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jeudi 17 septembre 2026

Jeudi 17 septembre - LE QUESNOY, MAROILLES

LE QUESNOY

Nous quittons Aire sur la Lys pour rejoindre l'Avesnois après avoir réservé quelques semaines auparavant un greeter prénommé Eric. Il est natif et habite la ville de 5000 habitants environ. Il est passionné ! Beaucoup d'informations nous sont données tout au long de la balade. Faute de randonner avec le groupe en raison de problème osseux, la balade guidée est une bonne solution.

Nichée au cœur du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, en région Hauts-de-France, Le Quesnoy est un véritable trésor historique. Surnommée «la cité des chênes», elle combine parfaitement un riche patrimoine militaire, naturel et architectural. 

Ce petit coin de paradis, bordé par la majestueuse forêt de Mormal, est un havre de paix offrant des paysages verdoyants qui invitent à la contemplation et à la découverte. Fondée en 1142 autour du château du comte de Hainaut, Le Quesnoy a d’abord été une résidence princière pendant près de trois siècles. 

Mais, au fil du temps, son rôle évolue et, dès le XVIe siècle, vers 1533, la ville prend une nouvelle direction : celle d’une place militaire stratégique. Sous l’influence de l’Empire de Charles Quint, les premières fortifications sont établies, mais c’est véritablement au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, que la ville se dote de remparts modernes, dotés de bastions et d’une enceinte qui lui confèrent son aspect militaire caractéristique.

Entre 1668 et 1673, Vauban, le célèbre ingénieur militaire de Louis XIV, restructure et renforce les fortifications du Quesnoy, y ajoutant huit bastions protégés par de vastes plans d’eau. Ces travaux font de la ville une citadelle imprenable, réputée pour la solidité et l’ingéniosité de ses murailles. 

Cependant, c’est lors de la Première Guerre mondiale que la ville vivra un moment tragique mais pourtant historique. En novembre 1918, Le Quesnoy, alors sous occupation allemande, sera libéré par les forces néo-zélandaises après des combats intensifs. Cet acte héroïque scellera un lien indéfectible entre la ville et la Nouvelle-Zélande, un lien qui perdure encore aujourd’hui, notamment lors des cérémonies commémoratives. 

Classé Monument Historique en 1942, Le Quesnoy séduit par ses fortifications, véritables témoignages d’une histoire riche et complexe. Mais son charme ne réside pas seulement dans ses remparts : la ville est aussi un écrin de verdure, où jardins et espaces naturels sont créés et préservés avec soin. Lieu où l’histoire et la nature se mêlent, Le Quesnoy offre une atmosphère unique où passé et présent se rencontrent harmonieusement.

Plan de Le Quesnoy, 1690-1692








Dix siècles de fortifications 
Le Quesnoy est une ville fortifiée depuis le XIIe siècle. 
Transformée au XVIe siècle (1533) , elle est modernisée par Vauban au XVIIe siècle et par Séré de Rivières au XIXe siècle. Ses remparts se développent sur environ trois kilomètres et totalisent quinze kilomètres de sentiers de randonnée qui passent par les cinq portes et les huit bastions.
Les fortifications ont évolué au fil des siècles à travers trois grandes périodes :
  • L'époque médiévale (1150) : Première enceinte avec murailles crénelées et tours circulaires.
  • La période espagnole (XVIe et XVIIe siècles) : Construction de bastions modernes (comme le bastion Impérial vers 1535-1538) et réparations sous Charles Quint et Philippe IV.
  • La refonte par Vauban (1668-1673) : Modernisation majeure des ouvrages défensifs pour intégrer la ville au « Pré Carré » de Louis XIV.


Informations détaillées Le Quesnoy, les fortifications




La porte Fauroeulx 
Dans son état actuel, elle date de 1887. Elle a remplacé une porte voutée qui n’était plus adaptée à la circulation mais qui ne pourra pas laisser passer les convois d’artillerie car trop étroite. Les passages latéraux sont destinés aux piétons. Cette porte est la seule qui n’ait pas souffert des évènements de 1940. Un pont de brique franchit le large fossé dit étang Vauban.




L’hôtel de ville Contigu au beffroi, l’hôtel de ville, construit en 1700, se distingue par sa façade classée, ses couvertures, et son escalier d’honneur en marbre et fer forgé. Dans le hall, deux statues de sphinx, en marbre, gardent l’entrée. Elles ont été obtenues par Daniel Vincent, maire et sénateur au moment de la Première Guerre mondiale et proviennent de réserves de l’État.


Le beffroi Érigé en 1538 et classé Monument Historique depuis 2006, le beffroi a été détruit en 1794, 1918 et 1940 avant d’être reconstruit à chaque fois. Son architecture massive et sa tour imposante dominent la cité et abritent aujourd’hui un carillon de 48 cloches, dont les sonorités rythment la journée des Quercitains. Au fil des siècles, il a servi de poste de garde, tour de guet et lieu de proclamation officielle. En 1940, une bombe incendiaire détruisit sa toiture, son horloge et son carillon. Restauré après-guerre, le beffroi conserve son rôle symbolique et sa place centrale dans la vie locale.


Le monument aux morts Le monument aux morts du Quesnoy date de 1923. Il est l’œuvre du sculpteur valenciennois Félix Desruelles et a été inauguré par le maréchal Joffre. Il comporte, outre les noms des quercitains morts pour la France, le nom d’un aviateur belge fusillé par les Allemands en 1915 ainsi que les victimes civiles de 14-18. Il honore aussi celles des autres conflits du XXe siècle.




L’église Notre-Dame de l’Assomption 
La première église, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, a été construite en 1237. Son clocher, achevé au XVe siècle, constitue l’un des éléments les plus remarquables du bâtiment. En 1440, un mausolée en mémoire de la comtesse Marguerite de Bourgogne fut érigé à l’emplacement de l’actuelle sacristie. Après un incendie dévastateur en 1482, l’église fut entièrement reconstruite en 1623. Toutefois, la structure que l’on connaît aujourd’hui a vu le jour à partir de 1824 et a été achevée en 1828. Construite sur un plan basilical antique, l’église mesure 47 mètres de long et 16 mètres de large. Sa façade néoclassique est surmontée d’un clocher de 26,2 mètres. Des travaux de restauration majeurs ont été entrepris entre 2022 et 2023, avec la rénovation complète des vitraux, des maçonneries, de la charpente, de la couverture et des menuiseries extérieures. 













L’Office de Tourisme de l’Avesnois 
Au XVIIIe siècle c’est un corps de garde qui contrôle l’entrée Sud de la ville par la porte Fauroeulx. À la fin du XIXe siècle il est transformé en entrepôt pour le service municipal des fêtes. Par la suite le bâtiment devient des bains-douches jusqu’en 1987 où l’Office de Tourisme s’y installe.



Autrefois, cet immeuble était une caserne
Les écuries se trouvaient au rez de chaussée

L'autre façade ce cette ancienne caserne


Le kiosque à musique 
Construit vers 1884 par l’architecte Guillemin, c’est un des plus vieux kiosques à musique de l’Avesnois. À l’époque, il a été financé par la ville et aussi notamment par le produit de concerts organisés par les sociétés de musique. Restauré en 2011, ses garde-corps de fer forgé et son toit débordant lui donnent un charme certain.


La statue de la Dame au chien réalisée par le sculpteur Pierre Laurent et surnommée la Dame au chien par les Quercitains, cette statue est considérée comme la gardienne des remparts. Exposée au Salon de la Société des Artistes Français en 1913, cette œuvre allégorique profane est désormais classée. À l’origine, la statue ne comportait pas de chien ; cette partie a été ajoutée plus tard pour compléter l’œuvre








La porte d'entrée de l'ancien château
Marguerite de Bourgogne édifié au XII ème siècle

Ces pierres à gauche dont datées du XII ème siècle




Autrefois, au XII ème siècle, c'est là que se situait
le château Marguerite de Bourgogne

Le château Marguerite de Bourgogne édifié au XIIe siècle par Baudouin IV de Hainaut sur la motte de Noflus, ce château-forteresse fut la résidence des comtes de Hainaut et le douaire des princesses locales. Entouré de fossés et dominé par une tour de guet, il jouait un rôle clé dans les premières fortifications de la ville. Restauré en 1625, il devint résidence des gouverneurs du Quesnoy et abritait des souterrains utilisés comme prisons et poudrières. Après plusieurs restaurations, il fut presque entièrement détruit par les guerres. Au XVIIIe siècle, il comprenait une salle aux armes, un corps de garde, et des bâtiments pour le gouverneur, entourés d’un parc s’étendant jusqu’aux remparts. Aujourd’hui, les vestiges se limitent à une porte d’entrée et des caves romanes. Le bâtiment actuel, dit Cernay, date de 1681 et a été construit sur les caves médiévales. Modifié à plusieurs reprises, il a servi de grand gouvernement, caserne, hôpital militaire, et administration, et est sur le point d’être réhabilité.

La ville de Le Quesnoy a conservé la propriété des caves (3 hauteurs de caves), le reste de ce bâtiment est vendu à la société "Histoire et Patrimoine" pour y réaliser 20 logements de grand standing.







Ce monument rend hommage à Eugène Thomas, illustre personnage et maire du Quesnoy de 1945 à 1947 et de 1953 à 1969, ministre des grands résistants et fondateur du réseau  « France au combat »

L’obélisque à trois faces et la stèle rappellent son destin tragique et ses engagements :

– Sur la face orientée vers le porche, des cercles concentriques symbolisent le magnétisme et sa fonction de ministre des PTT (Postes, Télégraphes et Téléphones)

– La face tournée vers la Dame au Chien représente des remparts stylisés avec bastions et ouvrages extérieurs, en référence à son rôle de maire.

– Enfin, face à la place, un médaillon en bronze le montre, entouré de fils barbelés et de traces de griffes, souvenirs de sa déportation à Buchenwald pendant neuf mois.






Une ancienne caserne de gradés






Le bastion du Gard

Le bastion du Gard 
Les travaux de Vauban, entre 1668 et 1673, ont constitué à renforcer ce secteur par des bastions à saillant, complétés de défenses en profondeur, demi-lunes et contrescarpes. Ils permettent de prendre à revers tout ennemi qui s’introduirait dans la place. Le chemin de ronde était censé dissimuler la ville aux assaillants. Actuellement planté d’arbres, c’est un lieu de promenade. Dans l’épaisseur de la muraille, au niveau du fossé, se cache une galerie de contremine dont le seul accès est un escalier très raide. Devant ce bastion se trouve la contre-garde du Gard dont une ouverture permet d’entrer dans ‘’le souterrain fantôme’’. Il s’agit d’une galerie de contremine ou d’écoute aménagée dans l’épaisseur d’un mur d’escarpe. On en sort 240 mètres plus loin dans une place d’armes rentrante. Situé en contrebas des remparts, un espace en béton à l’architecture austère, conçu par Séré de Rivières, abritait autrefois un stand de tir. Il est désormais connu sous le nom de théâtre de verdure.





L'autre face de la porte du bastion du Gard


Le mémorial néo-zélandais 
Situé le long des remparts sur un terrain offert par la ville à la Nouvelle-Zélande, ce mémorial commémore le sacrifice des soldats néo-zélandais de la Rifle Brigade tombés pendant la Première Guerre mondiale, notamment lors de l’assaut du 4 novembre 1918. Conçu par S. Hurst Seager et réalisé par Félix Desruelles, il a été inauguré en 1923.  


L'histoire du Quesnoy en 1918 : 







Vers la gauche, là où se trouve une porte ou fenêtre, se trouvait le bâtiment du moulin
A droite en bas de la photo : emplacement de a roue à aube du moulin



Le Théâtre des Trois Chênes 
Né de la transformation d’une ancienne caserne militaire construite sous Louis XIV, et devenu salle culturelle en 1929 après d’importants travaux, ce théâtre a accueilli comédies, concerts, ballets, conférences et cinéma. Dégradé dans les années 1980, un projet de restauration est lancé en 1987 avec le soutien de partenaires institutionnels. Après huit ans de travaux, il rouvre sous le nom de Théâtre des Trois Chênes et propose aujourd’hui une programmation culturelle riche et variée. 






Le musée néo-zélandais de la Libération Te Arawhata 

Aménagé dans l’ancien bâtiment de la gendarmerie de la ville, le musée retrace les événements du 4 novembre 1918 à travers une expérience immersive émouvante et multisensorielle imaginée par les studios Weta Workshop, ayant entre autres, participé à la trilogie du Seigneur des anneaux. Sur deux niveaux, le musée offre un aperçu de l’implication des troupes néo-zélandaises durant la Première Guerre mondiale et souligne l’amitié unissant Le Quesnoy à la Nouvelle-Zélande. Tout au long de l’année, il attire de nombreux visiteurs néo-zélandais, particulièrement lors des commémorations de l’Anzac Day. Au devant du bâtiment se trouve aussi un banc maori, fabriqué à la main par l’Institut néo-zélandais Maori des Arts et Métiers à Rotorua, en Nouvelle-Zélande. Inauguré et béni le 10 février 2024, il fait partie des trois bancs maoris offert par l’équipe des All Blacks à la France, avec Paris et Lyon.

Ce qui reste d'un ancien couvent
qui était très important en surface 
Il occupait une grande partie du secteur



Probablement, la plus ancienne maison de Le Quesnoy

Nous quittons Eric, notre greeter du jour. Nous le remercions de cette agréable visite de la ville, un bel aperçu !


Le système hydraulique de défense installé par Vauban
Un clic pour avoir des informations : 
VAUBAN et Le Quesnoy : système hydraulique de défense




Crédit texte : 
Le repas est organisé sur place au restaurant "Le chalet" dans le secteur de l'espace de lois à Le Quesnoy.
Puis, nous prenons la direction de Maroilles

MAROILLES

Un clic pour découvrir : MAROILLES : histoire, patrimoine