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lundi 22 décembre 2025

Lundi 22 décembre 2025 - GRAVELINES.

 

En vue de la sortie "randonnée et découverte du patrimoine" prévue le mardi 24 mars 2026, nous sommes allés faire connaissance de l'équipe d'animation du patrimoine dont Christophe, Karine et leurs collègues. Karine nous a dit avoir préparé un parcours hors sentiers battus. Nous avons fait une rapide découverte de la ville à pieds, en bus et en petit train. 

Une bonne équipe très accueillante qui nous a présenté les différentes propositions pour découvrir Gravelines.

Notre découverte se fait un peu à pieds, en petit train et en bus !

GRAVELINES, son histoire

Les origines du territoire demeurent étroitement liées à la formation du littoral nord et de la plaine maritime flamande. L’histoire de Gravelines ne commence réellement qu'en 800, avec Saint Willibrord. Puis au XIIe siècle le comte de Flandre, Thierry d’Alsace, décide d’entourer d’un rempart de pierres et de pieux et d’aménager un nouvel estuaire pour l’Aa. La ville devient l’avant-port de Saint-Omer : port de pêche aux harengs, de transit pour le sel, les fruits et le vin.

La guerre entre François 1er et Charles Quint conduit ce dernier à reconstruire les quatre bastions de la place. La ville prend sa forme d’hexagone. Tour à tour française en 1644, espagnole en 1652, Gravelines devient définitivement française par le Traité des Pyrénées en 1659. La cité conserve son importance stratégique et Louis XIV charge Vauban de compléter la défense de Gravelines par un ensemble de demi-lunes, contrescarpes et d’écluses.

Sous Louis XV, un projet de chenal, conçu par le roi d’Espagne Philippe IV, est mené à terme entre 1736 et 1740.

Du XIXe siècle et jusqu’en 1938, la pêche à la morue constitue l’une des activités principales des marins. Le commerce portuaire eut un essor jusque dans les années 60. Suite à ces crises économiques provoquées par les guerres, Gravelines devait changer sa politique économique en se tournant vers l’industrie et le tourisme. Aujourd’hui, Gravelines est une ville où il est agréable d’y vivre et de découvrir son environnement et ses infrastructures.

Source : le site internet de la ville de Gravelines
















L'espace Tourville





La visite du lundi 22 décembre 2025

Lors de ma 1ère visite le 1er avril 2023

Lors de ma 1ère visite le 1er avril 2023

Lors de ma 1ère visite le 1er avril 2023

Le plus grand clou !















L'emplanture du grand mat
Elle est constituée de deux porques appelés "varangues sèches", reliées par deux
coulisses entre lesquelles s'insère le grand mat. Celui-ci, d'un diamètre proche d'un mètre, est entaillé en tenon et s'insérera entre les coulisses. L'emplanture est ensuite renforcée par six taquets qui solidarisent l'ensemble.
A partir de ce point le grand mât pourra s'élever jusqu'à une hauteur de 57 m de haut.

Le mât va être inséré au centre dans l'orifice



La Porte aux Boules


On se dirige vers Petit-Fort-Philippe
Le moulin des Huttes ou moulin Lebriez

Moulin pivot récent, date de 1932, construit par Eugène Roos, charpentier de moulins à Calais. C'est un meunier, Philléas Lebriez, déjà locataire du moulin Loquet qui le sauve de l'abandon vers 1944, il l'achète 17 500 F à son propriétaire cultivateur Omer Barbeaux. Le moulin sera déplacé 3 fois au cours de son existence.

Le moulin est démonté en  septembre 1946 et déplacé dans une plaine, en plein vent. Lebriez le rénove complètement, le moulin fonctionne jusqu'à la date de décès de son meunier le 6 septembre 1966 dans un accident de la route. Il avait auparavant fait don de son moulin à la commune de Gravelines qui va commencer à le restaurer en 1968.

La municipalité contacte l'ARAM qui se charge dès décembre 1979 de rénover le moulin sur le lieu des grandes mottes jusqu'en février 1980. Le 8 mai, la cage est transportée sur le nouveau site, le pivot (ancien mât de bateau) est conservé. Le 26 juillet, il est assemblé sur place et le 8 novembre, la cage est réinstallée. Les ailes sont mises en place en janvier 1981. Il possède une paire de meules et un concasseur.

En mai 1982, les travaux sont terminés, les ailes peuvent enfin tourner, elles n'ont que 16 m d'envergure.


Petit-Fort-Philippe

Petit-Fort-Philippe

Avant de devenir le symbole de la station balnéaire de Petit-Fort-Philippe, le phare était un point de repère pour les marins de nuit comme de jour. De ses premiers éclats en 1843 à aujourd'hui, il a connu bien des changements dans son fonctionnement et plusieurs familles ont consacré une partie de leur vie à veiller sur lui.
Initialement peint en blanc, le fût est agrémenté d'une spirale noire en 1932. Il devient progressivement, pour les habitants, le <<< Black and white >>>. Construit pour affronter les plus fortes tempêtes et l'air marin, le phare sort meurtri de la Seconde Guerre Mondiale. Il est criblé de trous, la lanterne est inutilisable et la coupole a disparu. Restauré, il éclaire de nouveau le large jusqu'à son extinction en 1979.
Ce phare, cher au cœur des Gravelinois, pour qui il est un symbole de l'histoire maritime de la cité, porte aussi une histoire humaine, puisqu'il a abrité les familles de ses gardiens. En faisant le tour du logement, les visiteurs peuvent aujourd'hui s'imprégner de l'histoire du phare et de la vie de ses occupants avant de gravir les 116 marches de la tour pour profiter d'une vue à 360°.

LA CONSTRUCTION DES PHARES

L'objectif assigné par la Commission des phares en 1825 Impose un programme de construction ou de rénovation sur une cinquantaine de sites et un renforcement de la portée des feux (une vingtaine de milles pour les plus puissants) (1 mille environ 1,852 km) Un plan type est adopté pour un premier chantier, celui du grand phare de Belle-Île, allumé en 1835. Il s'agit d'une colonne, composée d'un piédestal, cubique ou circulaire, qui accueille les logements et les réserves de combustible, d'un double fût circulaire, avec son escalier, et d'un couronnement où l'optique est protégée par une lanterne. L'architecture du phare de Gravelines s'inspire de ce modèle.
Lors de la construction, qui débute en 1837, la brique, matériau local et bon marché, est privilégiée pour le phare de Gravelines.
C'est également le cas à Dunkerque et à Calais. Un badigeon protège la tour des embruns et de la pluie. Les éléments décoratifs sont réalisés en pierre. Une galerie balustrade, soutenue par des corbeaux en pierre de taille, forme le chapiteau qui sert de base à la lanterne. La tour de briques est surmontée d'une lanterne décagonale et coiffée d'un dôme avec un paratonnerre.
Dans la première moitié du XIX siècle, d'autres phares sont construits sur le même plan avec la tour implantée au milieu du logement.

LE PROGRAMME DE 1825

Afin de combler son retard sur les îles britanniques, la France se dote d'une Commission des phares en 1811. Composée de savants, de marins et d'ingénieurs, elle s'adjoint les services d'un jeune physicien, Augustin Fresnel, qui développe un nouveau système d'éclairage, fondé sur les appareils lenticulaires.
Le 9 septembre 1825, la Commission adopte le rapport sur un système pour éclairer les côtes de France, présenté par le contre-amiral et hydrographe Paul-Édouard de Rossel.
Ce texte est la clef de voûte de la politique française de signalisation maritime au XIXe siècle. Il préconise la mise en place d'un réseau qui permet au marin de longer les côtes sans jamais perdre de vue un phare.
Ce réseau de grands phares est complété par des feux secondaires.
Pour le nord du pays, le rapport prévoit un phare à Calais, sur la tour du Guet, ainsi que la construction de deux feux complémentaires, à Dunkerque et Gravelines. Ce dernier a pour fonction d'indiquer le point de la côte à atteindre pour se diriger vers la rade de Dunkerque.


Avec la multiplication des phares, il devient nécessaire de les différencier la nuit en leur donnant un caractère grâce à un rythme ou une couleur. Chaque phare a progressivement sa propre << signature lumineuse >>
Celle du phare de Petit-Fort-Philippe évolue au fil du temps.
Lors de sa mise en service, il éclaire l'entrée du port et remplace alors les petits fanaux implantés sur les digues, que les marins entretenaient à leur frais.
A la fin du XIXe siècle, le marin, à l'approche de Gravelines distingue désormais depuis le phare un secteur vert indiquant la zone à éviter et un secteur blanc signalant les eaux saines. Des vitres teintées placées sur la lanterne permettent de créer simplement ces secteurs colorés.
Peu de temps après ce changement, qui a lieu en 1896, les marins locaux manifestent leur mécontentement. Le phare ne remplit plus sa première fonction. Ils obtiennent l'installation d'un feu supplémentaire sur la galerie supérieure du phare, pour éclairer de nouveau l'entrée du port.
Une dernière modification est apportée au feu principal.
Un écran installé au niveau de l'optique, passe régulièrement devant le faisceau créant ainsi de courtes occultations. Le feu à une nouvelle signature, il devient directionnel et à occultations.
Le feu de Gravelines continuera de fonctionner jusqu'en 1979. Les nouvelles technologies et les feux situés au bout des jetées sont alors jugés suffisants pour guider les marins.


S'il n'est pas unique, notre phare n'en est pas moins original par sa mise en peinture. Il est initialement peint en blanc afin de mieux se détacher des villages implantés sur les rives du chenal. Mais les marins venant du large, mettent en avant la difficulté de distinguer le phare les jours de mauvais temps.
Quand la décision est prise de peindre les phares, afin de les rendre plus visibles de jour, très peu d'entre eux sont recouverts d'une spirale noire sur fond blanc.
Ce choix fait de Gravelines le « jumeau >>> français du grand phare américain du Cap Hatteras.


Dans les années 1820, l'éclairage des phares bénéficie d'une innovation majeure, apportée par le savant Augustin Fresnel (1788-1827) et le fabricant d'appareils scientifiques François Soleil (1775-1846): l'utilisation de prismes de verre formant une lentille.
Ce système repose sur les lois d'optique de Descartes: en passant d'un milieu à l'autre - l'air, le verre, puis de nouveau l'air -, la lumière change de direction. On arrive ainsi à constituer un faisceau de rayons parallèles émis par une source lumineuse placée au foyer de la lentille.
Celle-ci est composée d'échelons, car seule l'interface air/verre importe pour modifier la trajectoire du rayon lumineux.
Testé à Cordouan en 1823, le système est adopté pour les phares de France, puis du monde entier. Le premier feu installé à Petit-Fort-Philippe en 1843 est circulaire, émettant un signal fixe sur tout l'horizon, tandis que le feu qui le remplace à la fin du siècle est directionnel, n'utilisant qu'un panneau de lentille orienté vers la mer.


Le premier gardien de Petit-Fort-Philippe : Jean SAILLY
Jean est né à Marck en 1787. Pensionné des douanes, il est cantonnier au port de Gravelines de 1840 à 1843 avant d'être nommé gardien-chef du phare de Petit-Fort-Philippe le 16 juin 1843. Il a déjà 56 ans. Il vit au phare avec son épouse Marie Baes, leur fille Aimée, repasseuse, et leur petit-fils Adolph Aubin. Jean prend sa retraite officiellement le 1" novembre 1862 à l'âge de 75 ans!
Un "coin de paradis" pour le dernier gardien ?
Maurice Bienaimé est le dernier gardien qui a vécu au phare avec sa famille. Il débute sa carrière à Calais où il s'occupe pendant 7 ans des feux de jetées Est et Ouest. Le travail est pénible, il part deux nuits sur trois pour veiller dans une cabane. Il est finalement nommé titulaire au phare de Gravelines en 1955 et s'y installe avec son épouse et leurs enfants. Après le départ en retraite d'Eugène Berkain, le gardien en second, la famille Bienaimé occupe tout le logement. Des aménagements sont effectués comme la transformation des combles en chambres pour accueillir les huit enfants. Maurice dira avoir trouvé ici son coin de paradis >>.
Pour les gardiens, un phare à terre, comme celui de Petit-Fort-Philippe, est souvent l'aboutissement d'une carrière. Ils s'y installent avec leur famille et ne subissent pas les contraintes liées à la vie dans un phare isolé. Mais dans ces phares où règnent l'humidité et le froid, nombreux sont ceux qui souffrent de rhumatismes ou de sciatiques. L'épouse du dernier gardien, Denise Bienaimé se souvient que le froid et l'humidité régnaient au point que les vêtements pourrissaient dans les armoires
Faut que ça brille !
Parmi les devoirs du gardien, l'ordre et la propreté figurent en bonne place. Il effectue chaque jour des tâches répétitives afin d'assurer le bon fonctionnement du phare: nettoyage des vitres de la lanterne, des verres de l'optique, au chiffon de laine. Il doit également veiller à la propreté de l'édifice: astiquer la rampe d'escalier, les marches et les murs, salis par l'humidité.
Une affaire de famille
Il n'effectue pas seul ces besognes. La famille représente une aide supplémentaire pour le gardien, Ainsi, en 1967, Denise Bienaimé est nommée gardienne auxiliaire. Les femmes de gardiens, présentes en permanence au phare connaissent bien son fonctionnement et peuvent remplacer les hommes en cas de problème.
Suivez le guide
Dans les stations balnéaires qui accueillent de nombreux touristes, la visite du phare est une pratique ancienne et tolérée par l'administration des Phares et Balises. À Gravelines, c'est Denise qui avait à cœur de faire partager sa connaissance du phare. Elle n'hésitait pas à accompagner las curieux en haut de la tour, délaissant parfois le repas dominical. Les jours de communion, la visite était un rituel auquel ne dérogeait aucun enfant. Tous avaient reçu leur pièce et faisaient la queue pour monter au phare.
Une vie au service du phare
Le métier de gardien nécessite une présence constante au phare. L'administration favorise les occupations comme la lecture ou le jardinage. L'avantage du métier de phardier (phardier est le terme utilisé localement à la place du terme "gardien de phare"), disait Maurice, c'est qu'on est libre d'organiser sa journée de travail comme on l'entend. Il aimait particulièrement se consacrer à son jardin. Situé à l'arrière de la maison, il était aussi bien entretenu que le phare! Véritable basse cour au début, la surface du jardin s'est réduite avec L'urbanisation
Lorsque les Phares et Balises décident d'éteindre définitivement la lanterne, Maurice déclare: "ça fait mal de voir son phare éteint, un phare c'est fait pour être allumé". En décembre 1985, il prend sa retraite mais ne se résout pas à quitter son phare. Exceptionnellement, l'Administration l'autorise à garder le logement. Il y demeure jusqu'à son décès en juin 2002

Petit-Fort-Philippe

Petit-Fort-Philippe
Vue vers la mer
Quelques photos prises par Alain du haut du phare :

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Photo prise par Alain du haut du phare

Petit-Fort-Philippe

Vue vers l'Aa, côté terre
Photo prise de l'intérieur du bus

Vue vers la mer
Photo prise de l'intérieur du bus