
LE QUESNOY
Nous quittons Aire sur la Lys pour rejoindre l'Avesnois après avoir réservé quelques semaines auparavant un greeter prénommé Eric. Il est natif et habite la ville de 5000 habitants environ. Il est passionné ! Beaucoup d'informations nous sont données tout au long de la balade. Faute de randonner avec le groupe en raison de problème osseux, la balade guidée est une bonne solution.
Nichée au cœur du Parc Naturel Régional
de l’Avesnois, en région Hauts-de-France,
Le Quesnoy est un véritable trésor historique.
Surnommée «la cité des chênes», elle combine
parfaitement un riche patrimoine militaire, naturel
et architectural.
Ce petit coin de paradis, bordé
par la majestueuse forêt de Mormal, est un havre
de paix offrant des paysages verdoyants qui
invitent à la contemplation et à la découverte.
Fondée en 1142 autour du château du comte de
Hainaut, Le Quesnoy a d’abord été une résidence
princière pendant près de trois siècles.
Mais, au fil du temps, son rôle évolue et, dès le
XVIe
siècle, vers 1533, la ville prend une nouvelle direction :
celle d’une place militaire stratégique.
Sous l’influence de l’Empire de Charles Quint,
les premières fortifications sont établies, mais
c’est véritablement au XVIIe
siècle, sous le règne
de Louis XIV, que la ville se dote de remparts
modernes, dotés de bastions et d’une enceinte qui
lui confèrent son aspect militaire caractéristique.
Entre 1668 et 1673, Vauban, le célèbre ingénieur
militaire de Louis XIV, restructure et renforce les
fortifications du Quesnoy, y ajoutant huit bastions
protégés par de vastes plans d’eau. Ces travaux
font de la ville une citadelle imprenable, réputée
pour la solidité et l’ingéniosité de ses murailles.
Cependant, c’est lors de la Première Guerre
mondiale que la ville vivra un moment tragique
mais pourtant historique. En novembre 1918,
Le Quesnoy, alors sous occupation allemande,
sera libéré par les forces néo-zélandaises
après des combats intensifs. Cet acte héroïque
scellera un lien indéfectible entre la ville et la
Nouvelle-Zélande, un lien qui perdure encore
aujourd’hui, notamment lors des cérémonies
commémoratives.
Classé Monument Historique en 1942, Le
Quesnoy séduit par ses fortifications, véritables
témoignages d’une histoire riche et complexe.
Mais son charme ne réside pas seulement
dans ses remparts : la ville est aussi un écrin
de verdure, où jardins et espaces naturels sont
créés et préservés avec soin. Lieu où l’histoire
et la nature se mêlent, Le Quesnoy offre une
atmosphère unique où passé et présent se
rencontrent harmonieusement.
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| Plan de Le Quesnoy, 1690-1692 |

Dix siècles de fortifications
Le Quesnoy est une ville fortifiée depuis le XIIe
siècle.
Transformée au XVIe
siècle (1533) , elle est modernisée par
Vauban au XVIIe
siècle et par Séré de Rivières au XIXe
siècle. Ses remparts se développent sur environ trois
kilomètres et totalisent quinze kilomètres de sentiers
de randonnée qui passent par les cinq portes et les huit
bastions.
Les fortifications ont évolué au fil des siècles à travers trois grandes périodes :
- L'époque médiévale (1150) : Première enceinte avec murailles crénelées et tours circulaires.
- La période espagnole (XVIe et XVIIe siècles) : Construction de bastions modernes (comme le bastion Impérial vers 1535-1538) et réparations sous Charles Quint et Philippe IV.
- La refonte par Vauban (1668-1673) : Modernisation majeure des ouvrages défensifs pour intégrer la ville au « Pré Carré » de Louis XIV.
La porte Fauroeulx
Dans son état actuel, elle date de 1887. Elle a remplacé
une porte voutée qui n’était plus adaptée à la circulation
mais qui ne pourra pas laisser passer les convois
d’artillerie car trop étroite. Les passages latéraux sont
destinés aux piétons. Cette porte est la seule qui n’ait
pas souffert des évènements de 1940. Un pont de brique
franchit le large fossé dit étang Vauban.
L’hôtel de ville
Contigu au beffroi, l’hôtel de ville, construit en 1700, se
distingue par sa façade classée, ses couvertures, et son
escalier d’honneur en marbre et fer forgé. Dans le hall,
deux statues de sphinx, en marbre, gardent l’entrée. Elles
ont été obtenues par Daniel Vincent, maire et sénateur au
moment de la Première Guerre mondiale et proviennent de
réserves de l’État.
Le beffroi
Érigé en 1538 et classé Monument Historique depuis 2006,
le beffroi a été détruit en 1794, 1918 et 1940 avant d’être
reconstruit à chaque fois. Son architecture massive et
sa tour imposante dominent la cité et abritent aujourd’hui
un carillon de 48 cloches, dont les sonorités rythment la
journée des Quercitains.
Au fil des siècles, il a servi de poste de garde, tour de
guet et lieu de proclamation officielle. En 1940, une bombe
incendiaire détruisit sa toiture, son horloge et son carillon.
Restauré après-guerre, le beffroi conserve son rôle
symbolique et sa place centrale dans la vie locale.

Le monument aux morts
Le monument aux morts du Quesnoy date de 1923. Il est
l’œuvre du sculpteur valenciennois Félix Desruelles et a
été inauguré par le maréchal Joffre. Il comporte, outre les
noms des quercitains morts pour la France, le nom d’un
aviateur belge fusillé par les Allemands en 1915 ainsi que
les victimes civiles de 14-18. Il honore aussi celles des
autres conflits du XXe
siècle.
L’église Notre-Dame de l’Assomption
La première église, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption,
a été construite en 1237. Son clocher, achevé au XVe
siècle, constitue l’un des éléments les plus remarquables
du bâtiment. En 1440, un mausolée en mémoire de
la comtesse Marguerite de Bourgogne fut érigé à
l’emplacement de l’actuelle sacristie. Après un incendie
dévastateur en 1482, l’église fut entièrement reconstruite
en 1623. Toutefois, la structure que l’on connaît aujourd’hui
a vu le jour à partir de 1824 et a été achevée en 1828.
Construite sur un plan basilical antique, l’église mesure
47 mètres de long et 16 mètres de large. Sa façade néoclassique est surmontée d’un clocher de 26,2 mètres. Des
travaux de restauration majeurs ont été entrepris entre
2022 et 2023, avec la rénovation complète des vitraux, des
maçonneries, de la charpente, de la couverture et des
menuiseries extérieures.
L’Office de Tourisme de l’Avesnois
Au XVIIIe
siècle c’est un corps de garde qui contrôle
l’entrée Sud de la ville par la porte Fauroeulx. À la fin du
XIXe
siècle il est transformé en entrepôt pour le service
municipal des fêtes. Par la suite le bâtiment devient des
bains-douches jusqu’en 1987 où l’Office de Tourisme s’y
installe.
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Autrefois, cet immeuble était une caserne Les écuries se trouvaient au rez de chaussée |
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| L'autre façade ce cette ancienne caserne |
Le kiosque à musique
Construit vers 1884 par l’architecte Guillemin, c’est un des
plus vieux kiosques à musique de l’Avesnois. À l’époque,
il a été financé par la ville et aussi notamment par le
produit de concerts organisés par les sociétés de musique.
Restauré en 2011, ses garde-corps de fer forgé et son toit
débordant lui donnent un charme certain.
La statue de la Dame au chien réalisée par le sculpteur Pierre Laurent et surnommée
la Dame au chien par les Quercitains, cette statue est
considérée comme la gardienne des remparts. Exposée
au Salon de la Société des Artistes Français en 1913, cette
œuvre allégorique profane est désormais classée.
À l’origine, la statue ne comportait pas de chien ; cette
partie a été ajoutée plus tard pour compléter l’œuvre
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La porte d'entrée de l'ancien château Marguerite de Bourgogne édifié au XII ème siècle |
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| Ces pierres à gauche dont datées du XII ème siècle |
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Autrefois, au XII ème siècle, c'est là que se situait le château Marguerite de Bourgogne |
Le château Marguerite de Bourgogne édifié au XIIe
siècle par Baudouin IV de Hainaut sur la motte
de Noflus, ce château-forteresse fut la résidence des
comtes de Hainaut et le douaire des princesses locales.
Entouré de fossés et dominé par une tour de guet, il jouait
un rôle clé dans les premières fortifications de la ville.
Restauré en 1625, il devint résidence des gouverneurs du
Quesnoy et abritait des souterrains utilisés comme prisons
et poudrières. Après plusieurs restaurations, il fut presque
entièrement détruit par les guerres. Au XVIIIe
siècle, il
comprenait une salle aux armes, un corps de garde, et des
bâtiments pour le gouverneur, entourés d’un parc s’étendant jusqu’aux remparts. Aujourd’hui, les vestiges se
limitent à une porte d’entrée et des caves romanes.
Le bâtiment actuel, dit Cernay, date de 1681 et a été
construit sur les caves médiévales. Modifié à plusieurs
reprises, il a servi de grand gouvernement, caserne,
hôpital militaire, et administration, et est sur le point d’être
réhabilité.
La ville de Le Quesnoy a conservé la propriété des caves (3 hauteurs de caves), le reste de ce bâtiment est vendu à la société "Histoire et Patrimoine" pour y réaliser 20 logements de grand standing.
Ce
monument
rend hommage à Eugène Thomas, illustre personnage et maire du
Quesnoy de 1945 à 1947 et de 1953 à 1969, ministre des grands
résistants
et fondateur du réseau « France au combat »
L’obélisque
à trois faces et la stèle rappellent son destin tragique et ses
engagements :
–
Sur la face orientée vers le porche, des cercles concentriques
symbolisent le magnétisme et sa fonction de ministre des PTT
(Postes, Télégraphes et Téléphones)
–
La face tournée vers la Dame au Chien représente des remparts
stylisés avec bastions et ouvrages extérieurs, en référence à
son rôle de maire.
–
Enfin, face à la place, un médaillon en bronze le montre, entouré
de fils barbelés et de traces de griffes, souvenirs de sa
déportation à Buchenwald pendant neuf mois.
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| Une ancienne caserne de gradés |
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| Le bastion du Gard |
Le bastion du Gard
Les travaux de Vauban, entre 1668 et 1673, ont constitué à
renforcer ce secteur par des bastions à saillant, complétés
de défenses en profondeur, demi-lunes et contrescarpes.
Ils permettent de prendre à revers tout ennemi qui
s’introduirait dans la place. Le chemin de ronde était censé
dissimuler la ville aux assaillants. Actuellement planté
d’arbres, c’est un lieu de promenade. Dans l’épaisseur de
la muraille, au niveau du fossé, se cache une galerie de
contremine dont le seul accès est un escalier très raide.
Devant ce bastion se trouve la contre-garde du Gard
dont une ouverture permet d’entrer dans ‘’le souterrain
fantôme’’. Il s’agit d’une galerie de contremine ou d’écoute
aménagée dans l’épaisseur d’un mur d’escarpe. On en sort
240 mètres plus loin dans une place d’armes rentrante.
Situé en contrebas des remparts, un espace en béton à
l’architecture austère, conçu par Séré de Rivières, abritait
autrefois un stand de tir. Il est désormais connu sous le
nom de théâtre de verdure.




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| L'autre face de la porte du bastion du Gard |
Le mémorial néo-zélandais
Situé le long des remparts sur un terrain offert par la ville à
la Nouvelle-Zélande, ce mémorial commémore le sacrifice
des soldats néo-zélandais de la Rifle Brigade tombés
pendant la Première Guerre mondiale, notamment lors de
l’assaut du 4 novembre 1918. Conçu par S. Hurst Seager et
réalisé par Félix Desruelles, il a été inauguré en 1923.
L'histoire du Quesnoy en 1918 :
Vers la gauche, là où se trouve une porte ou fenêtre, se trouvait le bâtiment du moulin
A droite en bas de la photo : emplacement de a roue à aube du moulin
Le Théâtre des Trois Chênes
Né de la transformation d’une ancienne caserne militaire
construite sous Louis XIV, et devenu salle culturelle en
1929 après d’importants travaux, ce théâtre a accueilli
comédies, concerts, ballets, conférences et cinéma.
Dégradé dans les années 1980, un projet de restauration
est lancé en 1987 avec le soutien de partenaires
institutionnels. Après huit ans de travaux, il rouvre sous le
nom de Théâtre des Trois Chênes et propose aujourd’hui
une programmation culturelle riche et variée.
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| Le musée néo-zélandais de la Libération Te Arawhata |
Aménagé dans l’ancien bâtiment de la gendarmerie de
la ville, le musée retrace les événements du 4 novembre
1918 à travers une expérience immersive émouvante et
multisensorielle imaginée par les studios Weta Workshop,
ayant entre autres, participé à la trilogie du Seigneur des
anneaux. Sur deux niveaux, le musée offre un aperçu
de l’implication des troupes néo-zélandaises durant la
Première Guerre mondiale et souligne l’amitié unissant
Le Quesnoy à la Nouvelle-Zélande. Tout au long de
l’année, il attire de nombreux visiteurs néo-zélandais,
particulièrement lors des commémorations de l’Anzac
Day.
Au devant du bâtiment se trouve aussi un banc maori,
fabriqué à la main par l’Institut néo-zélandais Maori des
Arts et Métiers à Rotorua, en Nouvelle-Zélande. Inauguré
et béni le 10 février 2024, il fait partie des trois bancs
maoris offert par l’équipe des All Blacks à la France, avec
Paris et Lyon.
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Ce qui reste d'un ancien couvent qui était très important en surface Il occupait une grande partie du secteur |
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| Probablement, la plus ancienne maison de Le Quesnoy |
Nous quittons Eric, notre greeter du jour. Nous le remercions de cette agréable visite de la ville, un bel aperçu !
Crédit texte :
Le repas est organisé sur place au restaurant "Le chalet" dans le secteur de l'espace de lois à Le Quesnoy.
Puis, nous prenons la direction de Maroilles
MAROILLES