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vendredi 4 septembre 2026

Vendredi 4 septembre début d'après midi - FANJEAUX, le point de vue

 

Située au carrefour d’importantes voies d’échanges, la localité est occupée dès l’époque gallo-romaine. Sur ce promontoire naturel, on trouve alors un Fanum Jovis (temple gallo-romain dédié à Jupiter), qu’entoure un oppidum. Plus tard, au XIIème siècle, Fanjeaux est devenue puissante cité castrale, dont le seigneur n’est autre que le vicomte de Trencavel, fréquentée de nombreuses familles nobles. A l’intérieur du bourg fortifié, Guilhabert de Castres y tient une maison de Parfaits. A l’ombre des tourelles fortes, des ateliers communautaires de tisserands cathares vivent au rythme des populations locales.

C’est pour cela que Dominique de Guzman choisit d’y séjourner entre 1206 et 1216 pour rayonner sur les alentours et prêcher la parole catholique. Ses prêches font mouche, puisqu’à la veille de la fondation de l’Ordre dominicain, il met en place au monastère de Prouilhe une première communauté de moniales reconverties. La légende dorée débute, les miracles se succèdent. Mais les fanjuvéens devront tout de même subir les violences de la Croisade : au temps des joutes verbales succède le fracas des armes. En 1209, Simon de Montfort installe un quartier général à Fanjeaux. Après la mort de Dominique en 1221, les dominicains sont missionnés par le Pape pour participer à l’Inquisition. Les minutes des procès inquisitoriaux menés en 1246 relatent les récits de nombreux habitants de Fanjeaux ainsi que la dureté des temps pour les populations et leurs seigneurs qui, dépossédés de leurs terres, se trouvent soudain condamnés à fuir et à se cacher.  

Placée sur le trajet de l’incursion des Anglais, la localité est brûlée par les armées du Prince Noir en 1355 puis rapidement reconstruite. Au milieu du XVème siècle, le village prospère grâce à la culture du pastel. Aujourd’hui encore, au détour de vos déambulations, vous pourrez croiser un frère ou une sœur dominicaine : cinq communautés religieuses vivent au sein de la cité de Dominique.

Un clic : Histoire de Fanjeaux (site de la mairie)

Un clic : Patrimoine de Fanjeaux (site de la mairie)




Un clic pour avoir un aperçu de Fanjeaux :


Les halles, charpente du XVIII ème siècle


L'église Notre-Dame de l'Assomption

L’église

Classée Monument Historique, l’actuelle église Notre-Dame de l’Assomption aurait pris place sur les vestiges d’un édifice d’origine romane, lui-même élevé au-dessus des restes du fameux Fanum Jovis. L’édifice est aujourd’hui un très bel exemple d’art gothique méridional avec un riche intérieur baroque. Son puissant clocher octogonal se reconnaît à des lieues à la ronde et résonne régulièrement de son ancien carillon. 

Nous ne l'avons pas visitée, l'objectif proposé par Cécile : le Seignadou !

Sur notre parcours Cécile nous a commenté les différentes œuvres

Le consolamentum




Je suis en attente de l'outil de lecture et qui me permet de faire des "copier/coller" des textes sur les photos et donc il me faut patienter pour le retrouver !



Nous sommes sur la place du Lac de Jupiter



La maison dite de saint Dominique

La maison dite de saint Dominique

Dans ce petit quartier appelé Bourguet San Domenge, s’étale une longue façade remarquable par sa porte de bois sculpté et ses vitraux qui retracent six épisodes de la légende dorée de Dominique, futur fondateur de l’ordre des Dominicains. La tradition localise dans ces environs l’emplacement de la maison où s’établit Dominique de Guzman entre 1206 et 1216. Les dominicains de Toulouse ont, quant à eux, matérialisé dans cette maison un lieu à la mémoire du fondateur de leur ordre. Les vitraux sont signés de Jean Hugo, l’arrière petit fils du célèbre Victor. 


La maison dite de saint Dominique


Le Seignadou

Au bout du village, cette petite terrasse au-dessus de la plaine offre un panorama étendu. Les collines ondoient, les champs de culture et de verdure s’étendent au loin vers la Montagne Noire d’un côté, vers le pic du Bugarach de l’autre côté, le mont Valier et les Pyrénées. En ce lieu de méditation, le regard embrasse toute la diversité des paysages qui se reflète, bien qu’en désordre, sur les céramiques décoratives qui agrémentent le parapet. Le nom vient du latin « Signum Dei », le signe de Dieu. D’ici, Dominique aurait vu plonger trois boules de feu sur Prouilhe… de là la fondation d’une première communauté religieuse à l’endroit qui allait devenir le monastère de Prouilhe.

Pour découvrir le monastère de Prouilhe

Le Seignadou

Le Seignadou


Le Seignadou
La disputation


La maison dite de saint Dominique

Une chapelle

L'église Notre-Dame de l'Assomption


Une très ancienne maison

Température maximale ce jour : 38 degrés