Une journée à Royaumont et Écouen
Les prévisions météorologiques étaient bonnes, et elles ne nous ont pas déçus : nous avons passé une très belle journée à la découverte de deux communes que je ne connaissais pas, Royaumont et Écouen.
Cette sortie était organisée par l’association « Les Amis du Musée d’Hazebrouck ». Le matin, nous avons bénéficié d’une visite guidée de la magnifique abbaye de Royaumont. Ce lieu chargé d’histoire, entouré d’un cadre paisible et verdoyant, nous a particulièrement séduits. Les explications de notre guide nous ont permis de mieux comprendre l’histoire de l’abbaye et de ses bâtiments remarquables.
À midi, nous avons pris le repas au restaurant, à Écouen. Ce moment convivial nous a permis de reprendre des forces tout en partageant nos impressions sur la matinée.
L’après-midi, nous avons poursuivi notre découverte avec une visite guidée du château d’Écouen et Musée national de la Renaissance. Nous avons pu admirer l’architecture du château ainsi que les riches collections qui y sont présentées.
Cette journée culturelle et conviviale a été très appréciée par tous les participants. Nous sommes tous repartis ravis de cette belle découverte, en remerciant chaleureusement l’association « Les Amis du Musée d’Hazebrouck »pour l’organisation de cette agréable excursion.
Le reportage de notre visite à Ecouen, en cours de rédaction
Après avoir été monastère, usine, village et noviciat, l'ancienne abbae de Saint Louis est devenue un lieu majeur d'échanges et de création artistiques
L'abbaye de Royaumont est fondée en 1228 par Louis IX, seulement âgé de 14 ans, en exécution du vœu testamentaire de son père, Louis VIII. Rattachée à l'ordre cistercien, elle connaît sa plus grande phase de prospérité du vivant du roi, futur Saint Louis. Elle compte alors près de 120 moines.
Louis IX y séjourne fréquemment et y multiplie les actes de charité et de dévotion. Signe de son attachement à Royaumont, il fait enterrer ses enfants et son frère dans l'église abbatiale dont il fait une nécropole familiale.
L'abbaye traverse de nombreuses crises jusqu'à la Révolution française. Déclarée « bien national » en 1790, elle ne compte plus que dix moines lorsqu'elle est mise en vente en 1791. Son nouveau propriétaire la transforme en fabrique textile et fait détruire l'église dont les matériaux sont réutilisés pour la construction d'ateliers et d'un village ouvrier. Devenu « hameau », l'enclos compte plus de 300 habitants en 1817 !
En 1864, Royaumont retrouve sa vocation religieuse avec son rachat par les Oblats de
Marie-Immaculée de Marseille puis, en 1869, par les Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux qui y installent un noviciat et mènent à cette fin d'importants travaux. En 1905, le contexte politique et la baisse des vocations les poussent à revendre l'abbaye et Jules Goüin, président de la Société de construction des Batignolles et propriétaire du domaine voisin, s'en porte acquéreur. Le monastère devient une maison de campagne et abritera un hôpital pendant la Première guerre mondiale.
Dans les années 1930, c'est son petit-fils Henry Goüin qui gère la propriété familiale. En 1938, avec son épouse, Isabel Goüin-Lang, il ouvre le Foyer de Royaumont, lieu de travail et de repos pour artistes et intellectuels qui deviendra, en 1964, la Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le Progrès des Sciences de l'Homme.
Source : le panneau qui se trouve à l'endroit de prise de photo
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| Le groupe devant les latrines des moines |
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| Les latrines des moines |
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| Le passage-parloir |
Le passage-parloir
Dans l'ancien bâtiment des moines se trouvait le cœur de la filature
Placé entre la salle capitulaire et l'ancienne salle des moines, ce passage transversal reliait le cloître aux champs et aux jardins qui s'étendaient à l'est. Les moines, habituellement tenus au silence, étaient autorisés à s'y entretenir avec le prieur qui les y instruisait aussi de leurs tâches pour la journée. C'est là que fut implanté, à la fin du XVIII ème siècle, le moteur hydraulique de la filature. Les voûtes furent détruites et une roue à aubes de plus de 6 mètres de diamètre fut installée sur un canal nouvellement creusé, qui le traversait de part en part.
Après la restauration du bâtiment des moines, il fut à nouveau possible d'emprunter ce passage entre cloître et jardin. Il donnait également accès à la salle générale du noviciat, aux dortoirs et aux salles de travail des pensionnaires. En 1876, on y aménagea un oratoire dédié à saint Joseph, protecteur de l'Association des Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux. Il dessert actuellement la bibliothèque Henry & Isabel Gouin ainsi que l'hôtellerie de la Fondation Royaumont.
Source : le panneau qui se trouve à l'endroit de prise de photo
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| Le passage-parloir |
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| Le cloître |
Le cloître
Clos mais ouvert sur le ciel, pratique et symbolique, le cloître est l'espace central de l'abbaye
C'est en face du réfectoire des moines que se trouvait la fontaine qui alimentait l'abbaye en eau potable. Elle provenait d'une source captée sur les hauteurs de Viarmes et jaillissait par gravitation dans une ou plusieurs vasques.
Également appelée « lavabo », cette fontaine était protégée par un petit édifice hexagonal accolé à la galerie sud du cloître. Les moines s'y livraient aussi à leurs ablutions, Ce lavabo fut détruit par les aménagements industriels mais on en a retrouvé les fondations.
À l'origine, les quatre galeries étaient couvertes d'un toit de tuiles dont les traces sont encore visibles sur le mur et les contreforts de l'église, et chaque baie était garnie d'un remplage.
On peut en voir deux restitutions, de part et d'autres de l'emplacement du lavabo, réalisées sur la base de découvertes archéologiques.
Source : le panneau qui se trouve à l'endroit de prise de photo
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| Le passage-parloir |
Cette tourelle de près de 40m de hauteur échappa à la destruction, tout comme le mur mitoyen du bas-côté sud de l'église et du cloître.
La tourelle renferme l'escalier du transept nord de l'église qui desservait les combles et donnait accès à la galerie du triforium.
Le bâtiment derrière la tourelle, composé d'une maison d'habitation flanquée de deux ailes, fut construit en 1795. Il s'agit d'une fabrique où l'on tissait des étoffes à partir du fil produit par la filature installée dans l'abbaye. L'établissement en faillite fut repris en 1815 par Joseph van der Mersch, venu de Belgique avec ses propres machines et ouvriers. Dans le même temps, alors qu'il habitait l'élégant palais abbatial, il développa à Royaumont une vie mondaine où se retrouvaient hommes d'affaires, politiciens, écrivains, ... comme Casimir Périer, le marquis de La Fayette, Jules Michelet ou Benjamin Constant.
Voici le texte qui apparaît sur le panneau apposé sur le mur, panneau qui apparaît à droite en bas sur la photo ci-dessus :
Un modèle d'architecture royale et cistercienne, disparu à la Révolution
A cet endroit s'élevait jadis le bâtiment le plus imposant de Royaumont. Avec sa nef de 106 mètres de long et une hauteur sous voûtes de près de 28 mètres l'église abbatiale pouvait en effet se compare à la cathédrale de Soissons. Edifiée en un temps record, richement dotée, elle mariait style royal et austérité cistercienne et annonçait la prééminence du gothique cistercien que l'on verra fleurir au cours du XIII ème siècle. Cœur battant du monastère, les moines y disaient les 8 offices quotidiens qui constituent l'œuvre de Dieu, l'opus Dei. Pour l'office de nuit, ils empruntaient un escalier qui les conduisait directement de leur dortoir dans le chœur de l'église. On en voit encore la trace dans la maçonnerie.
L'église fut démantelée l'an 1792 et ses pierres réemployées dans la construction d'un village ouvrier et d'un bâtiment de tissage. Seuls subsistent encore la tourelle d'escalier qui desservait la galerie du triforium et les combles, le mur du bas-côté sud de la nef, et quelques fondations Leur étude a permis de retrouver le plan de l'édifice, matérialisé sur le site par de monumentaux vestiges lapidaires qui y furent disposés en 1907. Sur le pignon du transept sud, un fragment de draperie de stuc est encore visible. Il ornait le mausolée d'Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, enterré à Royaumont. Œuvre d'Antoine Coysevox, le tombeau fut épargné lors de la destruction et transféré dans l'église d'Asnières-sur-Oise. Depuis 1959 on peut à nouveau l'admirer à Royaumont, dans l'ancien réfectoire des moines.
Vidéo, un clic sur le lien ci-après pour découvrir :
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| Le cloître |
Le cloître
Lieu de méditation, lieu de vie et de circulation ... un lieu essentiel
Formé de quatre galeries de circulation, le cloître est l'espace central de l'abbaye. Il desservait autrefois les salles principales de l'abbaye : l'église, la salle du chapitre, le dortoir, le chauffoir, le réfectoire et la cuisine, et donnait accès à l'escalier qui conduisait au dortoir. Ses galeries voûtées abritaient également nombre d'activités domestiques et liturgiques, comme la lectio divina, un temps de lecture individuelle et de méditation prévu par la Règle de saint Benoît et qui constituait un élément essentiel de la piété monastique.
C'est dans cette niche, appelée armarium, qu'étaient rangés les livres dont disposaient les moines. Elle était alors équipée d'étagères et fermée par des battants de bois. Quand les livres devinrent trop nombreux, notamment après l'inpasians camasmerie, on aménagea une bibliothèque dévolue à leur conservation.
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
Voici une vidéo, un clic sur le lien ci-après pour la découvrir :
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| La sacristie |
La sacristie doit sa voute en berceau brisé à sa position sous l'escalier des matines
Située à l'extrémité nord du bâtiment des moines et reliée au transept de l'ancienne église abbatiale, la sacristie servait à abriter les vêtements et objets liturgiques ainsi que les manuscrits les plus précieux. Les moines-prêtres y entraient par le cloître et accédaient à l'église par une porte qui donnait dans le bras sud du transept. Elle était prolongée vers l'est par une abside, vraisemblablement détruite en 1792, où se trouvait un oratoire.
Après la destruction de l'église, son usage est mal connu. Flanquée par une conciergerie, elle donnait probablement accès aux ateliers et bureaux de la filature. En 1865, elle fut rendue au culte puis, après la guerre de 1870, affectée aux orphelines recueillies par les Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux. Elle prit le nom de chapelle du Sacré-Cœur en 1874. Elle conserva sa fonction religieuse après le départ de la congrégation, servant de chapelle privée pour la famille Goüin. Les vitraux ont été dessinés en 1949. Géométriques, et colorés, ils cherchent à concilier modernité et inspiration cistercienne.
A gauche : Vierge de douleur
Chêne polychrome, Picardie, XVI ème siècle
A droite : saint Jean du Calvaire tenant un livre
Noyer polychrome, XVIème siècle
Diacre
XVI ème siècle, tête et mains modernes
Pierre Tombale
de Pétronille, épouse du chevalier Reli de Mareuil, morte vers 1280.
Partie inférieure coupée, Royaumont, XIIIe siècle
Christ de douleur
Bois, XVe s.
Croix d'époque postérieure
Porte à claire-voie
Chêne, milieu du XIIIe siècle
Provenance : abbaye de Royaumont
Cette porte à deux vantaux est composée d'éléments coupés et assemblés à mi-bois en forme de rosaces, selon une technique d'assemblage à tenons et mortaises apparue en France au cours du XIIIe siècle. Une datation au carbone 14 réalisée en 2021 indique qu'elle a été fabriquée à partir d'un chêne abattu entre 1220 et 1271.
Elle a donc sans doute été réalisée pour l'abbaye, au moment de sa construction, et peut-être s'agit-il de la grille qui fermait le chœur de l'église disparue. Dans les années 1870, elle fut retrouvée dans le canal des latrines, où elle servait de grille de protection en amont de la roue hydraulique installée lors de la reconversion industrielle des bâtiments. Retirée de l'eau, elle fut entreposée chez l'architecte Louis Vernier. Ses descendants la rendirent à Royaumont au début des années 1930.
En raison de leur fragilité, peu d'ouvrages de menuiserie du XIIIe siècle sont parvenus jusqu'à nous.
Témoignage rarissime du Royaumont médiéval, cette grille a été classée
Monument Historique en 1934.
Mariage mystique de Sainte Catherine
La Vierge à l'enfant, Sainte Catherine d'Alexandrie et les quatorze saints intercesseurs
Groupe d'applique sur bois sculpté, doré et polychromé, XVIe s.
Sainte couronnée
chêne sculpté, Picardie, XVIe siècle
Saint
Chêne sculpté, Picardie, Fin XVe-début XVIe siècle
Christ en bois
Début du XIV ème siècle
Clé de voûte du chœur de l'église abbatiale
Royaumont, XIIIe siècle
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le passage-parloir |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| Le cloître |
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| La cuisine des moines |
La Règle de saint Benoît imposait une alimentation stricte et frugale
Située dans l'aile méridionale de l'abbaye, la cuisine présente une architecture simple et massive qui contraste avec l'élégance de l'ancien réfectoire des moines auquel elle est accolée.
Au nord, une porte donnait accès à la fontaine d'eau potable située dans le cloître, tandis qu'un guichet ouvert dans le mur mitoyen avec le réfectoire permettait aux religieux de prendre les plats.
Les moines assuraient le service de la cuisine, à tour de rôle, et pendant une semaine. L'organisation et le menu des repas étaient strictement encadrés par la Règle de saint Benoît. De Pâques à mi-septembre, les moines avaient droit à deux repas quotidiens mais, l'automne venu, devaient se contenter d'un seul.
Aux XII ème et XIII ème siècles, ils se nourrissaient de pain noir, de légumes et de poisson auxquels pouvaient s'ajouter, selon les jours de l'année, du fromage, des œufs et du beurre. Le vin était toléré, quoique déconseillé par la Règle, mais la consommation de viande était proscrite, hormis pour les malades. Vieillards, enfants et adolescents étaient soumis à un régime moins strict. Au fil du temps, la Règle se relâcha et, à la fin du XV ème, l'ensemble des moines bénéficiait d'une alimentation plus riche.
Forge ou atelier d'impression entre 1793 et 1860, cuisine du noviciat entre 1864 et 1905 puis de l'hôpital auxiliaire entre 1914.et 1919 elle fut remaniée à plusieurs reprises depuis sa construction et a perdu sa cheminée dont l'emplacement initial reste inconnu.
La vierge de Royaumont
Pierre. Ile de France, début du 14e siècle (restaurée en 2015).
Provenance inconnue
Si toutes les abbatiales cisterciennes sont dédiées à la Vierge, ce chef d'œuvre de la sculpture gothique ne provient pas de l'ancienne abbaye et son histoire reste inconnue. Les spécialistes de la statuaire médiévale l'attribuent à un atelier francilien et la rapprochent du groupe stylistique dit des « belles Madones ». Elle aurait été acquise entre 1864 et 1869 par les Oblats de Marie Immaculée de Marseille, alors propriétaires de Royaumont.
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| La cuisine des moines |
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| La cuisine des moines |
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| La cuisine des moines |
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| Dans la salle qui était la cuisine des moines |
En bas de la photo, au sol :
Sarophage en marbre
Italie XIV - XV ème siècle
Tapisserie au mur :
La Vierge Reine du Ciel
à ses pieds les trois vertus: l'Espérance, la Foi, la Charité.
Tapisserie, Flandres, début XVIe s.
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| Dans la salle qui était la cuisine des moines |
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| Dans la salle qui était la cuisine des moines |
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| Dans la salle qui était la cuisine des moines A gauche la porte pour rejoindre la salle qui était le réfectoire des moines Au centre de la photo : le passe-plats |
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| Le réfectoire des convers |
Le réfectoire des convers
Dortoir, cantine, salle de théâtre ou de bal à l'époque industrielle, cette pièce retrouva son usage de réfectoire à la fin du XIXe siècle
Situé à l'angle sud-ouest de l'ensemble des bâtiments abbatiaux, le réfectoire des convers constituait, avec le cellier au nord et le dortoir à l'étage, un ensemble dédié aux frères convers et séparé du reste de l'abbaye par une ruelle intérieure encore visible aujourd'hui. La fonction de convers apparut au X ème siècle pour donner un statut aux ouvriers laïcs qui travaillaient dans les monastères.
Les cisterciens étaient à la tête de domaines parfois très vastes, comprenant des terres, des forêts, des moulins, des élevages ... Et si la Règle de saint Benoît insistait sur l'importance du travail manuel pour les moines, elle ne leur permettait pas de s'y consacrer entièrement. Soumis à une règle aménagée, les frères convers furent chargés de l'exploitation de ces biens et d'autres tâches domestiques.
C'est dans l'ordre de Cîteaux qu'ils furent les plus nombreux mais au cours du XIVe siècle leur nombre déclina et, à la fin du Moyen Âge, les convers avaient définitivement déserté les abbayes. Les bâtiments qui leur étaient dévolus furent alors reconvertis ou détruits. À Royaumont, on y aménagea des appartements pour les abbés commendataires et pour leurs hôtes. Lors de la reconversion de l'abbaye en usine textile puis en noviciat, le bâtiment conserva un usage résidentiel et fut, de ce fait, mieux préservé que les autres.
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| Le réfectoire des convers |
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| Le réfectoire des convers |
Dans le jardin d'Hildegard
Soigner les corps et les âmes
Le jardin des 9 carrés accueille une collection de plantes inspirée de la figure d'Hildegard von Bingen, une religieuse allemande du XIIe siècle qui prescrivait déjà l'usage de plantes pour soigner
le corps et l'esprit. Hildegard von Bingen a vécu sur les bords du Rhin de 1098 à 1179. Particulièrement mystique, guidée par d'intenses visions, elle a laissé derrière elle une œuvre qui mêle poésie, musique, prédication et botanique.
Chaque carré réunit des plantes décrites par la religieuse dans l'un de ses ouvrages les plus importants, La Physica. Elles sont réparties en fonction des maladies qu'elles pouvaient aider à guérir. Ainsi, un carré agrège des végétaux propices à la cicatrisation, un autre voit fleurir des remèdes contre la toux ...
Chaque végétal est décrit sur le site internet de la Fondation, qui donne également des informations sur Hildegard et la médecine de son époque. Il suffit de scanner les QR codes pour y accéder.
Le jardin des 9 carrés
Il se compose de quatre éléments principaux : les 9 carrés, la table du savoir, le jardin des pieds-mères et le verger
Ce jardin n'est pas la reconstitution d'un ancien jardin de Royaumont, dont on n'a conservé aucune trace, mais plutôt une évocation d'un jardin médiéval. A partir des rares connaissances sur ce sujet, les paysagistes Olivier Damée et Edith Vallet ont dessiné neuf carrés de culture, réhaussés de plessis de châtaigniers qu'ils ont entourés d'une haie d'osier vivant, en référence à l'étymologie du mot « jardin » [le mot gallo-romain « gardinus » signifiait « enclos »].
C'est un espace vivant et évolutif, conçu comme un laboratoire d'observation des plantes. Il accueille des expositions végétales, thématiques et temporaires.
Le jardin est complété par une « table du savoir » sur laquelle est exposée et identifiée une sélection de plantes en pot et par un jardin des pieds-mères où sont gardés en pépinière les végétaux provenant des anciennes collections.
Un petit verger et une vigne, sur le pignon du réfectoire, rappellent les multiples cultures traditionnelles dans les abbayes.
Le réfectoire des moines
Les vastes dimensions et son architecture lumineuse rappellent le caractère sacré du repas chez les moines cisterciens.
Ouvert par une prière, le repas obéissait à un rituel très strict. Quelle que soit la période de l'année, il devait se tenir à la lueur du jour et nul ne pouvait boire ou manger en dehors de l'heure établie. Attablés côte à côte et dos au mur, les moines mangeaient en silence pendant qu'un lecteur, choisi au sein de la communauté, lisait des textes édifiants depuis la chaire aménagée dans le mur occidental. L'abbé mangeait à part, avec les hôtes et les pèlerins. Les 6 baies placées au sud, initialement ouvertes jusqu'au sol, diffusaient une abondante lumière dans la pièce. Les murs étaient recouverts d'enduits et les voûtes ornées d'arabesques encore visibles en 1846, lors de la période industrielle. Ces décors furent probablement effacés lors des aménagements opérés par les religieuses qui, en 1870, transformèrent la salle en chapelle.
Les vitraux actuels datent de 1872. Faiblement colorés et à prédominance géométrique, ils évoquent l'esthétique cistercienne, exception faite des armes royales et des emblèmes des sept branches de la Sainte-Famille de Bordeaux, présents dans leur partie supérieure.
Le sol, refait en 2002, se compose de 30 000 carreaux fabriqués à la main d'après des techniques anciennes.
Certains sont des répliques des carreaux médiévaux retrouvés à Royaumont.
Voici une vidéo, un clic ci-après pour la découvrir :
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| Le réfectoire des moines |
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| Le réfectoire des moines Les deux oculus au fond : Les armoiries de saint Louis IX (à gauche) et de son épouse Blanche de Castille (à droite) |
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| Le réfectoire des moines |
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| Le réfectoire des moines |
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| Le réfectoire des moines |
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| Le réfectoire des moines |
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| Le réfectoire des moines |
































































































































