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| Souffle de cristal |
Dale CHIHULY
Mandarin Orange Basket Set with Flint Lip Wraps, 2001
Artiste phare de la création américaine, Dale Chihuly a révolutionné le travail du verre soufflé en proposant des sculptures monumentales. Il utilise des couleurs vives et des formes irrégulières pour projeter le spectateur dans un nouvel univers.
États-Unis, 1941
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| La Dame de verre |
Karen LAMONTE
2007
Les robes de Karen LaMonte soulèvent la problématique du corps absent en jaillissant dans l'espace telles des apparitions, des spectres, que le rendu laiteux et opalescent du verre accentue. Elles gardent en elles, comme volées, des empreintes corporelles et affirment la présence de la vie par l'ébauche d'un mouvement.
Etats-Unis, 1967
Jeremy Maxwell Wintrebert
Gravity Ripples Terminal G120, 2022
Installation de 220 cives en verre soufflé à la bouche et à main levée, suspension sur 7 câbles et barre en acier, éléments en aluminium.
Exposition temporaire
Enchanté, la fabrique des histoires
Anaïs Pégourié, Carapace céleste, 2020, verre thermoformé, émaillé et sablé, portant et cintre, collection Cerfav. Photo : Departement du Nord.
Pour sa première exposition au Musverre, sa nouvelle directrice, Laetitia Messager, révèle avoir souhaité créer un parcours qui puisse rendre compte de l'émerveillement qui a été le sien lors de sa découverte des collections du musée. Dès lors, quoi de plus adapté que de réunir des œuvres en lien avec l'univers du merveilleux, qui est celui du conte, de la fable, de ces histoires que l'humanité se raconte depuis la nuit des temps. La Carapace céleste qui accueille les visiteurs incarne ce double enchantement : véritable trompe-l'œil, l'œuvre d'Anaïs Pégourié, diplômée du Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers (CERFAV), rend compte des capacités mimétiques du verre, ici thermoformé puis sablé et émaillé. La créatrice a souhaité convoquer, à travers la tortue, les mythes fondateurs. Celui du géant Atlas de la mythologique grecque, qui porte le monde sur son dos, ou encore celui de la tortue cosmique doté du même fardeau, qu'on trouve dans la cosmogonie hindoue.
Cette œuvre est une sculpture en verre souffle et sable intitulee Hypnos (de la serie Poesie du silence), réalisée par l'artiste verrier Antoine Brodin
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| La maison des chimères de Flore Delfosse |
Flore DELFOSSE
France, 1987
La maison des chimères - 2020
Pâte de verre, émail, gravure au jet de sable, bois
Collection Cerfav (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers)
Une chouette histoire de chimère ... Et surtout, une histoire de chouette. Trouvée dans le bestiaire médiéval, Flore Delfosse apprécie cette chouette originale avec son faciès quasi-humain, son expression bienheureuse et amicale. Elle décide de la transformer, de l'enluminure à la pâte de verre. Puis, elle poursuit ce travail de transformation, d'assemblage de plusieurs créatures et s'interroge : comment décrirait-on un animal s'il venait à disparaître et qu'il ne nous restait que quelques références communes pour en décrire la forme ?
Toutes ces créatures, elle les désigne comme des « amis imaginaires » qui habitent sa psyché, qui sont les histoires qu'elle se raconte.
Son imagination lui permet de combler les vides de la solitude et d'embellir le quotidien. Ces chimères représentent les angoisses, comme les espoirs, les illusions comme les craintes. Tantôt bienveillantes, elles nous amusent. Tantôt mauvaises, elles nous hantent. L'artiste leur donne alors un toit, une maison. La chimère devient alors fantomatique, onirique mais aussi inaccessible et absente. Elle devient un recueil de rêves.
Invitant le visiteur à entrer dans cette maison par l'angle qu'il préfère : discrètement en observant par les fenêtres ou frontalement en regardant la maison de face, l'artiste souhaite éveiller notre imaginaire et nous amener à nous conter nos propres histoires.
Flore Delfosse, conteuse et illustratrice du verre, est diplômée en 2020 du Cerfav, Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers.
Salvador DALI
Espagne, 1904 - 1989
Montre molle
Pâte de cristal
Collection Daum
« Le surréalisme, c'est moi*» déclare Salvador Dalí à New-York pour y présenter son travail. Représentant emblématique de ce courant artistique, l'artiste espagnol incarne avec provocation et sens du spectacle une vision nouvelle, sulfureuse de ses obsessions et fantasmes. La rencontre Dalí-Daum a lieu en 1968 avec « La Fleur du mal », première pièce d'une longue série avec la Maison.
Par sa translucidité, la pâte de cristal offrait à Dalí le medium approprié à l'expression des métamorphoses que lui suggérait sa perception « paranoïaque et critique » de la réalité. « La pâte de verre est un matériau dalinien. Je l'ai donc utilisée pour réaliser ces chefs-d'œuvre ; je suis enchanté de cette nouvelle matière, qui comporte l'élasticité moléculaire d'un escargot et, tout à la fois, la consistance de la gare de Perpignan. »
Salvador Dalí collabora avec la Maison Daum dès le milieu des années 1960 et durant plus de 20 ans, concevant des modèles de sculpture réalisés en pâte de verre. Il a donné naissance à 21 œuvres pour la cristallerie Daum. Cette collaboration fût unique et solide.
Les Montres Molles sont les sculptures les plus connues de l'artiste, imprégnées de son sceau surréaliste et issues d'une de ses œuvres les plus célèbres : La Persistance de la Mémoire, une huile sur toile peinte en 1931. Elle représente la plage de Portlligat, au nord de la Catalogne, où des montres à gousset semblent fondre sur un meuble ou encore une branche. Dans son œuvre autobiographique La Vie secrète de Salvador Dalí, l'artiste raconte comment l'idée lui vient, alors qu'il termine un repas avec des amis, en observant un camembert mou dans son assiette. Il réinterprète alors le fromage sous forme de montres dégoulinantes, qu'il appose sur la toile qu'il était en train de peindre.
Elles sont liées, dans l'imaginaire dalinien, à deux concepts : sa fascination pour le contraste entre objets mous et durs, l'artiste ayant déjà exprimé son mépris de l'amorphe, mais également son intérêt pour la notion de temporalité.
Avec ces montres, Dalí transcrit la mollesse du temps, la façon dont il peut varier selon la perception humaine et aborde ainsi le thème universel du temps qui passe et de la mort, une de ses
grandes angoisses.
Rebecca STEVENSON
Angleterre, 1971
Lapin au pays des merveilles - 2015
Pâte de cristal
Collection Daum
Les lapins sont un thème récurrent chez Rebecca Stevenson depuis plusieurs années. Son univers est empreint des paysages de collines et de forêts de son enfance, des contes de Beatrix Potter et des films de Walt Disney. Innocents et vulnérables, les lapins sont comme les enfants : timides, curieux, sauvages et attentifs. L'artiste s'intéresse à la profondeur des sentiments que ces petits animaux peuvent susciter chez les humains.
Avec Daum, cristallier d'art, le Lapin au pays des merveilles nous laisse rêveurs. Ses couleurs vibrantes et ses fleurs sur le dos nous cachent l'intelligence de ces animaux, si proches de l'être humain selon la vision que nous propose Rebecca Stevenson.
Artiste anglaise, Rebecca Stevenson cherche à travers son travail à revisiter l'histoire de la sculpture. S'inspirant des sculpteurs de la Renaissance et des ornements grotesques comme de la porcelaine rococo, elle crée un langage visuel unique composé principalement de motifs floraux et animaliers. Cette collaboration lui a permis la réalisation d'une œuvre unique en verre s'appuyant sur l'utilisation innovante de la couleur et de la translucidité par la cristallerie Daum.
La table d'appoint « New Antiques » (2005) conçue par le designer Marcel Wanders et éditée par Cappellini
Sacha DELABRE et Axelle MARY
France, 1996 et France, 1995
Collaboration Izzi LOMBARDO et Bim BURTON
Dinner - 2025
Verre soufflé, collage UV, brasage, soudure, travail du bois et céramique Courtesy des artistes
Cette grande table, cet immense chandelier et ces verres qui semblent prendre vie nous rappellent l'esthétique de certains dessins animés de notre enfance. Les artistes l'ont créé en pensant aux contes d'enfants et ont souhaité convoquer cet imaginaire dans cette œuvre monumentale tout en y semant une certaine impression d'étrangeté.
Dinner est une installation sculpturale qui explore notre lien avec les objets du quotidien à travers le déséquilibre et l'exagération. Une table dressée qui nous semble familière, mais sur laquelle rien n'est
utile, ni à sa place. En déformant chaque détail, en transformant des objets du quotidien en artefacts absurdes, les artistes créent une tension et remettent en question les normes. L'œuvre nous invite à voir les objets non pas pour leur fonction, mais pour leur présence expressive et contemplative. Dans une approche, proche de la lignée du dadaïsme et de l'absurde, les artistes défendent un geste créatif qui rend hommage à la futilité des objets et nous invite à reconsidérer notre rapport au monde matériel.
Sacha Delabre a étudié le verre et la céramique à l'université de Sunderland (Angleterre) et a travaillé notamment aux côtés de Baldwin et Guggisberg, duo majeur de l'art verrier contemporain.
Axelle Mary est diplômée du Cerfav (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) en 2017 et a également travaillé au studio Baldwin et Guggisberg. Cette œuvre est le fruit d'une collaboration associant Izzi Lombardo et Bim Burton pour le travail du métal et du bois.
Aurélie ADAM
France
Réminiscence - 2014 - 2025
Verre et cristal, pâte de verre, soufflage et sablage, lumière stroboscopique Courtesy de l'artiste
Le travail d'Aurélie Adam repose sur un univers poétique abordant des thématiques récurrentes, telles que l'enfance, le souvenir et la mémoire. À travers ses œuvres, souvent très personnelles, elle souhaite offrir aux publics un air de magie oubliée.
Réminiscence est née d'une histoire intime. Celle du jouet d'enfant oublié, un petit cheval en plastique, retrouvé au fond d'un grenier, et de ses souvenirs et sensations d'enfant presque imperceptibles qui remontent à la conscience. L'image d'un carrousel d'antan, comme le MusVerre en conserve dans sa collection historique de Bousillés, qui défile inlassablement comme un film de cinéma s'impose à Aurélie Adam.
Cette œuvre, productrice d'imaginaire et de merveilleux, évoque pour l'artiste le retour fortuit à la conscience d'une mémoire personnelle et collective, lointaine et profonde, qui invite chacun à revivre ses propres souvenirs. Tel le fantôme d'un temps révolu, par la transparence et le mouvement, le carrousel est matérialisé sous forme d'un zootrope animé.
Objet percutant, symbolique et sensible, il nous plonge chacun dans le mouvement inarrêtable de nos vies et du temps qui passe.
Œuvre collective des élèves du lycée Dorian (Gabriel Chaudron, Nathalie Firmin, Grégory Lallauret, Christian Martinez, Bastien Pardonnat, Jérémy Ribes, Angélique Willoquet) sous la direction de leur professeur Claude Robert, d'après un projet de Jean-Michel Othoniel.
Le Petit théâtre de Peau d'Âne - 2006
Plaque de verre plat gravée, verre borosilicate, soufflage au chalumeau et perles de rocaille assemblées.
Cette création collective est issue d'une rencontre. Celle de Jean-Michel Othoniel (France, 1964), artiste contemporain et sculpteur reconnu pour ses œuvres en verre, qui découvre lors d'une visite de la maison natale de l'écrivain Pierre Loti (France, 1850 - 1923) basée à Rochefort-sur-Mer de minuscules figurines faites de noyaux de cerises, d'allumettes, de morceaux de tissu et précieusement conservées dans une boîte. Pierre Loti avait entre 7 et 12 ans, c'était sa toute première œuvre, Le Petit théâtre de Peau d'Âne.
Jean-Michel Othoniel décide alors de faire revivre l'histoire de Peau d'Âne en créant de petites architectures de verre, pensées comme des citations du conte de Charles Perrault. C'est le début d'une collaboration fructueuse en 2004 entre l'artiste, le MusVerre et sept élèves du lycée technique Dorian à Paris ainsi que leur professeur Claude Robert, maîtrisant la technique du verre filé au chalumeau, ils donneront vie aux dessins aquarellés de Jean-Michel Othoniel.
S'immisçant dans un monde inversé, où le père est amoureux de sa fille, où la princesse prend l'apparence d'une souillon et où l'âne défèque chaque matin son lot d'or, Jean-Michel Othoniel s'inspire des robes et éléments de décor du conte comme les étoiles de la fée bleue et l'échelle solaire.
La conception de ce décor s'est faite selon le cheminement de la princesse qui se couvre d'abord de la robe de la couleur du Temps : les perles de verre sont aux tonalités bleues, nacrées et mauves. Ensuite vient la robe couleur de la Lune avec ses tons argentés et bleutés. Puis la robe couleur du Soleil déclinée en jaunes et rouges éclatants. Enfin, la peau d'âne, disposée au milieu des monstres dans des teintes noires et sanguines, figurant un personnage mi-femme, mi-animal et symbolisant l'inceste.
Richard FAUGUET
France, 1962
Sans titre Karafator - 1993
Verre, vaisselle pirex, silicone
Collection Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine
Diplômé de l'École des Beaux-Arts de Bordeaux, Richard Fauguet commence tôt à dessiner, pour devenir un artiste multiforme, qui utilise dans son œuvre les techniques du dessin, du collage, de l'assemblage, de la sculpture et de l'installation vidéo. Puisant ses références dans la culture populaire et dans l'imaginaire collectif, tout comme dans l'histoire de l'art et du design, l'artiste opère sur le mode du jeu de mots et du collage, faisant s'entrechoquer les styles et les références les plus divers.
Attentif aux inventions de toute sorte, Richard Fauguet assemble, souvent à partir d'éléments dénichés (vases, pieds de lampe ou encore assiettes décoratives), des objets en les renversant pour fabriquer des personnages ou animaux fantaisistes et créer un univers absurde et décalé.
L'œuvre protéiforme de Richard Fauguet, par ses fulgurances et ses incongruités, participe d'un même regard intuitif et attentif sur la culture populaire et fabrique, avec humour, une forme d'anthropologie contemporaine.
Kim KOTOTAMALUNE
Vietnam, 1976
Le rêve du gland - 2023
Verre soufflé et filé au chalumeau
Collection MusVerre
Après une formation dans des disciplines artisanales telles que le textile et le modélisme, Kim KototamaLune se tourne vers le verre, qu'elle explore selon une approche personnelle et intuitive. Sa technique du filage sans moule - qu'elle nomme « sculpture par le vide » - consiste à souder le verre réseau par réseau, jusqu'à l'apparition d'une forme. Cette méthode lente et minutieuse donne naissance à des sculptures aux lignes organiques, aux volumes aérés, souvent traversés par le souffle et la lumière.
L'œuvre Le rêve du gland a été amorcée en 2023 dans la continuité de la résidence que l'artiste a menée à l'Atelier du MusVerre entre 2022 et 2023, et finalisée en 2025. L'œuvre témoigne de la fécondité de ce séjour et du dialogue sensible noué avec le lieu, les savoir-faire et les matériaux.
L'œuvre propose une métaphore poétique de la germination : celle d'un gland qui rêve, avant de devenir arbre. A travers cette image, Kim KototamaLune évoque un retour conscient à l'organique, une attention renouvelée au souffle, à la transformation, à la mémoire du vivant. Le verre, matière de paradoxes, à la fois rigide et fluide, fragile et résistante, se prête idéalement à cette exploration du seuil, de l'invisible et
de la porosité entre les mondes.
Julie LEGRAND
France, 1973
Nid de licornes - 2024
Verre borosilicate filé et soufflé au chalumeau, béton Courtesy de l'artiste
Sculptrice multi-matériaux, Julie Legrand explore aussi bien des matériaux classiques - pierre, verre, céramique, bois - que des matières inusitées dans l'art. Le verre, qu'elle considère comme son matériau de prédilection, fait l'objet d'une recherche constante à travers l'exploration de multiples techniques. Autodidacte dans la maîtrise du verre, elle procède à tâtons en expérimentant et « en rêveuse », selon ses propres mots, pour sortir des usages habituels de cette matière.
L'ensemble de son œuvre révèle une observation fine de la vie à travers laquelle elle réussit à saisir le monde avec poésie. Passionnée par le monde végétal qui a la capacité de transformer la lumière en matière, elle s'intéresse aux plantes et à leur rôle dans l'apparition de la vie, jouant dans ses œuvres à troubler les frontières entre animalité et végétal.
Elle puise également dans le merveilleux et l'hybridité : il se dégage toujours une dimension enchantée de ses œuvres.
Dans Nid de licornes, ce cocon singulier contient des œufs étranges, ceux d'une créature fantastique et légendaire. Le nid apparaît à la fois confortable et menaçant, avec ses épines spiralées, nerveuses et offensives, traduisant l'impérieuse nécessité de protéger une gestation en cours, une force vitale.
Simone FEZER
Allemagne, 1976
Clouding (Planet Ego 2.6)
- 2020-2026
Verre soufflé, miroir, acier, textile, arbres Courtesy de l'artiste Simone Fezer est une artiste pluridisciplinaire qui réalise principalement des installations à grande échelle mêlant le verre à des matériaux divers. Artiste engagée, son travail explore la fragilité et l'interdépendance de la vie, créant des environnements immersifs et interdisciplinaires où le public peut entrer et interagir.
Reprenant les codes de la culture populaire, pouvant évoquer notamment l'univers des studios Ghibli, Clouding est pensé comme un épais nuage menaçant, parsemé de sphères miroitantes et brillantes. Il repose lourdement sur les fines branches d'arbustes plantés dans de trop petits pots de fleurs en plastique noir.
Pour l'artiste, il symbolise l'orgueil démesuré des humains et notre impact destructeur sur le monde.
Les arbres déracinés et replantés dans des pots en plastique, trop étroits pour eux, en sont l'illustration.
Installation réalisée avec la complicité du Lycée Professionnel de Bavay / Groupe Institut de Genech.
Matthieu GRODET et Tanya LYONS
France, 1977 et Canada, 1973
Drift - 2010
Verre, verre soufflé, lanières de cuir, câble métallique, textile
Collection Alexander Tutsek-Stifung, Munich
Par une parfaite maîtrise des techniques verrières, Mathieu Grodet les revisite avec talent pour aborder des thèmes contemporains, politiques et culturels, mêlant humour, critique et narration. Pour la création de l'œuvre, Drift, il s'associe à l'artiste canadienne, Tanya Lyons. Sculptrice, elle explore dans son travail les enjeux de mémoire, d'identité et de transformation en créant des pièces vestimentaires symboliques mêlant verre et métal. Le vêtement devient alors métaphore de changement. Créée en 2010, cette pièce
est travaillée au chalumeau à partir de verre Moretti italien, entrelacé de tissu et de métal.
Cette immense paire d'ailes qui semble prendre son envol, est- elle le symbole de l'oiseau quittant son nid, de la chrysalide se métamorphosant en papillon, de la liberté recherchée par Icare ?
Drift est un symbole, une métaphore visuelle représentant le désir humain universel de transformation et d'évasion. L'œuvre symbolise une aspiration à changer notre situation, que ce soit pour fuir l'adversité ou nous élever vers de nouvelles possibilités de liberté, et en ce sens elle est une puissante invitation au mouvement, au changement et à la transformation.


























































