
Pour
commencer la journée, nous visitons Le Tréport, perle de la
côte d'Albâtre, petite station balnéaire nichée au pied des
plus hautes falaises de craie vive d'Europe. Nous découvrons en
premier lieu le funiculaire du Tréport
Le Tréport est une commune située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Avec Eu et Mers-les-Bains, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée communauté de communes des Villes Sœurs.
La
ville du Tréport était à l'origine un petit village de pêcheurs
situé sur le littoral de la Manche et à l'embouchure de la Bresle,
un petit fleuve côtier séparant la Normandie de la Picardie. Cette
petite ville est nichée aux pieds des falaises, dont certaines
atteignent 110 mètres de haut (les plus hautes d'Europe). Le Tréport
a connu un développement croissant depuis 1056, date de la création
d'une abbaye bénédictine par Robert 1er, comte d'Eu.
Le
nom du Tréport est d'origine gallo-romaine et vient du celte Traez
(rivage qui se découvre quand la mer se retire) et du latin Portus.
Les Romains l'appelaient "l'Ulterior Portus" (port maritime
avancé).
À
la Belle Époque, un grand hôtel, Le Trianon, a été construit sur
les falaises et relié par un funiculaire. Il a servi d'hôpital pour
les Anglais pendant la Première Guerre mondiale et a été rasé par
les Allemands en 1942. Après avoir été ravagée par sept
bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville du Tréport
s'est vu remettre la Croix de Guerre pour honorer le courage et la
combativité de ses habitants.
La
vocation touristique du Tréport remonte à 1831, année où le roi
Louis Philippe a fait construire la première villa. Mais c'est en
1873 que la gare est connue un réel essor avec l'ouverture de la
ligne de chemin de fer "Paris - Le Tréport". La Société
des Chemins de Fer du Nord et de l'Ouest, dont les affiches
présentaient Le Tréport comme la plus jolie plage d'Europe à trois
heures de Paris, a entraîné des centaines de touristes.
Dès
1936, les "trains des Congés Payés" ont confirmé
l'attrait touristique du Tréport, qui est resté jusqu'aux années
50 l'une des plages les plus signalées par les Parisiens. Le Tréport
est une station classée depuis le 12 juillet 1960.








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| Début de la montée par le funiculaire |
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| Le calvaire des terrasses |
Construit en bois en 1860, le calvaire actuel (1887) sera déposé place de l'Eglise pendant l'occupation allemande, et remonté sur la falaise à dos d'hommes en 1948.
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| La descente par le funiculaire |
Nous nous dirigeons vers le port, la plage en attendant le bus navette, nous souhaitons rejoindre la ville d'Eu
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| Le casino au fond à droite |
EU
Eu est une commune située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Avec Le Tréport et Mers-les-Bains, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée communauté de communes des Villes Sœurs
Ancienne cité royale nichée dans la vallée de la Bresle, à la frontière entre la Normandie et la Picardie, la ville d’Eu possède un riche héritage historique et architectural. Située à seulement quelques kilomètres de la Manche et de la forêt domaniale qui porte son nom, elle offre un cadre où se mêlent histoire, culture et nature. La ville fut un lieu de passage pour des figures historiques telles que Guillaume le Conquérant ou Jeanne d’Arc et devint une résidence royale au XIXe siècle sous le règne de Louis-Philippe.
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| Ferdinand Duc d'Orléans |
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| Le château d'Eu |
Un
des attraits patrimoniaux majeurs de la ville d’Eu est son château.
Ce dernier est construit à la fin du 16e siècle à la demande
de Catherine de Clèves, comtesse d'Eu, et de son époux Henri de
Lorraine, duc de Guise, un des personnages les plus puissants du
royaume.
Au
17ème siècle, le château devient la propriété de la Grande
Mademoiselle. Cette dernière embellit ce lieu qui lui servira
souvent de refuge lors de plusieurs exils imposés par son cousin le
roi Louis XIV.
Cependant,
c’est le 19ème siècle qui donne son allure actuelle à
l’édifice. En 1821, le duc d'Orléans, futur roi Louis-Philippe,
hérite du château. Dès lors, un énorme chantier s’ouvre pour ne
s’achever qu’en 1848, à l’abdication de Louis-Philippe. Le
bâtiment est profondément modifié tant à l’extérieur qu’à
l’intérieur. D’imposantes dépendances sont ajoutées, qui
ornent encore aujourd’hui les côtés de l’actuelle place
Isabelle d’Orléans. Louis-Philippe a profondément aimé son
château d’Eu dont il fera sa résidence d’été. Il y reçoit la
reine Victoria d’Angleterre en 1843 et 1845.
Entre
1874 et 1879, l'architecte Eugène Viollet-le-Duc est chargé de
restaurer le château. Il y laisse un programme très complet liant
progrès technique et respect de l’esprit des lieux.
En
1902, un incendie détruit la moitié du château. Cette catastrophe
oblige quelques années plus tard les nouveaux propriétaires des
lieux, le comte d'Eu et la comtesse d’Eu, à y mener un important
chantier de sauvegarde.
Le
château est acheté en 1964 par la ville d’Eu. Depuis 1973, il
abrite l’hôtel de ville et le musée municipal, le Musée
Louis-Philippe.
Source
: le site de la ville d'Eu

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| Le parc et le jardin à la française |
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| Artémis dite "Diane de Gabies |
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| Artémis dite "Diane de Gabies |
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| Apollon du Belvédère |
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| Artmis à la biche dite "Diane de Versailles" |
Construit a partir de 1578 par Catherine de Clèves, con tesse d'Eu et son époux Henri de Lorraine, duc de Guise, le château fut constamment agrandi et décoré jusqu'à là fin du XIX siècle par la Grande Mademoiselle, le roi Louis-Philippe et le comte de Paris. Devenu propriété de la Ville en 1964, il abrite le Musée Louis-Philippe.
La Collègiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent d'Eu

La construction de la collégiale a été faite entre 1186 et 1240, style gothique primitif et gothique flamboyant.
Sa
construction en pierre calcaire est liée au destin de Laurent
O’Toole, archevêque de Dublin à la fin du XIIe siècle. Chargé
par le pape d’une mission diplomatique auprès du roi d’Angleterre
en Normandie, son voyage le mène à Eu, où, malade, il meurt.
Inhumé dans la petite église de l’abbaye Sainte-Marie, le légat,
connu pour sa grande bonté et son rôle de pacificateur, fait
l’objet d’un véritable culte de dévotion. Une grande église,
abritant le collège de chanoines, est construite de 1186 à 1240,
adossée à l’abbaye. Elle présente une vaste crypte pour
accueillir le tombeau de l’archevêque, canonisé en 1225, et les
nombreux pèlerins.
La
simplicité et l’austérité du XIIe siècle du portail Ouest
contraste avec la nef de 44 mètres dans laquelle le regard est porté
par la verticalité des trois niveaux d’élévation, exprimée par
les styles gothiques primitif et rayonnant. Illuminée par les
grandes baies du dernier niveau, la nef, bordée des bas-côtés,
s’ouvre sur le transept et le chœur. En 1426, l’incendie de la
tour lanterne entraine d’importants travaux de restauration sur le
transept et le chevet, reconstruits dans le style gothique
flamboyant. Á la Révolution, l’abbaye est détruite,
la vindicte révolutionnaire s’exerce sur les œuvres d’art sacré
et les sépultures des comtes d’Eu. Au XIXe siècle, de grands noms
de l’architecture française signent les travaux sur la nef :
la réfection des voûtes de 1831 à 1839 par Legrand et entre 1864
et 1876, l’adjonction des contreforts sur les façades sud et nord
par Eugène Viollet-le-Duc. La collégiale est classée au titre
des monuments historiques en 1840. Au XXIe siècle, de 2019 à 2023,
les couvertures et charpentes de la flèche, du chœur et des bras du
transept ont été entièrement restaurés.
La
collégiale Notre-Dame et Saint-Laurent abrite de nombreuses œuvres
d’art sacré dans les domaines de la sculpture, de la peinture, de
l’ébénisterie, du vitrail ou encore des orgues.
La
collégiale compte deux orgues. Le grand orgue, placé au niveau de
la façade occidentale, est classé au titre des monuments historique
(partie instrumentale et buffet). Daté de 1614, réalisé par Louys
Isoré facteur d’orgue abbevillois, il a été restauré au XIXe
siècle par la prestigieuse maison Cavaillé Coll. Il est composé de
3 claviers et de 36 jeux, soit 2745 tuyaux. L’orgue de chœur a été
fabriqué par le facteur d’orgue Bouillou, restauré et modifié
par Bossier vers 1930. Le buffet, dessiné par l’architecte Lefort,
a été réalisé par la maison Biais et Noirot de Paris.
L’instrument de chœur est constitué de 12 jeux. La tuyauterie
d’origine se compose de 620 tuyaux. Ces instruments roi font
entendre leur voix au cours des célébrations et des concerts. Bruno
Joly et David Bonnet en sont les organistes titulaires.
Une
vaste crypte accueille le gisant du Saint-Patron (XIIe siècle) et
les exceptionnels tombeaux dynastiques des comtes d’Eu de la
famille d’Artois (XIV-XVe siècles). Une mise au tombeau du XVIe
siècle est conservée dans la chapelle d’origine du
Saint-Sépulcre. Cette œuvre normande accomplie présente une
singularité avec l’ajout d’un personnage supplémentaire au
groupe des deuillants. Une création artistique contemporaine en
verre, réalisée par l’artiste Fleur Nabert, compose le sanctuaire
et rappelle la mémoire ouvrière verrière de la vallée et
l’architecture du monument.
Source : le site internet de la ville d'Eu.
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Monument funéraire de Nicolas de Saint-Ouen Seigneur de Melleville |
Pierre, XVe siècle, classé au titre des monuments historiques
Le bas-côté nord accueille, encastré dans un arc de décharge, le monument funéraire de Nicolas de Melleville, maire de la ville d'Eu en 1482 et en 1487. Sa famille possédait une chapelle dans la collégiale, qui fut démolie au XIXe siècle, lors des travaux de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc. La richesse de son ornementation est suggérée par les deux vestiges qui en subsistent, réutilisés en piédestal et placés devant le chœur. Ils accueillent les statues de saint François d'Assise et saint François de Paule.
Cet ensemble sculpté, mutilé à la Révolution, représente :
sur la gauche le défunt agenouillé, derrière lui, l'archange Michel, vêtu d'une cotte de maille et cuirasse et chaussé de cuissardes tel un guerrier; à droite, l'épouse du maire, également agenouillée ; derrière elle, saint Jean-Baptiste et les armes de la famille de Saint-Ouen. Au second plan, se dresse une petite église entourée de murs, qui rappelle l'église actuelle du village de Melleville, à quelques kilomètres d'Eu.

Le banc d'oeuvre
Chène, XVIIIe siècle, classé au titre des monuments historiques
Le banc d'œuvre a été installé dans la collégiale le 12 mai 1731. Il est l'œuvre du sculpteur abbevillois Adrien Le Jeune.
Le banc de 4 à 5 places est encadré par deux cariatides portant un baldaquin, surmonté de la statue de la Religion, parmi les trois canons alignés. Les canons rappellent le comte d'Eu, prince de Dombes, dont le père - le duc du Maine, grand maître de l'artillerie, a fait don à La Fabrique de cinq vergées de bois (soit 5 000 m³) pour la construction du meuble. Les deux piliers de part et d'autre du banc sont surmontés de pots à feu.
Ce meuble est un témoignage de la gestion de l'église, qui était administrée par un conseil. Le conseil de fabrique était composé de clercs et de laïcs, qui assuraient la responsabilité de la collecte des fonds et des revenus nécessaires au fonctionnement de l'édifice religieux. Les membres du conseil occupaient, cette place privilégiée, face à la chaire, lors des offices, pendant la durée de leur mandat d'une année renouvelable. Les bancs d'œuvre ne sont plus en usage depuis le Vatican II (octobre 1962).

Saint François d'Assise et Saint François de Paule
Ces deux statues qui datent du XVIe sont dues au même sculpteur, Elles se trouvaient auparavant dans l'église des Capucins à Eu qui fut à l'origine l'église de la paroisse Saint-Pierre supprimée au 17. Les füts et chapiteaux proviennent de l'ancienne chapelle de Melleville, située dans la collégiale, détruite an XIXe sur ordre de Viollet-le-Duc.

Saint François d'Assise est reconnaissable à ses stigmates (notamment dans les mains).
Né à Assise (en Italie) en 1181, François est issu d'une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque : fêtes, escapades... En 1205, alors qu'il est en prière devant le crucifix de la chapelle Saint-Damien, il entend une voix qui lui demande de réparer l'église en ruine. Il vend alors les marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la chapelle.
En 1208, il se retire dans une pauvreté absolue, se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il fréquente les lépreux. Très vite, des disciples viennent le rejoindre et il se retrouve à la tête d'une petite communauté. Rapidement l'Ordre Franciscain tel que l'avait conçu François est dépassé par son succès et s'organise contre les vœux du fondateur. En 1221, il rédige la règle officielle mais elle est jugée inapplicable. En 1223, une nouvelle rédaction de la règle est approuvée par le pape Honorius III.
Retiré au monastère de la Verna, il voit un séraphin à six ailes flottant dans les airs dont le corps est fixé à une croix comme celui du Christ. Une fois la vision disparue, François d'Assise constate l'apparition sur son propre corps de marques semblables à celles qui furent faites à Jésus.
On doit François d'Assise la première crèche de Noël en 1223 au village de Creccio. L'Eglise qui cherche à se réformer utilisa l'ordre Franciscain.
En 1226 il meurt à l'âge de 44 ans. Il est canon 1228 par Grégoire IX.


Saint François de Paule est né à Paols (duché de Calabre) en 1416. Ses parents qui mènent une vie sainte ont une dévotion s particulière pour saint François d'Assise qu'ils mettent leur fils sous sa protection en lui donnant son prénom. Quelques mois après sa naissance une maladie à l'œil pousse sa mère à promettre à dieu que son fils guéri elle le consacrerait toute une année à son service. Ce qu'il fit à l'âge de douze ans alors qu'il était sauvé. A quatorze ans il se retire pendant six ans dans le désert. Des disciples viennent le rejoindre. Il leur donne une règle de vie commune. En 1435, il construit avec douze de ses compagnons son premier couvent. De nombreux miracles lui sont imputés. D'autres maisons s'ouvrent.
Très malade, le roi de France Louis XI, le convoque. Refusant une première fois, il ne viendra que sur l'ordre du pape. Ne pouvant sauver le roi, il ne put que le résigner à mourir chrétiennement. Après la mort de Louis XI, il reste en France sous la protection de Charles VIII et Louis XII et y établit quelques maisons de son Ordre. Il meurt dans le monastère qu'il avait fondé au Plessis-lès-Tours en 1507. Il est canonisé en 1519 par Léon X.
Il poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le Minime, nom que porta son Ordre. On le représente petit portant la barbe très longue, en robe de bure.

NOTRE-DAME DE LEPANTE
XVIe siècle-pierre polychrome
En mai 1571, la flotte chrétienne arrête l'avancée des Turcs à Lépante. Partout en Europe on célèbre cette victoire. A Eu, elle fut commémorée par une statue de Notre-Dame placée dans une niche sur les remparts de la ville près de la porte de Picardie. Le socle figurerait les armoiries du seigneur de la Chaussée, une représentation d'Adam et Eve et deux "sauvages" armés d'une massue...
Elle fut placée dans le jardin de l'Hôtel-Dieu pour la sauver des destructions révolutionnaires, elle est depuis quelques années dans la Collégiale.


Marie Lanel est née à l'ombre de la collégiale où elle a été baptisée le lendemain de sa naissance.
Elle perd sa mère à l'âge de 9 ans. Son père se remarie et va habiter sur la paroisse Saint Jacques.
Lå, elle va être prise en charge pour son éducation par les Filles de la Charité, des religieuses fondées par Saint Vincent de Paul pour s'occuper des pauvres.
Leur maison, fondée par la Grande Mademoiselle, existe toujours, rue du Maréchal Foch, qui s'appelait alors la rue du Tréport.
Marie découvre sa vocation et devient sœur de la Charité, à Cambrai d'abord puis à Arras où elle arrive juste avant que ne commence la Révolution.
Arras c'est la ville de Robespierre et un de ses disciples y exerce la Terreur de manière particulièrement sévère. Il s'en prend aux religieuses en disant: « ce serait un crime contre la raison et contre la nature que de confier plus longtemps nos malades à des filles forcenées et fanatiques >>.
Le fanatisme de ces religieuses avait été de refuser de signer la Constitution civile du clergé, ce qui aurait été pour elles une manière de renier leur fol.
C'est leur fidélité qui vaudra à sœur Marie Lanel et à trois de ses sœurs d'être guillotinées, le 26 juin 1794, à Cambrai, et d'être béatifiées, il y a 100 ans, le 13 juin 1920.
L'année même de la canonisation de Jeanne d'Arc.
D'après l'artiste d'Antoine Papillard, Sœur Marie LANEL, une eudoise, Fille de la Charité victime de la Terreur, in Bulletin des Amys du Vieil Eu-1994


Buste reliquaire de Saint-Laurent O'Toole
Bois (chêne) - Hauteur: 56 cm; largeur: 45 cm - XVIIIe siècle - Sculpture - Artiste : non connu; non signé - Protection patrimoniale: Monument Historique inscription au titre objet (14/03/1980) - Propriété: Ville d'Eu


SAINT LAURENT DECOUVRANT LA VILLE D'EU
Le tableau représente saint Laurent O'Toole découvrant du haut des collines de Picardie la ville d'Eu au XIIe siècle. Peint au XVIIIe siècle, l'auteur y représente la cité eudoise à cette époque en commettant un superbe anachronisme de six siècles. Mais peu importe car il permet de découvrir une partie de la ville au XVIIIe. La toile a été peinte avant 1767 qui voit disparaître la flèche de la collégiale visible sur cette peinture.
1 : porte de Picardie. Dès le XIIe siècle, la ville d'Eu, qui s'est fortement développée, se pare d'une deuxième enceinte. Cinq portes et environ dix-sept tours parsèment les remparts qui apparaissent délabrés sur le tableau. C'est sous Louis-Philippe, en 1830, que la ville les mit en vente
2 : tour Hélène
3 : église de la sainte Trinité démolie à la Révolution
4 : Hôtel-Dieu bâti sur la volonté de Catherine de Clèves, comtesse d'Eu et réalisé par sa belle-fille Henriette Catherine de Joyeuse aussi comtesse d'Eu. Il ouvre ses portes en 1655 pour y soigner les pauvres de la ville et du comté d'Eu, les religieuses n'en partiront qu'en 1967. Les bâtiments sont toujours visibles.
5 : Couvent des Ursulines fondé par Catherine de Clèves au début du XVIIe pour 1'on des jeunes filles.
6 : le ? du collège des Jésuites élevée par Catherine de Clèves en 1624. Si le collège voltruit en 1613 a été détruit en partie, la chapelle est aujourd'hui ouverte aux visit
7 : église saint Jacques détruite à la Révolution.
8 : abbaye et collégiale Notre-Dame et saint Laurent d'Eu. Suite à la mort de Laurent O'Toole en 1180 à Eu et aux miracles qui s'en suivent, une nouvelle église plus vaste (l'actuelle) est construite. Les bâtiments conventuels (au premier plan) ont été démolis peu après la Révolution.
9 : château édifié en 1578 par ordre de Catherine de Clèves et de son époux Henri, duc de Guise, dit le Balafré. La Grande Mademoiselle y fit quelques aménagements le siècle suivant, tout comme le roi Louis-Philippe qui fit du château sa résidence d'été préférée. Son petit-fils, le comte de Paris, fit appel à Viollet-le-duc de 1874 à 1879 pour y faire de nouveaux travaux.
10 : château construit sous la Grande Mademoiselle. Il n'en reste qu'une petite partie aujourd'hui dont le "Pavillon Montpensier".
11 : prieuré sainte Croix élevé au XIe. Aujourd'hui on peut y voir une chapelle du XIXe.
12 : église du Tréport et abbaye saint Michel disparue aujourd'hui
Source : Service Patrimoine de la ville d'Eu-2007 Association Sanvegarde de la Collégiale
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| Saint Laurent O'Toole |
La Crypte de la Collégiale d'Eu
La crypte
Tombeau de Saint-Laurent O'Toole, archevêque de Dublin Xlle sie Gisants des comtes d'Eu de la famille d'Artois, XIV-XVe siècles, Monument funéraire de Louis-Auguste de Bourbon et Charles de
Parce qu'il faut un lieu de culte pendant la construction de l'église haute, en même temps qu'un lieu de pèlerinage en l'honneur de Saint-Laurent, on ne s'étonnera pas de la grandeur de la crypte, véritable église souterraine construite sous le chœur, le transept et deux travées de la nef (31 mètres de longueur sur 6,40 mètres de largeur).
La crypte existe depuis la construction de la collégiale au XIIe siècle. Elle affiche clairement un style roman et tout début du gothique.
On entrait autrefois dans la crypte par l'abbaye, adossée au nord de l'édifice (grille et couloir que vous verrez dans la crypte sur votre gauche). C'est Louis-Philippe, alors duc d'Orléans, qui en 1828 fit aménager l'escalier que vous avez emprunté. C'est à lui que nous devons l'exceptionnelle conservation de ces œuvres dans le cadre du vaste chantier de restauration de son domaine d'Eu.
Le gisant de Laurent O'Toole, objet d'un pèlerinage depuis sa mort à Eu en 1180, est probablement l'un des plus anciens de France. Il semble contemporain des gisants de l'abbaye de Fontevraud, représentant Henri II Plantagenet, Aliénor d'Aquitaine et Richard Coœur de Lion. Ici, pas d'expression, le corps est raide, les vêtements également. Seule la crosse, disparue, donnait un peu de relief a l'ensemble.
La nécropole des comtes d'Eu de la famille d'Artois constitue un ensemble de sépultures, dont les réalisations s'échelonnent entre le milieu du XIVe et la fin du XVe siècle.
Au Moyen Age, les tombeaux des comtes d'Eu étaient situés entre les piliers du chœur (les dalles funéraires y sont toujours). Pendant la Révolution, sous l'impulsion d'un prêtre inféodé aux idées nouvelles, les tombeaux sont mutilés et jetés dans la crypte
En 1828, un jeune sculpteur du Jura, Napoléon Fouquet, est dépêché par Louis-Philippe pour entamer les restaurations nécessaires. Les gisants en marbre ou en pierre prennent place sur des grands cénotaphes sculptés en pierre ornés des armoiries d'Artois, de Melun et de Saveuse. Au-dessus de chaque sculpture, une pièce de marbre noir, encastrée dans le mur, porte en lettres capitales romaines, l'épitaphe du personnage sculpté approximativement telle qu'elle se trouvait sur les dalles de marbre noir à l'origine, sur lesquelles reposaient les gisants.

Les tombeaux des Artois Les Artois
A la tête du comté d'Eu pendant environ cent ans, la maison de Brienne perd le comté à la suite de la trahison de Raoul de Brienne en faveur des Anglais. Les comtés sont, à cette époque, une charge héréditaire qui se transmet de père en fils. Toutefois, et l'histoire du comté d'Eu permet de nous le remémorer, c'est le roi qui confère le titre comtal et il peut donc le reprendre à tout moment s'il le juge nécessaire.
C'est ce que fait le roi de France, Jean II le Bon qui donne le comté d'Eu à Jean d'Artois en 1350 qui devient ainsi le 16º comte d'Eu. Jean d'Artois est un descendant direct de la famille royale: de Louis VIII par les hommes et de Saint Louis et Philippe le Hardi par les femmes (sa mère était la fille du roi Philippe le Hardi alors que son père était l'arrière-arrière petit-fils de Louis VIII).
Etant donné cette parenté royale, on peut penser que les Artois firent appel, pour réaliser leur tombeau, aux artistes des ateliers royaux, d'où la qualité des œuvres, particulièrement quatre gisants qui comptent parmi les meilleurs morceaux de la sculpture française de la fin du XIVe siècle et du milieu du XVe siècle.
Service Patrimotne de la Ville d'En-2010
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Saint Laurent O'Toole Archevêque de Dublin Décédé le 14 novembre 1180 à Eu |
CHARLES d' ARTOIS (1394 1471) - Prisonnier des Anglais à Azincourt en 1415 - Comte d'EU LE 11 Avril 1442 - Pair de France en 1458 (grand vassal de la couronne puis Seigneur d'une terre érigée en pairie).

La plaque gravée au-dessus de son tombeau le désigne à tort sous le nom de Philippe, son fils. Né en 1321, il est le fils de Robert d'Artois, comte de Beaumont-le-Roger et de Jeanne alois. Il est ainsi l'arrière petit neveu de pouse Isabelle de Melun (gisant n° 9). Saint Louis en ligne directe. En 1352 Sa fidélité au roi de France détermine Lenombreuses actions toute sa vie durant.
Sa vie
En 1356, au cours de la bataille de Poitiers, le comte d'Eu est capturé avec le roi de France par les Anglais. Ils sont emmenés en captivité à la Tour de Londres. En France, le régent accorde le comté d'Eu au comte d'Etampes en le mariant à la sœur de Raoul de Brienne (l'ancien comte d'Eu dépossédé de son comté au profit de Jean d'Artois...). Néanmoins, à son retour de détention, Jean d'Artois récupère son comté. Mais le fils du roi de France, laissé en otage à Londres, ayant rompu sa parole, c'est librement que Jean le Bon retourne à la tour de Londres accompagné de son fidèle comte d'Eu.
A la mort du roi de France, en 1364, Jean d'Artois revient dans son comté d'Eu pour y marier sa fille aînée, Jeanne, avec Simon de Thouars, comte de Dreux.

PHILIPPE D'ARTOIS
CY GIST PHELIPPE D'ARTOYS FILS DE MONSEIGNEUR PHELIPPE D'ARTOYS JADIS DE EU ET CONNESTABLE DE FRANCE ET DE MADAME MARIE DE BERRY CONTESSE DU LIEU QUI TRESPASSA A EU LE DYMENCHE XXIIIe JOUR DE DECEMBRE L'AN MIL I ET XVII.
Mort en bas âge en 1397. Statue d'enfant avec robe blanche, les pieds sur un lion. Petit gisant de marbre, portant la couronne comtale.
Charles d'Artois
Plaque: « CI GIST CHARLES D'ARTOIS FILS DE MONSEIGNEUR JEHAN D'ARTOIS CONTE DE EU ET DE MA DAME YSABEAU DE MELEUN LEQUEL TRESPASSA L'AN DE GRACE MIL CCC LXVIII LE XVe JOUR D 4. PRIES POUR LUY ».
L'enfant couvert d'une ample robe à plis laineux dont les manches bouffantes se rétrécissent brusquement aux poignets repose mains jointes. Sa tête ronde et pleine s'appuie sur un coussin.
Une simple levrette est à ses pieds car il ne fut pas comte d'Eu à la différence de Philippe (prédécente photo). Il est mort en 1368.
Service Patrimoine de la Ville d'Eu-2010
JEAN D'ARTOIS - Fils de Robert d'Artois, mort en 1386

Isabelle de Melun
Plaque: « CY GIST TRES NOBLE ET PUISSANTE DAME MADAME YSABEL DE MELEUN JADIS FAME DE TRES NOBLE ET PUISSANT SEIGNEUR MONSEIGNEUR PIERRES CONTE DE DREUX ET DEPUIS FAME DE TRES NOBLE ET PUISSANT SEIGNEUR JEHAN D'ARTOIS CONTE DE EU LA QUELLE TRESPASSA L'AN DE GRACE MIL CCC IIII XX ET IX JOUR DE DECEMBRE PRIEZ DIEU POUR SON AME».
Elle épouse Jean d'Artois, comte d'Eu, le 11 juillet 1352.
Le gisant :
La statue de son tombeau est en marbre blanc. La silhouette fine et élancée est drame dans une longue robe à plis droits que dégage très largement un maeau.
Le réalisme du visage contraste vivement avec l'idéalisme mystique du visage du comte Jean. L'explication en est aisée: la tête d'Isabelle de Melun, brisée, a été remplacée par une autre de même type (tous comme les mains), mais plus récente et d'une main différente qui est probablement celle de sa propre fille, Jeanne d'Artois, morte en 1420. Ce visage serait donc le seul reste du grand tombeau où se voyaient, dans une chapelle de la collégiale d'Eu, étendus l'un près de l'autre, Jeanne d'Artois et son mari Simon de Thouars, comte de Dreux (qui fut tué dans un tournoi le jour de son mariage). Elle resta veuve toute sa vie.


Isabelle d'Artois
Plaque: CHI GIST YSABEL D'ARTOYS FILLE DE MONSEIGNEUR JOHAN D'ARTOYS CONTE DE EU ET DE MADAME YSABEL DE MELEUN SA FAME LAQUELE TRESPASSA L'AN DE GRACE MIL CCC LXXIX LE XXVIe JOUR DE JUING PRIIES POUR LUY ».
Tout comme son frère aîné Charles, Isabelle meurt jeune sans avoir été mariée
Le gisant :
Son gisant est le plus remanié de tous. La statue fut très maltraitée en 1795 et de fragments fut rajouté à cette retaillé et gratté recomposée en 1828 disparates. Le chien époque. Le corps a été hormis le torse. La d'une autre statue. En coiffure de parade des nobles dames du tête a été rapportée effet, la magnifique n'était pas celles XIVe siècle mais de l'extrême fin du XVe.
Service Patrimoine de la ville d'Eu
JEANNE de SAVEUSE (+1448) - Première femme de Charles d'Artois.
Hélène de Melun
Plaque : «CY GIST NOBLE ET PUISSANTE DAME MADAME HELENE DE MELEUN FILLE DE HAULT ET PUISSANT SEIGNEUR MESSIRE JEHAN DE MELEUN CHEVALIER ET DE MADAME JEHANNE D'ABBEVILLE SEIGNEUR ET DAME D'ANTRAING D'EΡΙΝΟΥ VICONTE DE GAND ET CONNESTABLE DE FLANDRE EN SON VIVANT FAME DE HAULT ET PUISSANT PRINCE MONSEIGR CHARLES D'ARTOIS CONTE DE EU ET PAIR DE FRANCE LAQUELLE TRESPASSA LE XX JUILLET L'AN DE GRACE MIL CCCC ET LXXII PRIEZ POUR SON AME ».
Sa vie
Seconde femme de Charies d'Artois, elle meurt un an après son mari, en 1472, sans enfant.
Elle était inhumée seule dans le croisillon sud de la collégiale Notre-dame et Saint Laurent O'Toole.
Le gisant
Elle est en costume de veuve un grand manteau retenu par une cordelière. La pierre est à grains gris, mais le visage et les mains sont en marbre. A n'en pas douter, c'est une œuvre assez inférieure aux autres.






La chaire
Chêne, XVille siècle, classé au titre des monuments historiques
La chaire à prêcher, de 1752, est attribuée au sculpteur Grimpelle. Elle a été placée de manière inhabituelle au sud.
A l'origine, la collégiale ne disposait pas de chaire, mais d'un jubé disposé entre la nef et le chœur, d'où étaient prononcés prières, annonces et sermons. Le jubé, détruit à la Révolution, fut remplacé par la chaire de l'ancienne église Saint-Jean d'Eu, qui elle aussi fut détruite par la vindicte révolutionnaire.
La chaire est ornée des attributs du précurseur et de l'évangéliste. Sur le panneau, au milieu de la cuve, une tête coupée sur un plateau évoque le martyre de Jean Baptiste. Selon les évangiles de Marc et de Matthieu, il fut exécuté, par décapitation, sur ordre d'Hérode Antipas, à la demande d'Hérodiade et de sa fille Salomé. L'abat voix, qui couvre la cuve, est décoré d'un aigle aux ailes déployées en référence à l'Evangile.
La chaire désigne le lieu d'où le prédicateur s'adresse à l'assemblée pour prononcer Thomélie. A une époque dépourvue de sonorisation, ce lieu permettait au prédicateur d'être entendu et vu de l'assemblée. Son emplacement était habituellement situé au milieu la nef, souvent le long d'un pilier.
La chaire est traditionnellement placée du côté où l'évangile était lu dans le rite de saint Pie V, à gauche de la nef ou au nord si l'église est orientée; certaines chaires ont été placées à F'extérieur de l'église comme à l'église de Saint Lò dans la Manche.
A Tépoque baroque, au moment de la Contre-réforme, les chaires deviennent de véritables chefs d'œuvre de sculptures et d'ornementation (évangélistes, apôtres...) destinées à impressionner l'auditoire. Elles sont habituellement surmontées, sur l'abat-voix, d'anges, de trompettes, d'instruments.....

La collégiale en quelques dates
1002 : le comte d'Eu et son épouse fonde une collégiale à Eu desservie par des chanoines réguliers. Elle aurait vu s'y dérouler le mariage de Guillaume le Conquérant et de Mathilde... 구
1119 : les chanoines adoptent la règle de saint Augustin et font construire un monastère qui s'élevait du côté nord de l'église
1186 : L'archevêque de Dublin, Laurent O'Toole, meurt à l'abbaye; beatifié par le pape, son corps est déposé dans la chapelle Saint-Léger qui deviendra la crypte de l'actuelle église. Devant la foule qui se presse sur sa tombe esperes, les religieux décident de reconstruire une église plus grande
1186-1226 : construction du chœur et sanctuaire, du déambulatoire et des galeries qui le surmontent, des chapelles rayonnantes autour du sanctuaire, des deux tourelles qui donnent accès aux tribunes, des deux bras du transept et de la première travée de la nef
1226 : canonisation de saint Laurent O' Toole et poursuite des travaux
1280 : fin de la reconstruction de l'église collégiale
1426 : un incendie provoqué par la foudre détruit la tour lanterne
1475 : Louis XI ordonne d'incendier la ville d'Eu afin qu'elle ne tombe pas entre les mains des Anglais. Seuls les édifices religieux sont épargnés
1600 : l'abbé Nicolas de la Place réforme le monastère alors dans un profond désordre
1614 : installation du grand orgue sous l'impulsion de Catherine de Clèves
1747 : selon le désir des paroissiens, une porte au sud est pratiquée, elle est aujourd'hui surmontée d'un porche gothique édifié par Viollet-le-Duc
1767 : la flèche à la solidité menaçante, est remplacée par le clocheton que l'on voit actuellement
1794 : l'église est transformée en Temple de la Raison et subit de nombreuses mutilations
1800 : vente et destruction de l'abbaye
1828-1829 : réaménagement de la crypte et installation des tombeaux sous l'impulsion du Roi Louis-Philippe, propriétaire du château d'Eu
1830 : restauration de l'église (notamment les voûtes, nouveaux vitraux)
1852 à 1884 : travaux par Viollet-le-Duc et son successeur Louis Sauvageot sur les contreforts sud et nord notamment
1981: création de l' Association de la Sauvegarde de la Collégiale
Service Patrimoine de la ville d'Eu-2007 Association Sauvegarde de la Collegiale



L'HÔTEL - DIEU
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| L'Hôtel-Dieu |
L’Hôtel-Dieu
témoigne du patrimoine hospitalier et religieux de la ville du XVIIe
au XXe siècle.
Fondé
en 1640 par Mme de Joyeuse, sur la volonté de Catherine de Clèves
comtesse d’Eu, l’Hôtel-Dieu d’Eu est confié dès 1658 aux
religieuses de l’ordre de Saint-Augustin, congrégation reconnue
pour son engagement communautaire et le service aux autres, notamment
à travers le soin des malades sans ressource.
L
’édifice présente un caractère sobre et fonctionnel, agencé en
U, de manière à privilégier l’accueil des malades et
la vie religieuse. A l’origine, les bâtiments étaient en briques,
à toit d’ardoise. L’aile Est comporte une maison à pans de
bois, caractéristique de l’architecture normande, un style
architectural plutôt rare sur la ville. Deux chapelles complètent
l’ensemble, l’une au service des religieuses, la seconde pour les
malades.
Aux
XIXe et XXe siècles, le développement de la médecine moderne et la
laïcisation des hôpitaux ont réduit le besoin d’établissements
hospitaliers religieux. Les religieuses quittent l’Hôtel-Dieu en
février 1967.
Réhabilité
dans les années 1990, l’Hôtel-Dieu conserve sa disposition
d’origine. L’aile ouest, originellement destinée au logement des
religieuses, a été reconvertie en logements. Une bibliothèque
associative (Bibliothèque Pour Tous) est installée dans le corps
central, ainsi que les dojos du club de Judo. Le jardin
central est aujourd’hui un parc d’agrément avec espaces de jeux
pour les enfants, gloriette et tables de pique-nique.
Dans
le jardin, on peut voir un rare cimetière couvert.
Source
: site internet de la ville d'Eu
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| Vierge du Voeu |
Le 17 Juillet 1636, pour conjurer la pesqui ravage la Ville d'EU, le Maire Mathieu Bonnet prononça le voeu solennel de faire exécuter une image en argent de la Vierge portant la Ville d'EU sur un plateau.
Cette oeuvre en pierre en est la representation.
Septembre 1991
Duhornay maire, l'abbé Crochemote curé de la paroisse
Fondé par Madame de Joyeuse, suivant le souhait de Catherine de Clèves, comtesse d'Eu, le monastère fut confié aux Sœurs Hospitalières de la Miséricorde de Jésus (ordre de Saint Augustin) de 1658 à 1967 pour accueillir les pauvres et les malades de la Ville et du Comte d'Eu.
1 - Maison de l'Isle
2 - Salle capitulaire et Cimetière des soeurs
3 - Chapelle
4 - Anciennes salles des malades
5 - Logements des religieuses
La numérotation des lieux est faite de droite vers la gauche
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L'entrée du cimetière des soeurs fermée par une grille |
.Philippe
VII, comte de Paris fit
ériger cette fontaine en 1875 pour les Eudois, en souvenir de la
restitution, du château d’Eu à sa famille. Elle fut édifiée par
Viollet-le-Duc tout près de la collégiale
Nous reprenons le bus en direction du Tréport, et plus précisément à la gare où se trouve le bus que nous rejoindrons vers 17h15.
Dans l'attente, nous rejognons à pieds Mers les bains qui se trouve tout proche, 11 minutes
MERS LES BAINS
Joyau Belle époque de la côte picarde
Mers-les-Bains
est une commune située dans le département de la Somme, en région
Hauts-de-France. Le s se prononce à la fin de Mers. Les locaux
abrègent en prononçant simplement « Mers ».
À
la frontière entre la Picardie et la Normandie, Mers-les-Bains est
une station balnéaire qui se distingue par son patrimoine
architectural exceptionnel. Voisine du Tréport et de la ville d’Eu,
avec lesquelles elle forme les « Trois Villes Sœurs », elle offre
un visage unique sur le littoral de la Manche. Son développement à
la fin du XIXe siècle, porté par la mode des bains de mer et
l’arrivée du chemin de fer, a laissé en héritage un front de mer
spectaculaire, aujourd’hui classé Site Patrimonial Remarquable.
La
promenade sur l’esplanade révèle une enfilade de villas aux
façades colorées, ornées de balcons ouvragés, de bow-windows, de
céramiques et de lambrequins. Ces demeures, témoins de la Belle
Époque et de l’Art nouveau, furent les résidences secondaires
d’une bourgeoisie venue de Paris ou d’Amiens. Au-delà de cette
architecture flamboyante, la ville est aussi le point de départ de
paysages naturels marqués par les hautes falaises de craie blanche
qui annoncent la Côte d’Albâtre.











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| La plage, les falaises de Mers le Bains |
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| Les falaises, le port, la plage du Tréport |
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Limite entre deux villes, deux départements |
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| Le Tréport |
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| Mers les Bains |