœur d’un paysage constitué de collines, de vallons et
de vignes.
Une
présence romaine est attestée à « Gordanicus » ancien
nom de Goudargues, qui proviendrait de « gour d’eaux ».
Les
origines du village de Goudargues sur le site actuel remontent à la
fin du VIII ème siècle, lorsque Guillaume d’Aquitaine y défait
les sarrasins. Il fait ériger un oratoire sur la colline en
l’honneur de Saint Michel dont il reste peu de vestiges.
Puis
l’abbaye de Goudargues est fondée au début du IX ème
siècle.L'église de Goudargues est un monument dont la partie la
plus ancienne, le chœur, date du XII ème siècle.
L'édifice actuellement visible est une restauration datant de la fin
du XVIII ème, début du XIX ème siècle à la suite
de l'effondrement du toit pendant un incendie. L'église est de style
roman avec des vitraux anciens ainsi que deux tours en flèches dont
un clocher avec une cloche datant de 1905.
Perpendiculairement
au flanc Est de l’église actuelle se trouve une salle voûtée en
berceau du XII ème siècle, dite « Salle capitulaire »,
probablement l’ancien réfectoire.
 |
| Les traces du passé : un mûrier |
La commune de Goudargues la petite Venise gardoise, descriptif en un clic : GOUDARGUES  |
L'un des deux cygnes a la tête plongée ! Quelques instants après, ls deux cygnes avaient la tête plongée pour pêcher, amusant ! |
 |
L'ancien prieuré de Goudargues propriété privée actuellement |
Près de l'église subsiste un édifice claustral, salle capitulaire ou réfectoire. Cette salle est voûtée en berceau brisé. A quelques mètres à l'est de ce bâtiment se trouve la chapelle de Caseneuve. Son plan est celui d'une nef de deux travées voûtées en berceau. Cette chapelle fut construite vers 1115. Son abside forme l'angle de l'enceinte monacale et a servi de base à une tour de défense montée au XIVe siècle.
Texte emprunté au site de Monumentum.fr
 |
| La lavoir avec sa grenouille en bronze |
 |
| La lavoir avec sa grenouille en bronze |
 |
| L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel |
Le descriptif de cette église abbatiale en un clic ci-après :
 |
| L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel |
 |
| L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel |
 |
| L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel |
 |
| L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel |
 |
Au fond de l'église abbatiale, un affichage nous donne l'histoire du monastère de Goudargues Le plan du monastère |
1200 ans d'Histoire
Une présence romaine C'est dans les bois de Goudargues au lieu-dit la rouvierette, anciennement appelé les plans, que commence notre histoire. En bordure d'une voie romaine se situe un oppidum d'environ 100 m de coté sur un point culminant à 330 m d'altitude. De cet endroit stratégique ses occupants avaient un point de vue, au nord sur la vallée de la Cèze et au sud sur la voie romaine. De cette époque il ne reste peu de vestige si ce n'est le pourtour de l'oppidum et les restes d'une villa gallo romaine enfouis sous les fondations de l'école publique au centre du village, qui fut construite dans les années 1960. Cette occupation romaine en ces lieux appelée Gordanicus démontre que les sources auraient été canalisées bien avant l'arrivée des moines bénédictins au Villème siècle.
Le temps des premières fondations
Durant le règne de Charlemagne (742-814), les Sarrasins commandés par Abd-el-Raman (731-788) envahirent le Sud de la France. Pour les repousser, le roi des Francs envoya une armée menée par son cousin Guilhem d'Aquitaine, Comte de Toulouse (755-814). C'est à ce point culminant appelé castrum planituim (notre ancien oppidum) que l'armée de Guilhem s'installa afin de barrer la route aux armées sarrasines vers la vallée du Rhône. Après une bataille victorieuse contre les sarrasins qui eu lieux dans la plaine entre Saint André de Roquepertuis et Goudargues. Guilhem décida d'ériger un oratoire. Le lieu choisi fut une colline en bordure de Cèze au vocable de Sainte Marie et Saint Michel, devenu le lieu-dit de Saint Michelet. Voilà la première construction à Goudargues datant de la fin du Villème siècle, époque carolingienne. Cette petite chapelle aujourd'hui en ruine est entourée d'un cimetière qui ne fait malheureusement l'attrait d'aucune attention. Elle est pourtant l'édifice chrétien le plus vieux du département.
Charlemagne souverain réformateur, soucieux d'orthodoxie religieuse et de culture, protégea les arts et les lettres, il fut à l'origine de la « renaissance carolingienne". Il confia à Benoît (750-821), fondateur de l'abbaye d'Aniane, le soin de mener à bien des reformes en choisissant comme modèle le cénobitisme. II se tourna alors vers les règles de Saint Benoît de Nursie (480-547) écrites trois
siècle plus tôt, qu'il modifia et compléta afin de rédiger << la concorde des règles». Des centaines de moines parcoururent l'Empire carolingien pour répandre la nouvelle règle bénédictine et fondèrent de nouvelles abbayes.
Guilhem, comte d'Aquitaine, qui était l'intime ami de Benoît d'Aniane et compagnon de jeunesse à la cour du roi Pépin fonda et dota le premier monastère de Goudargues à partir 781. En 806, il décida à son tour de revêtir l'habit de moine et fonda son abbaye de Géllone, devenue aujourd'hui St Guilhem-le-Desert. II mourut le 28 mai 812, il y a 1200 ans. De ce premier monastère, il ne nous reste que la chapelle Notre dame de Casneuve tombée dans le domaine privé depuis la révolution de 1789. Elle fut par la suite transformée en habitation. Aujourd'hui, les quelques mètres de rempart restant sont menacés par des projets d'urbanisation.

Les vicissitudes de l 'époque médiévale
Au milieu du Xllème siècle, les moines de la puissante et riche abbaye d'Aniane, dont Goudargues dépendait, décidèrent de construire, avec l'aide de l'évêché d'Uzès, un monastère plus important. Sur le même emplacement, entouré par les eaux du canal et des remparts de plus de quatre mètres de haut, ils construisirent une abbatiale de quarante mètres de long et de seize mètre de large. Ses dimensions inaccoutumées en font une des abbatiales les plus intéressantes du Languedoc. La salle dite -capitulaire, de trente deux mètre de long et douze mètre de large, peut nous donner aussi une idée de l'étendu du cloître disparu ainsi que l'importance de la communauté monastique.
Malheureusement le monastère ne résistera pas à l'usure du temps et des hommes. Au Xlllème siècle, les désordres causés par les hérétique Albigeois et les guerres qui s'ensuivirent n'épargnèrent pas notre monastère. Le XIV ème siècle fut autrement plus terrible avec l'entrée des Routiers dans le bas Languedoc, ramassis de gens de toutes nationalités commandé par des capitaines intrépides, qui saccagèrent tout sur leur passage dont Uzès, La Valbonne, Pont St Esprit et Goudargues.
Ce fut ensuite au tour des Guerres de Religions au XVI ème siècle d'apporter leurs lots de saccages et de destructions, puis vinrent au XVIlème les Camisards qui se chargèrent notamment de détruire et d'incendier les églises de Saint André de Roquepertuis, Verfeuil et Goudargues. La révolution de 1789 n'épargna pas l'abbatiale en grande partie détruite.
À l'heure actuelle
L'abbatiale fut restaurée en 1823 et c'est sous cet aspect que nous la connaissons aujourd'hui. Nos deux bâtiments inscrits aux monuments historiques nécessitent une restauration digne de ces lieux, c'est pour cela que l'association Patrimoine et Environnement, en partenariat avec la municipalité de Goudargues, a entrepris un programme de travaux de remise en état et d'entretien afin de transmettre aux générations futures ce chef d'œuvre de l'art roman.
Vous pouvez, si vous le désirez contribuer à notre projet. Pour cela, vous avez à votre disposition dans l'Abbatiale des prospectus avec les explications sur les différentes phases de travaux ou vous pouvez nous contacter par e-mail histoire.goudargues@orange.fr
Source du texte en italiques : Au fond de l'église abbatiale, un affichage.
 |
| L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel |
 |
L'église abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Michel Laurier rose à gauche sur la photo : il est en fleurs ! |
 |
| L'ancien lavoir |
 |
| Certaines des nombreuses résurgences |
 |
Une très belle vue A gauche on aperçoit un très grand cèdre du Liban |